04.11.2008

La Toussaint dans les Pyrénées

Vendredi, 17h.

Le temps est légèrement pluvieux, on jette un dernier coup d'oeil à la voiture et on se dit qu'il faut vraiment être con pour aller se balader à moto sous un temps pourri. :D

Le trajet est très chiant vu que jusqu'à Lourdes, c'est tout droit. Cependant, avec la nuit, la pluie, des motos qui éclairent peu et/ou mal et une circulation très dense jusqu'à Pau, les virages ne nous manquent pas trop...
Le dernier tronçon sera d'ailleurs particulièrement difficile, faut pas s'arrêter sinon y'a de la buée dans le casque et on n'y voit plus rien.

Notre hôte du week-end, Christian, a le courage (il pleut toujours) et l'extrême gentillesse de nous retrouver à Arrens pour nous guider sur les 3 derniers kilomètres. Ce n'est pas du luxe, je ne suis pas sure qu'on aurait trouvé la bergerie sans son aide.

La dernière épreuve de la journée : passer le pont et franchir la dernière bosse et le dernier virage rendus copieusement glissants par la boue, sans se casser la gueule. Christian devra me pousser le derrière (enfin, celui de la moto plutôt !!!) pour me dégager d'un trou de boue, ce qui lui vaudra de repeindre ses vêtements de moto d'un marron du meilleur effet...

Il est 21h passées lorsque nous posons enfin nos bagages à la bergerie. Tout le monde (c'est-à-dire maman, Serge et 5 copains) est là et si le feu de cheminée ne nous avait pas réchauffés, il y avait dans les sourires et les embrassades largement de quoi le faire. :)

Pierre, se charge de nous réchauffer le dedans avec un mix cognac-schweppes tout-à-fait agréable. On se sèche, on papote, on passe à table : la garbure nous attend !



On déguste ensuite quelques trucs aux vertus purement digestives, et puis dodo.

Samedi

Réveil à 9h30. Ca fait du bien de dormir un peu !
La douche est bien chaude, le café aussi et, ô joie, il fait plutôt beau !



On se décide donc à emporter le casse-croûte, des fois qu'on se trouve un petit coin sympa au soleil pour pique-niquer.



On commence la balade par la recherche d'une boulangerie ouverte. Les baguettes bien à l'abri dans le top-case de la RT, on part à la découverte du cirque de Gavarnie. Malheureusement cela nous amène vers les nuages. La route est mouillée et il tombe quelques gouttes. Le paysage se cache un peu à nos regards. Tant pis, demi-tour.

On sort bien vite des nuages et l'allure est agréable tandis que la route est moins mouillée. On croise alors une voiture qui nous fait des appels de phare. Tiens donc, les gendarmes ?
Non, ce ne sont pas des gendarmes mais une file de voitures à l'arrêt. Aïe, on espère qu'il n'y a pas eu d'accident. La remontée de la file de voiture nous amène bientôt au pied du problème : deux gros rochers barrent la route que nous avons empruntée quelques instants plus tôt...





Quelques personnes sont déjà à pied d'oeuvre pour dégager ce qui peut l'être. Petites pierres, branchages, mottes de terre. Nous donnons un coup de main. Il y a la place de faire passer les motos, aussi nous remettons-nous en route.





C'est le moment que choisissent les gendarmes pour arriver sur les lieux et voilà qu'ils veulent empêcher Serge de passer, alors que nous sommes déjà tous de l'autre côté ! Serge profite de la confusion générale pour forcer le passage et nous rejoindre.

C'est reparti. Cette fois-ci nous nous dirigeons vers le soleil.
Nous montons vers Pierrefites, c'est joli et mais ne fait pas chaud là-haut ! Les routes sont peut-être mouillées mais les paysages sont de toute beauté et la p'tite Dayto ne s'en sort pas trop mal dans les épingles malgré mon appréhension des graviers et feuilles mortes mouillées.



Nous redescendons pour trouver une place de village accueillante où nous laissons les motos. Pique-nique dans le parc mitoyen. Saucisson, pâté, pain, fromage, fruits, il y a tout ce qu'il faut pour le bonheur du motard. Et de la motarde, car il y a même des WC.



Ensuite nous repartons vers le lac d'Estaing puis le col des Bordères. La route est sèche par endroits, voilà que Pierre met du gaz et que Jackie me double, sa passagère fermement accrochée. C'est quoi ce cirque ? Je passe la 2 (comment ça, j'exagère ?) et part en chasse de ce beau monde.

Une petite bourre, ça fait du bien ! On s'arrête à la sortie d'un beau virage et Pierre se positionne pour prendre des photos du reste du groupe, qui a dû s'arrêter cueillir des châtaignes tellement on les attend (comment ça, j'exagère encore ?).

Enfin, on achève cette belle journée de roulage par un dernier col où, après une montée bien agréable sur du sec, nous prendrons un chocolat chaud.





Quelques nuages se pointent dans la vallée, ça risque d'être bientôt humide. Il est temps de rentrer.

Ce soir, c'est confit de canard, haricots verts et châtaignes.

On se couche sensiblement plus tôt que la veille, comme c'est curieux !

Dimanche

Debout à 8h : il neige ! Et pas qu'un peu. Il y a déjà 10-15 bons centimètres de neige qui tient, et ça tombe à gros flocons moelleux. Bon, pour la balade c'est pas gagné.







