14.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 6
Le grand jour ! On remballe nos affaires et zou, au circuit.
Ce matin il fait très beau temps et ça, c'est une bonne nouvelle. Je n'avais pas vu le soleil depuis un bon moment.
En matinée, nous passons un peu de temps sur la pit lane.
Troy Corser sur la béhème
La 1198 de Haga, à poil.
Haga de retour du warm-up

Mc Coy
La première course commence et c'est la catastrophe. Un pilote Kawa part en glisse au 2ème virage et percute d'autres pilotes. Hopkins est par terre et se fait rouler dessus, une Kawa prend feu dans les graviers. La scène, très violente, est choquante et j'en ai l'estomac retourné. Les médecins interviennent, drapeau rouge, Hopkins inconscient est évacué. Heureusement, nous apprendrons par la suite qu'il s'en tire sans trop de dommages.
Un deuxième départ est donc donné 25 mn plus tard. Haga prend la tête et la garde un moment, suivi par Rea et Spies.
Spies ne tarde pas à recoller Haga et un long duel commence. A deux tours de la fin, Haga, vaincu, rend la main et sauve les points de la deuxième place.
Nous regardons ensuite tourner le 1000 SuperStock. Le 600 SuperStock est reporté à cause du retard pris lors de la première manche Superbike.
Pour la deuxième manche, le temps se couvre et on craint la pluie... qui, heureusement, ne se montrera pas. Haga fait un bon départ mais se retrouve vite coincé par Rea et Checa, Spies sur les talons.
Au 4ème tour, Rea élargit un poil à la sortie de l'épingle et percute Haga, qui finit dans les graviers. Colère ! Spies finira par remonter à la deuxième place mais devra concéder la victoire à Rea.
Fatiguées par nos crapahutages, nous suivrons le 600 SuperStock depuis la salle de presse. Puis il est temps de boucles les valises et de se remettre en route. Nous devons rentrer à Orléans, y'en a une qui travaille le lundi...
La traversée se fait au plus direct, en évitant les autoroutes pour ne pas s'endormir. Luxembourg, Lorraine, Champagne - les vendanges ont commencé, ça sent la vinasse ! Je ne sais plus trop par où on passe, le froid et la conduite de la moto me maintiennent éveillée. Finalement, nous arrivons à Orléans vers les 2 heures du matin. Raaaah, dormir !!!
A suivre...
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09.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 2
Au matin, le temps ne s'est pas vraiment arrangé. Au moins pas d'hésitation : j'enfile d'office la combinaison de pluie. Finalement ce n'est pas plus mal, vu qu'il fait froid. Je trace direct vers Saint-Flour, où je pars en quête d'une bombe de graisse pour ma chaîne, malmenée par toute cette flotte. Le premier bouclard moto est en rupture de stock. Le deuxième aussi. Avec quoi graissent-ils leurs chaînes, dans ce pays ? Une tranche de lard vissée sous le cache-chaîne ? Tant pis, je poursuis comme ça. La chaîne est neuve de toute façon, les toriques ne vont pas se flinguer de suite.
J'emprunte la superbe route de Pinols et Langeac. La dernière fois que j'y étais passée, c'était en mai. L'herbe était fraîche, les fourrés en fleur et le ciel d'un beau bleu printanier.
A présent, l'herbe montre des signes de sécheresse, les fourrés s'avachissent sous la pluie et le ciel est d'un gris uniforme. En revanche la route semble avoir été regoudronnée, ce qui n'était pas du luxe. J'enroule donc en douceur sur le mouillé et me satisfait pleinement d'être seule, ici, sans croiser aucun véhicule, avec les odeurs d'humus et de bonne terre pour compagnie. Pas de vague à l'âme : même dans la grisaille, bien a l'abri de vêtements étanches, la moto c'est le bonheur...
Je franchis l'Allier et frôle le Forez jusqu'au Puy-en-Velay. Le temps ne se prête toujours pas au tourisme mais les routes du coin sont prometteuses. Je fais donc un beau détour par les bords de Loire pour aller à Yssingeaux. La Loire ici n'est qu'une modeste rivière aux méandres rocailleux. On y voit toutefois de jolis châteaux, évidemment bien plus anciens que ceux qui suivent le fleuve d'Orléans à Angers. Je suis encore une fois quasiment seule sur la route et c'est un bonheur que j'apprécie infiniment.

D'Yssingeaux je suis la route jusqu'à Montfaucon où je m'arrête pour un casse-croûte. Une petite échoppe à kébab m'accueille chaleureusement, je m'attable et engloutit quelques calories relevées de sauce harissa. Après cette petite pause, je traverse la forêt de Taillard jusqu'à Bourg-Argental puis Annonay. Je passe le Rhône à Serrières puis commence le long cheminement, tout droit, jusqu'à Voiron. Le temps se dégage et je peux, pour la première fois depuis Libourne, ranger ma combinaison de pluie. Quel bonheur de sentir l'air se faufiler à travers le cuir !
En bonne touriste qui ne connaît pas les chemins détournés, je me tape la pénible traversée de Voiron. Heureusement il y a moins de monde qu'en saison, mais ça reste casse-pied quand même. Je tombe par hasard sur un concessionnaire Yamaha et finis enfin par trouver une bombe de graisse pour chaîne. Ma Diablesse aura droit à un petit soin demain matin.