Après le petit déjeuner, et comme ça ne se calme toujours pas dehors, Christian suggère que nous descendions les motos jusqu'à la route d'où elles pourront repartir quand le chasse-neige sera passé. C'est parti pour l'exercice matinal ! Tandis que les filles restent bien au chaud près de la cheminée, les garçons (sauf Patrick, qui dort toujours) se harnachent et s'arment de pelles pour dégager la neige du chemin.

La première épreuve consiste à amener les motos jusqu'après le pont. J'ai des souvenirs de Flatapak tandis qu'on se met à 3 par moto + pilote pour s'extraire du piège. Tant bien que mal, nous arrivons à faire traverser toutes les motos.



Ensuite il faut pelleter de nouveau, pour dégager un accès sur la route jusqu'à un petit terre-plein où stationne déjà une voiture. Patiemment, les gars préparent le terrain puis on peut à nouveau amener les motos une par une, soigneusement encadrées par leurs accompagnateurs.

Juste quand nous en avons fini, le chasse-neige fait son apparition... Pouvait pas se manifester plus tôt, celui-là ?

A présent la grosse angoisse c'est de savoir s'il va geler ou pas. Parce que si la route est bientôt praticable, la neige se calmant et se changeant vaguement en pluie, rien ne dit qu'elle le sera lundi.
Patrick et moi devons rentrer de toute façon, mais les autres doivent prendre une décision.

On appelle donc Richard qui nous fera la météo. Les températures resteront clémentes, tout le monde décide donc de rester.

Nous déjeunons des restes et de quelques saucisses de Toulouse au feu de bois. Heureusement qu'il y a la cheminée et le gaz, parce que le courant, lui, nous fait défaut depuis quelques heures déjà.

Toutes ces émotions n'entament pas la bonne humeur de l'assistance et on rigole toujours autant, en se disant que ça aurait quand même été dommage de rater ça.

Puis Patrick et moi rangeons nos affaires. La bise aux filles, les gars (et maman) nous accompagnent jusqu'aux motos. Le Mostro démarre toujours au quart de tour (sur ses deux cylindres !). La route est mouillée mais praticable. Bye-bye la Tonguerie !

06.10.2008

WSBK Magny-Cours, partie 2

Lever à l'aube dimanche, nous sommes à 8h30 au circuit. Le temps est plutôt beau mais il fait très froid. Nous avons pris le petit déjeuner au gîte donc nous traçons directement vers la pit lane où les teams sont déjà en train de préparer les machines pour le warm-up.



Les SuperStock 1000 sont déjà en piste pour une petite séance de 10 minutes. A 9h20, ce sera le tour des SuperBike, pour 20 minutes. Je fais quelques photos des boxes, Troy est déjà là.





Les tribunes se remplissent, il y a évidemment plus de monde qu'hier. Nous prenons une navette et allons nous placer à "Adelaïde" (à droite du point 7 sur le plan) d'où nous voyons les virages 6, 7, 14, 15 et 16, ainsi qu'un écran géant. Le spot idéal, quoi.



Je m'essaie à quelques photos.



Je me rends à pied au "180" pour faire quelques photos et me promener un peu.

Le coude qui frotte !



Retour en navette à "Adélaïde". A cet endroit du circuit, la tribune est pleine depuis ce matin.



La course SuperStock 1000 commence.





Un pilote KTM a des soucis et devra sortir à notre hauteur. Il semblerait que la boîte de vitesse ait cassé. En attendant la camionnette qui viendra récupérer la moto, je prends l'étrange machine autrichienne en photo.



Je propose alors d'aller nous chercher un casse-croûte en attendant la première course SuperBike de la journée. Nous avons une heure devant nous. La navette nous ramène au paddock, mais là c'est l'émeute : une foule compacte avec un macaron "pit lane" bloque les accès ; le macaron donne droit à la visite du pit lane, avec séance d'autographe, entre 11h10 et 11h30. Nous suerons un peu pour nous faufiler vers la selle de presse et malheureusement, sur place, le déjeuner n'est pas encore arrivé. Il est resté coincé quelque part dans la foule... Nous sommes un peu étonnés, le circuit a pourtant l'habitude des grands événements mais là le service d'ordre semble clairement débordé. Nous optons alors pour une baraque à frites mais la queue est longue. L'heure tourne. Tant pis, on attrape la première navette qui se présente et on retourne bredouille à "Adélaïde". A savoir, pour une éventuelle prochaine fois : amener son casse-croûte le matin...

Midi, c'est parti ! Les pilotes SuperBike s'élancent sur la piste. Bayliss, en troisième position, fait un très bon départ et se place de suite en tête.



Mais Haga a le mors au dents et ne tardera pas à prendre la tête de la course



Fonsi Nieto finira par doubler le double champion du monde SBK, qui s'attachera alors à conserver cette troisième place sans trop forcer : le troisième titre mondial n'est pas loin, à Rome lors de la dernière course Bayliss l'a laissé filer en essayant de reprendre la première place et en terminant dans les graviers... Il reste 2 manches, soit 4 courses. Pour gagner, il suffit à Bayliss de finir devant Corser, le deuxième pilote au classement aux points.
Corser est alors en 6ème position, Bayliss peut se contenter d'une bonne troisième place.

Cette première course ne sera donc pas extraordinairement palpitante, mais ça y est, c'est fait, Bayliss est une nouvelle fois champion du monde avec Ducati ! Quel belle façon de partir à la retraite !







Après ces émotions, c'est l'épreuve du SuperSport qui prend place. Le spectacle ne manque pas ! Trente pilotes le couteau entre les dents se tirent une bourre d'enfer. Fatalement, dans le virage "Adélaïde" et donc sous nos yeux, un pilote perd l'avant et un paquet de motos et de bonshommes glissent sur la piste. Les pilotes se mettent immédiatement sur le côté et dès que possible foncent relever leur moto, aidés par les commissaires de piste. C'est reparti. Tout ceci n'a duré que quelques secondes...

Après une course haletante, nous retournons au paddock et en salle de presse. Cette fois-ci il y a à manger et nous nous sustentons rapidement avant de reprendre notre place sur le circuit. La deuxième course commence bientôt, nous pronostiquons que celle-ci devrait être plus saignante, Bayliss ayant assuré le titre. Nous ne serons pas déçus !
Une fois de plus, Troy prend la tête de la course et une fois de plus, Haga lui passe devant. Pendant plusieurs tours, Haga creuse l'écard, puis Bayliss remonte sur lui, puis le laisse filer de nouveau. Pendant ce temps, derrière, Biaggi et Xaus passent toute la course roue dans roue. Il y a du sport !
A quelques tours de la fin, Bayliss reprend l'avantage et décide de le garder. Haga et lui nous offrirons alors une bagarre sensationnelle ! Nombreuses sont les fois où nous oublierons de respirer tant la lutte est féroce. Finalement, Bayliss parvient à creuser un peu d'écart et passe la ligne d'arrivée devant une foule hystérique. Quel grand champion !

Nous comprenons alors que c'est terminé. Ces deux fantastiques journées s'achèvent. Les tribunes se vident, les navettes sont prises d'assaut aussi rentrons-nous à pied.



La piste désertée et les boxes qui se ferment, sous un ciel de plus en plus nuageux, nous rendent un peu mélancoliques.



Peut-être reviendrons-nous, sans doute pas dans ces fantastiques conditions. Mais si peux résumer ces journées en deux mots, ce sera : merci, Claire.

Toutes mes photos : Album WSBK Magny-Cours 2008

Claire nous gratifiera surement de superbes photos dès qu'elle aura le temps de les mettre en ligne. A surveiller ici :
Galerie de P'tite Ducat'

WSBK Magny-Cours, partie 1

Samedi, 8h30, Claire nous attend tandis que Patrick et moi récupérons nos enveloppes au bureau d'accréditation. Nous sommes officiellement "presse free-lance" et bénéficions d'un accès au parking presse pour la voiture, d'un pass "Track" donnant accès à tout le circuit et d'un pass "Pit Lane" donnant accès au paddock, à la salle de presse et à la pit lane. Dans la pratique, Patrick muni de ce dernier n'aura aucun problème à embarquer dans les navettes réservées aux media et donc à se balader comme moi sur le circuit.

A peine garés au P5, nous nous émerveillons de pouvoir entrer directement par le paddock. Nous traversons d'abord le parking où stationnent les motor-home des pilotes. Si les plus petits, de simples camping-cars, appartiennent probablement aux pilotes des catégories SuperStock, les plus gros, de véritables camions aménagés avec plateformes latérales rétractables, sont sans aucun doute les demeures temporaires des pilotes de SuperBike.
Nous traversons ensuite l'espace réservé aux hospitalities des équipes. Sans être aussi luxueux qu'en MotoGP, ce sont de véritables structures d'accueil avec tout le confort qu'on peut souhaiter. Il paraît qu'on y mange bien, nous verrons cela plus tard !
Enfin nous arrivons devant les bâtiments où s'alignent les camions des teams, chacun devant son box.



Nous montons en salle de presse. Il fait très chaud et il y a déjà pas mal de monde à l'oeuvre. Nous trouvons les tables à nos noms, avec ce qu'il faut pour brancher un ordinateur portable. Je récupère le press kit et quelques brochures de teams en me disant que j'aimerais bien avoir de la clientèle dans ce milieu...
Nous prenons un bref petit déjeuner puis Claire se dirige vers son casier pour récupérer son matériel. Pas moins de deux boîtiers professionnels et quelques téléobjectifs. Pour une photographe amateur, c'est pas mal !
Il est temps de faire nos premiers pas sur le circuit.

L'activité sur la pit lane a déjà commencé. Les SuperStock 1000 sont en séance d'essai, ce sera ensuite le tour de la catégorie SuperSport puis, à 11h, la séance de qualification des SuperBike à l'issue de laquelle les 16 pilotes les plus rapides seront connus et pourront prendre part à la SuperPole qui servira à déterminer l'ordre de la grille de départ.



Je fais le tour des boxes, c'est encore assez cool chez Ducati





Nous attrapons ensuite une navette "Media" qui nous dépose au "180" (virage numéro 11 sur le plan).



Claire prend position pour faire quelques fonds filés



Deux touristes



Je m'essaie à cet exercice délicat mais mon matériel est limité, quant à mon talent...



Les tribunes se garnissent peu à peu tandis que les derniers nuages achèvent de s'évaporer. La piste est toujours humide des pluies de la veille et les pilotes tournent avec prudence. Sans surprise, Bayliss, Corser, Haga et Neukirchner, entre autres, se qualifient pour la SuperPole.

Pendant que prend place la séance de qualif des SuperSport nous reprenons la navette et retournons au paddock pour déjeuner.
L'hospitality Suzuki Alstare est le plus accueillant : la presse y est la bienvenue. C'est donc ici que nous déjeunerons copieusement et constaterons qu'effectivement, on y mange très bien. A la table à côté de nous se trouve Max Neukirchner. Nous verrons également Kagayama.



A 16, c'est la SuperPole. Nous décidons de la suivre depuis la pit lane. Le principe est simple : chacun des 16 qualifiés part pour un tour de chauffe puis un tour chronométré.



Troy Bayliss a les yeux rivés sur les temps de ses adversaires



Et puis c'est à son tour de s'élancer



Au terme de la séance, Haga décroche la SuperPole devant Nieto et Bayliss, Corser se plante.

La course SuperStock 600 ne nous intéressant pas trop, nous terminons la journée par une visite aux copains sur le camping. Il y a encore beaucoup de monde dans le village qui occupe la partie centrale du circuit.



Nous faisons encore un petit tour dans le paddock, histoire de faire une photo avec l'ancien pilote Ducati Gianfranco Falappa, puis retrouvons les copains pour une soirée barbecue. Ensuite, retour au gîte.

23.09.2008

Rencontre nationale Planète-Ducati 2008

Jour 1

Mercredi 17, 9h30. Juliette (SV650), Patrick (Mostro 600) et moi (Daytona 675) nous mettons en route pour la première étape du voyage. Le temps est frais mais clair, on nous promet du soleil pour toute la journée.

Nous commençons par un petit bout d'autoroute jusqu'à La Réole. De là nous rallions Monségur puis Duras par les jolies routes de l'Entre-Deux-Mers. Ensuite c'est le Lot-et-Garonne : Miramont-de-Guyenne, Cancon, Monflanquin, Fumel. C'est enfin le Lot, ses merveilleuses routes et ses superbes villages, monuments et paysages. Nous faisons une halte à Puy-l'Evèque dans un petit troquet qui est normalement fermé mais qui veut bien nous servir, puisqu'après tout il y a déjà quelques locaux à table. Un délicieux morceau de hampe et quelques frites plus loin, il est temps de se remettre en route.

Nous traversons Cahors puis nous amusons un peu sur la route de Limogne-en-Quercy et Villefranche-de-Rouergue.
Il fait toujours beau et chaud en Aveyron tandis que nous parcourons l'ennuyeuse D911 jusqu'à Pont-de-Salars. Là nous obliquons plein sud vers le lac de Pareloup. Nous passons par Saint-Beauzély. La route et le village sont de toute beauté, c'est un détour qui en vaut vraiment la peine.

Arrivés à Millau l'heure a déjà pas mal tourné et comme nous sommes attendus à Montpellier, nous devons nous résoudre à annuler le passage dans les Cévennes et à prendre l'autoroute. Ce sera pour moi l'occasion de découvrir le viaduc par le dessus. Ben finalement, c'est plus impressionnant de dessous !

Patrick, Juliette et le viaduc


La descente du Pas de l'Escalette se fait à allure fort peu légale... Oui oui, on a bien vu le radar automatique, on ralentit pour passer devant. :-D

Arrivée chez le copain à 20h00. Stéphane (ST2) nous rejoins vers 21h30.

Jour 2

D'abord, on passe récupérer le sac de sable officiel de Planète-Ducati, Lionel. Il fera le trajet sur le ST2, derrière Stéphane.
Comme hier, on commence par de l'autoroute. Sortie à Avignon. Nous filons jusqu'à Carpentras et comme nous sommes partis un peu tard, c'est déjà l'heure de déjeuner. Il y a ce qu'il faut dans le centre de Carpentras, joli petit patelin.
Le trajet vers Vaison-la-Romaine nous rappelle la Flatapak. Les températures sont bien plus clémentes qu'à Pâques !
Après Vaison, c'est Nyons et les gorges de l'Eygues. Miam miam !



De Serres nous poursuivons sur Veynes, puis nous nous échappons par la montagne pour rallier Tallard sans passer par Gap. Les paysages sont de toute beauté, là encore j'étais bien inspirée !



Nous passons ensuite au sud du lac de Serre-Ponçon afin de faire le tour par le côté est et la sompteuse D954 jusqu'à Savines. C'est fantastique...

Les demoiselles coifées du lac


Le ciel se couvre un peu, il est temps d'arriver. Nous suivons la route de Briançon jusqu'à Argentière, puis nous montons à notre gîte, à Pelvoux.
Le gîte de la Blanche a 3 siècles d'histoire, c'est très joli. Nos hôtes sont charmants et quelques copains sont déjà là. Les autres ne vont pas tarder. En dernier arriveront les Vendéens, sous la pluie.

Jour 3

Reveil à 7h30 : Xav nous a proposé de faire la balade avec lui et Gilles. 5 autres copains se greffent à nous et c'est parti.

Après une mise en jambes par l'est du lac, par où nous sommes passés hier, nous entamons l'ascension du col de la Cayolle. Il fait froid mais beau, tout va bien. :-)

C'est beau la montagne


En bas, à Guillaumes, nous nous arrêtons pour déjeuner.

Tablée de motards au soleil




Cap à l'est, sur Valberg, Beuil puis St-Sauveur-de-Tinée. La vallée de la Tinée se fait sans traîner puis c'est la montée au col de la Bonette. Là-haut un peu de grêle nous attend mais les nuages cèderont rapidement la place au beau temps.





Pour finir, nous rentrons par le col de Vars.



Nous arrivons au gîte fourbus mais heureux !

Jour 4

Il fait encore plus beau qu'hier ! Cette fois-ci nous décollons à 10h avec quelques kikis savoyards : Alain, Cécilie et Sylvain. Stéphane, Lionel et Juliette se joignent à nous.
Nous commençons par rejoindre Guillestre puis montons à St-Véran, "la plus haute commune d'Europe".



Nous attaquons le col de l'Agnele, c'est la frontière avec l'Italie.





Après une superbe descente, on se retrouve en galère.. Les kikis ont prévu d'aller jusqu'à Cuneo pour manger une pizza, mais Cuneo c'est tout droit... 60 bornes d'ennui... Enfin bon, la prochaine fois c'est moi qui ferai le road-book, ça m'apprendra !
En fait de pizza c'est le premier plat de pâtes qui se présente que nous avalons tant il se fait tard et nous sommes affamés. Puis nous partons sur Vinadio pour rentrer par le col de Larche. Hélas, un accident provoque la fermeture de la route. Bien qu'il y ait la place de passer, les carabinieri ne veulent rien savoir et nous font comprendre que ça prendra le temps que ça prendra. Nous décidons donc de passer ailleurs. Pas beaucoup d'options : nous passons par le très beau col de la Lombarde puis de nouveau le col de la Bonette. Cette fois-ci nous trouvons la pluie, c'est un peu galère. Dans la descente la route est mouillée et nous avons le soleil dans les yeux.
Nous rentrons par le lac car le col de Vars est dans les nuages, et ils n'ont pas l'air de plaisanter.
Journée fatigante, impressions mitigées.

Jour 5

C'est déjà fini.. Il est temps de saluer les 35 copains et de profiter du soleil et des belles routes vers l'ouest.
Direction Gap pour commencer, puis Aspres-sur-Buech. Le passage dans la Drôme se fait par le col de Cabre. Belle route et beaux paysages, la journée commence bien !



Nous arrivons à Die, puis c'est Crest, Loriol, et la pause déjeuner un peu avant Privas. De là nous suivons l'Ardèche vers Aubenas. Il y a malheureusement beaucoup de patelins et un peu de circulation sur cette route, ce n'est pas aussi bien que je l'espérais.

Nous filons sur la route du Puy-en-Velay, ennuyeuse. Enfin c'est la D590 : Langeac, Pinols puis St-Flour. Là, c'est du bon ! :-)

Nous arrivons à Murat vers 18h, coucou "oncle" ! :-D

Jour 6

Une bise à Serge et Michelle puis c'est reparti pour la dernière journée. Le temps étant décidément au beau fixe, passage par le Puy-Mary et la route des Crêtes pour aller à Aurillac.



De là nous filons sur Laroquebrou et St-Céré. Petit détour par Rocamadour et la très amusante route de Payrac.



Puis c'est Souillac, Sarlat, les Eyzies, et comme tout le monde est fatigué on fonce sur Périgueux et on finit par de l'autoroute.

Juliette nous propose d'aller dîner chez ses parents histoire de finir tranquillement.

De courtes mais bien belles vacances. :-)

15.09.2008

Balade dans le Gers

Je vous parlais ici du petit hameau de Monbert, perdu dans le Gers. Nous y sommes retournés ce week-end et cette fois-ci, j'avais l'appareil photo. Malheureusement c'est de soleil que nous avons manqué, mais voici tout de même quelques clichés.

(Cliquez pour accéder à l'album)


Nous en avons profité pour faire un peu de tourisme dans le Gers, autour de Auch. C'est un coin que je ne connaissais pas du tout et qui fourmille de trésors architecturaux. Les paysages sont doux et vallonnés, parcourus de nombreux cours d'eau.

L'exceptionnel clocher tors de Barran : (cliquez pour le reste de l'album)

18.08.2008

Petite balade du 15 août

Vendredi 15 août

Pour aller passer le week-end en famille, dans le Cantal, nous optons comme à notre habitude pour une jolie balade avec un minimum de voie rapide.

Patrick a remis son bébé Mostro en état de marche, je n'hésite donc pas à agrémenter notre road-book de petites routes dont le revêtement laissera sans doute à désirer : les trous et les bosses, difficilement supportables sur un 996, deviennent acceptables sur un Mostro. Quant à moi, Biquette gisant en pièces détachées dans notre garage, je fais la route avec la petite anglaise. Question confort ce n'est ni mieux ni pire, mais bon de toute façon c'est pas encore demain que j'achèterai une moto pour son confort...

Nous avalons les premiers kilomètres chiants en 30 minutes. Pessac - Libourne par la voie rapide. Le temps est incertain mais je fais confiance à mon optimisme, il ne pleuvra pas !

De Libourne nous suivons les jolies routes de vignobles vers Lussac puis Villefranche-de-Lonchat. Là il y a la petite D32 qui n'est pas avare de virages, je nous fait donc faire un crochet pour l'emprunter jusqu'au Fleix avant de remonter vers Mussidan.

Il y a de jolies choses autour de Lussac...
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Cap à l'est ensuite, à travers la campagne dordognaise : Issac, Vergt, puis la D47 qui nous amène aux Eyzies et ses habitats troglodytes préhistoriques, puis à Sarlat, la jolie cité médiévale. Une petite bourre dans les beaux virages achève de nous creuser l'appétit, aussi faisons-nous étape à Sarlat pour reprendre des forces autour d'une salade aux gésiers de canard.

Les habitats troglodytes des Eyzies
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De Sarlat nous suivons la Dordogne jusqu'à Souillac puis nous descendons plein sud vers Payrac : là nous attend la superbe D673 qui rejoint Rocamadour. Au fil du ruban d'asphalte qui serpente entre rocs, buissons et nature sauvage, je me prends à rêver que la vraie vie, c'est ça et non pas les grandes villes bourdonnantes et leurs ceintures de trafic autoroutier... Ca sent la pierre chauffée au soleil, les essences de bois caressés par le vent, les fourrés protégeant de leurs épines pointues quelques baies parfumées. A mesure que l'on se rapproche de Rocamadour ça sent aussi, il faut bien le dire, la chèvre. :D

Ensuite, direction Padirac et son célèbre gouffre (nous connaissons, nous ne nous arrêterons pas) et St Céré. Il fait, comme toujours, chaud dans le Lot. Les nuages semblent par endroit un peu plus lourds. Enfin, nous ne sommes plus très loin de notre destination.

La route de Sousceyrac s'avère particulièrement difficile : 16 kms de gravillons fraîchement étalés... Une vraie galère. Je suis finalement bien contente d'être partie avec la Daytona, ses trois petits cylindres offrent une souplesse en bas des tours dont la Ducati ne peut que rêver. Pas la peine de faire cirer l'embrayage, au moins je n'aurai pas de courbature à l'avant-bras gauche...

Sortis de ce piège, c'est une petite pluie orageuse qui, finalement, nous accueille dans le Cantal. Il ne nous reste plus que 20 kms mais nous devons quand même enfiler nos combis de pluie. Après une petite rincée, le soleil réapparaît tandis que surgissent les murs de la maison familiale.

Dimanche 17 août

Pour le retour, nous partons de Murat. Le ciel est encore plus trouble qu'à l'aller mais la météo n'ayant prévu que de faibles averses, je me risque à proposer un itinéraire par la montagne.

Nous commençons donc notre balade par une montée au Puy Mary. La route est sèche et les nuages pas encore assez noirs pour augurer de la pluie. Cependant les sommets se perdent dans la couche basse. Le Puy Mary se cache donc, malgré les touristes encore nombreux venus gravir les marches jusqu'à son sommet. Il ne fait pas très chaud et nous ne sommes pas certains que le temps va se maintenir, aussi nous remettons-nous en route sans plus tarder.

Volcans dans la brume...
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Tandis que nous descendons vers la vallée de Mandailles en direction d'Aurillac, les nuages sur les montagnes se font de plus en plus épais, de plus en plus noirs. J'avais prévu une montée au col de Bruel pour redescendre sur Tournemire et l'imposant château d'Anjony, mais nous avons déjà vécu un orage de grêle dans ces montagnes-là et je décide qu'il vaut mieux remettre ça à notre prochain passage dans le coin. Ce sera donc Aurillac direct, puis la route de Mauriac.

Nous quittons cette dernière à St Cernin. Commence alors une petite aventure sur les minuscules routes blanches de la carte Michelin. Nous rallions par trous, bosses et bouses de vache la petite commune de St Illide. Le ciel est dégagé, la campagne cantalienne est superbe mais que les routes sont mauvaises ! Un instant, je m'imagine sur ces chemins au guidon d'une GS... Aïe aïe aïe, je passe trop de temps avec des beumistes, moi ! ;)

Petite pause à la fontaine du village, pour se masser les poignets et les fesses. Ici les portes des maisons sont ouvertes. Un chien allongé nous regarde sans rien dire. Les vaches paissent au pied de l'église.

Nous poursuivons notre aventure via Arnac, jusqu'au lac du barrage d'Enchanet. La route est très étroite et serpente le long des méandres du lac. Le soleil fait chatoyer les couleurs de l'eau profonde, c'est très calme, nous ne croiserons que deux promeneurs sur le barrage.

Nous passons les villages de Cros-de-Montvert et St Cirgues-la-Loutre pour arriver jusqu'aux Tours de Merle. Le site en ruine est fortement impressionnant. Difficile de comprendre pourquoi des hommes ont bâti ici, dans cette étroite vallée perdue, une telle forteresse.

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Les routes de Corrèze en cet endroit ne valent guère mieux que celles du Cantal. Tout juste le bitume est-il plus lisse pour rejoindre la N120 qui nous mène à Argentat.

D'Argentat nous suivons les berges de la Dordogne jusqu'à Beaulieu-sur-Dordogne. Le soleil nous accompagne alors que plus au nord il semble y avoir des orages. Puis nous rejoignons définitivement la civilisation à Bretenoux. Une route longue comme un jour sans pain nous ramène à Souillac. Puis de là, Sarlat, les Eyzies, Vergt et Mussidan sur des routes mouillées qui témoignent que nous avons eu de la chance de passer entre les gouttes. La journée a été longue, nous prenons donc l'autoroute et finissons rapidement les 80 derniers kilomètres.

C'était un beau week-end. :)

11.08.2008

Se perdre où il faut

Petit week-end dans le Gers, chez un ami de Patrick qui est gardien de gîte.

Pas n'importe quel gîte.

Le hameau de Monbert, situé (pour qui arrive à le trouver) à une vingtaine de kilomètre d'Auch, dans le Gers, a une histoire de dix siècles. De l'implantation médiévale ne reste que la poterne des anciens remparts et une petite église. Les cinq maisons habitables sont du XVIIème et ont été restaurées dans les années 70. Une bergerie et un atelier complètent l'ensemble. Un petit cimetière y fait face. Le tout est perché sur une colline donnant vue sur les Pyrénées lorsque le ciel est assez clair.
Autant dire qu'on n'est pas dérangé par les voisins et que la pollution sonore est infime (parfois, une voiture au loin dans la vallée).
Cette petite retraite pour qui veut passer des vacances au calme se loue via les Gîtes de France.

Moi, c'est de quelque chose de cette nature dont j'aimerais faire mon quotidien, loin du fracas de la ville.

Bêtement, j'ai oublié mon appareil photo. :-/

21.07.2008

Trofeo Rosso 2008

Comme l'an passé, rendez-vous était pris avec des copains pour le Trofeo Rosso au circuit du Vigeant.
Cette année nous partons avec Rikos et Juliette. Patrick cependant ne viendra pas en moto : trop éreintante, la Diva (le Monster est en voie de réparation et le SS en cours de démontage). Du coup il se charge des bagages et de la bouffe.

Après une jolie balade dans des coins magnifiques (Brantôme, Rochechouart), nous partons directement nous installer au coeur du circuit, accessible par une petite passerelle. C'est beaucoup plus confortable et bucolique que sur le paddock !



Nous retrouvons les copains pour l'apéro.



La soirée est animée par le Spectrum Band, que nous avions découvert l'an dernier au Free Twin's. Au menu donc : Deep Purple et Led Zeppelin. Le groupe est vraiment bon, l'ambiance est extra !

Nous fuyons l'agitation du paddock et partons nous coucher vers minuit et demi.

Au matin, les moteurs pétaradants nous réveillent à 8h45. Evidemment, ils passent à quelques mètres de notre tente...

Nous partons à la chasse aux photos, Patrick et moi attendons surtout les side-cars !

Quelques mémères


Et enfin les side


Nous déjeunons avec les copains puis traînons sur le paddock, pour regarder les belles machines. Enfin Moave nous amène dans le box de Radical Ducati, un préparateur espagnol qui fait dans la haute couture. Nous sommes ravis de rencontrer enfin le mythique Pepo aux doigts de fée et ses machines merveilleuses.

Un dernier petit coup d'oeil aux side en piste et nous remballons nos affaires pour le trajet du retour, quelques coups de soleil en plus. Rendez-vous l'année prochaine !

Toutes mes photos ici : Trofeo Rosso

17.06.2008

GP de Catalunya 2008 (suite ter)

Jour 5

Nous retrouvons les autres au petit déjeuner. La plupart sont déjà prêts, un départ de groupe est prévu pour rentrer sur Bordeaux. Patrick et moi poursuivons nos vacances sur la Côte d’Azur, nous pensons partir vers 10 heures. A table quelques inquiétudes sont soulevées. Il semblerait que des routiers barrent les accès aux frontières. Difficile de savoir avec certitude ce qui se passe.
Nous décidons toutefois de nous en tenir au road-book que j’ai préparé, on verra bien sur place.

La Guardia Civil est présente pour le départ : les motos garées sur le trottoir seront fermement expulsées manu militari. Ca ne rigole pas, ici…

Finalement nous faisons nos adieux au groupe qui prend la route et achevons de ficeler nos bagages.

Le temps est menaçant mais j’ai décidé d’être optimiste et je me convaincs que notre itinéraire sera sec. Nous commençons donc par remonter sur Vic par la jolie petite route dont nous n’avions pas pu profiter à l’aller. Sous le soleil c’est beaucoup plus plaisant ! Nous remontons sur Ripoll puis nous empruntons la C26 jusqu’à Mollo, laissant les gros nuages menaçant à notre gauche. Ouf ! La route qui grimpe au col d’Ares est aussi jouissive que la célèbre Molina : beau bitume, beaux virolos, on se fait vraiment plaisir.
Passée la frontière, où il n’y a pas l’ombre d’un camion, c’est une autre chanson : bienvenue en France, avec ses routes à trous, à graviers et à raccords glissants !
Enfin on s’en sort bien quand même, les paysages sont de toute beauté et il fait quasiment beau !

A Céret nous suivons une petite route bucolique vers Thuir puis Estagel. Les routes des Corbières sont à tomber par terre… enfin, façon de parler : on est quand même mieux sur nos deux roues ! Par Tuchan et Durban-Corbières, nous nous laisserons émerveiller jusqu’à Narbonne.
Nous profitons d’une pause carburant pour faire le point. J’avais initialement prévu de remonter vers la Montagne noire puis de prendre la D908 vers Clermont-l’Herault, mais vers le nord le temps semble franchement orageux. Nous décidons de nous dégonfler et suivons la bête nationale 9 jusqu’à Béziers. Je fais un petit crochet par Agde et Sète pour voir le bassin de Thau, puis finalement nous raccordons l’autoroute.

Au passage de Montpellier, un gros orage nous serre de très très près. Juste quelques gouttes pour nous et nous poussons un soupir de soulagement tandis que l’embranchement vers Aix-Marseille nous éloigne de la menace.

Il n’y a plus qu’à prendre notre mal en patience et nous ennuyer jusqu’à St Cyr-sur-Mer, où je ne fais quitter l’autoroute pour un dernier petit baroud avant notre destination finale : Bandol.

Maman et Serge nous accueillent avec le sourire, ça fait du bien de se retrouver en famille !

16.06.2008

GP de Catalunya 2008 (suite bis)

Jour 4

Le car réservé par le club venant nous chercher à 8h30, nous nous trouvons dans l’obligation de nous lever comme les poules (enfin, des poules paresseuses hein).

Heureusement, comme la veille, il fait très beau. Des nuages bourgeonnent toutefois sur les reliefs. Croisons les doigts.

Pépère ayant convaincu l’hôtel de nous préparer des paniers pique-nique pour le midi en échange du repas du soir, nous embarquons deux cartons de bouffe et 70 excités dans un autocar et un minibus, pour une heure de trajet.
C’est sûr, ça va plus vite qu’avec le train.

On attend patiemment, comme tout le monde



Cependant le car ne nous laissant pas au pied de la tribune, il nous reste à faire un long trajet à pied avant de nous poser, déjà en sueur, sur nos petits sièges numérotés.
Ouf ! on ne ratera pas le départ des 125 !

De là où nous sommes, nous voyons à notre droite un bout de la ligne droite et le S à la sortie de la ligne droite, et à notre gauche un droit et le double gauche en dévers où se sortent régulièrement quelques pilotes.



Y’a déjà beaucoup de monde pour regarder tourner les p’tites. Je suis impressionnée par l’angle que prennent ces machines et la vitesse de passage en courbe ! Les 125 se battent comme des chiffonniers et, ne lâchant rien, un Di Meglio le mors aux dents s’attribue la victoire sous les vivats hystériques de la tribune L – la notre.
Derrière nous, les Espagnols boudent un peu et certains sifflent la Marseillaise. Bouh ! Mauvais joueurs !



Pour les 250 je ne sais pas qui soutenir vu qu’il n’y a pas de français ni de Ducati en course. Du coup pour emmerder les Espagnols indélicats, je souhaite une victoire de Simoncelli – j’aime bien sa tête !

Alors là, je dois quand même admettre que la victoire est amère.
Bautista domine la course de bout en bout, Simoncelli dans sa roue. Jusqu’au dernier tour on se demande si Simoncelli pourra lui faire l’aspi dans la ligne droite… Et voilà que Bautista commet une erreur, une bourde, une couillonnade de force 10 !! Sous nos yeux, oui, là, dans ce double gauche qui a déjà fait son lot d’abandons ! Simoncelli n’en perd pas une miette et s’attribue la victoire sur ce coup de théâtre.
Bravo aux deux pilotes qui nous ont fait frémir du début à la fin !

Nous devons à présent patienter 45 minutes avant l’apparition des stars. Le temps passe vite à grignoter nos sandwiches entre 2 hola. L’ambiance est à son comble, on annonce une fréquentation record de plus de 110000 spectateurs.
Le ciel est de plus en plus nuageux mais le circuit semble épargné... Pourvu que ça dure !

Sur les écrans, nous observons la grille de départ. Rossi 9ème, ça ne nous tracasse pas outre mesure : il se sert des qualifs pour continuer la mise au point de sa moto et le jour de la course, il remonte tout le monde comme un diable.
Nous déplorons l’absence de Lorenzo mais après sa sévère chûte il n’avais plus le choix. Il va manquer quelques courses. C’était un beau prétendant au titre, ça sera peut-être pour l’année prochaine.

Ca y est, c’est l’heure ! Les motos s’élancent et Pedrosa s’octroie rapidement la première place, Stoner aux basques. Nous suivons la progression de Rossi. Comme prévu, il fait sa remontée presque comme si de rien n’était.
De Puniet se place en 5ème position, nous l’encourageons tous, supporters de Rossi ou de Stoner (ou même de Pedrosa, y’en avait un ou deux dans notre groupe avec un polo Honda Repsol…). Si seulement il pouvait garder cette très bonne place, lui qui aime tant le circuit de Catalunya. Si seulement. Mais voilà, Randy est abonné aux graviers du premier droit après la ligne droite. Nous sommes déçus et un peu en colère aussi, qu’est-ce qu’il a encore essayé de faire cette fois-ci ?
Le spectacle continue cependant. Rossi et Stoner se tirent la bourre tandis que Pedrosa creuse l’écart.
Loin derrière, c’est Melandri et West qui assurent le spectacle quand le trio de tête est à l’autre bout du circuit : dans le double gauche, ça se passe et ça se repasse, c’est beau, on applaudit, tant pis si ce sont les derniers. Ils se battent, les bougres !

Inquiets, nous ne voyons plus Capirossi. Grosse chûte apparemment. Ca, c’est vraiment ce qu’on souhaite voir le moins souvent.

Sans surprise, Pedrosa l’emporte devant un Rossi qui finit par planter Stoner dans son sillage. Sauval et moi sommes désespérés, bah oui, on l’aime pas Pedrosa. On aurait mieux aimé voir Rossi devant.
Puis le choc de la journée tombe : sur les écrans, on voit Pedrosa sourire !!! C’est pas possible !!! Il a pris un conseiller en communication ou quoi ?

Nous quittons le circuit puis retrouvons notre bus. Tout le monde dort sur le trajet du retour.

Le soir, le restaurant si vaillamment négocié la veille tient ses promesses : c’est un festin délicieux et nos bruyants 70 passent un bon moment.
On s’éternise un peu autour des bouteilles de vin, le patron assaisonne nos cafés avec une gnole indéfinie, c’est sympa.

Puis je rentre à l’hôtel, Sauval me suivra peu après. Demain il faudra encore se lever tôt et faire les bagages.

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