Ensuite la route de Chambéry est assez sympa, quelques coins qui tournicotent, d'autres coins avec une belle vue sur les montagnes. La route est de moins en moins mouillée et je peux donc m'amuser un peu. Les nuages omniprésents de part et d'autre de la route m'empêchent toutefois de prendre des photos intéressantes.
A Chambéry je m'aperçois que l'heure a bien tourné et qu'il ne faudrait quand même pas arriver trop tard chez Gilles. J'opte donc pour l'autoroute jusqu'à Annemasse. Il y a beaucoup de circulation sur les bords du lac Léman, sans doute les gens qui rentrent du travail. Le lac à gauche, la montagne à droite, c'est joli mais la route est trop chiante et trop peuplée pour en profiter pleinement. Finalement j'arrive à Anthy-sur-Léman sur les coups de 19h, je me perds un peu, Gilles vole à mon secours et nous descendons une bonne bière avant d'aller retrouver Kakiol et Mazée au restaurant du coin.
Mazée est venue sur sa superbe R1200R tandis que Kakiol a fait le trajet sur un engin japonais improbable aux formes disgracieuses. Nous lui jetons quelques cailloux puis nous attablons pour un délicieux dîner de poisson du lac et un excellent vin local. La soirée est fort agréable et j'ai un plaisir immense à retrouver des copains de Flatapak dans leur biotope. Une bonne nuit réparatrice et demain sera un autre jour... pluvieux !
A suivre...
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08.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 1
C'est arrivé un peu par hasard. Claire, de passage à la maison, me propose de lui tenir compagnie lors de la manche allemande du Superbike. Le Nürburgring, c'est pas la porte à côté, et en ces temps de récession je trouve l'affaire assez peu raisonnable. Mais Sauval, sensiblement angoissé à l'approche de mon anniversaire ("mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir ?"), saisit la balle au bond et décide que ce voyage sera mon cadeau.
Bon, dans ces conditions, difficile de dire non.
Puisque c'est comme ça, je m'en vais me faire un super road-book et en profiter pour aller voir des copains ! Ca tombe bien, l'Alsace est sur la traj' (enfin, la mienne...), depuis le temps que Robert et Marie nous proposaient d'aller les voir. Gilles m'envoie également un petit mot, le road-book est donc tout tracé : je passerai aussi par Thonon. :-)
La veille du départ, un coup d'oeil aux prévisions météo me fait beaucoup moins rigoler. Nous avons eu un été formidable et il va falloir en payer le prix : le temps annoncé sera dégueulasse sur tout mon itinéraire. Le soleil devrait revenir en même temps que moi. Gros soupir.
La moto est préparée, les bagages ficelés, nous sommes le 1er septembre et je me sauve sur les coups de 10h30.
Optimiste malgré le ciel maussade, je laisse la combinaison de pluie dans la sacoche de réservoir. Mon trajet me fait tout d'abord prendre la voie rapide jusqu'à Libourne. En arrivant aux abords de la ville, je croise des voitures visiblement mouillées. Ce n'est pas de bon augure, je m'arrête donc enfiler ma combi et, bien entendu, je ne la quitterai presque plus ces prochains jours...
Il pleut doucement sur les vignes du Pomerol, de Lussac et de Saint-Emilion. Je roule tranquillement dans les beaux paysages de l'Entre-deux-Mers. Une petite erreur d'aiguillage m'amène à Montpon-Ménestérol alors que j'avais prévu de la petite route jusqu'à Mussidan. Tant pis, je prends la roulante et retrouve la suite de mon itinéraire : Issac, Vergt, les Eyzies.
Il commence à faire faim, j'avise une petite sandwicherie à l'entrée du hameau touristique et engloutit un jambon (de pays) - fromage en devisant avec la taulière et un autochtone qui, indifférent au temps humide et frais, se descend une énorme glace. J'aime ces arrêts improvisés dans de petits établissements qui ne paient pas de mine ; une grande table en bois à l'abri d'une tonnelle, des gens du cru toujours prêts à discuter avec le touriste de passage, pour autant que l'invasion estivale soit passée, et la vue sur la moto, histoire de bien savourer pourquoi, comment on est là, et avec quel plaisir on y est arrivé quelles que soient, au fond, les conditions météo.
Rassasiée, je reprends la route pour suivre les superbes abords de la Vézère. Le temps, toujours aussi maussade, ne m'incite pas à sortir mon appareil photo. C'est dommage, l'endroit est superbe, entre habitats troglodytes, châteaux-forts et belles demeures en pierre perdues au détour d'un virage, sur une route fort peu fréquentée en cette fin de saison. La pluie fait ressortir les odeurs des sous-bois. Il doit y avoir des champignons dans le coin, l'eau m'en monte à la bouche. Tout est paisible et la nature semble respirer, rafraichie par cette eau qui semble avoir tant manqué cet été.
A Terrasson je fais le choix de petites routes de campagne plutôt que la bête nationale fréquentée par les camions et traversant de tristes zones commerciales jusqu'à Brive. Bien m'en prend : le bitume est correct, la route déserte tournicote et les paysages sont de toute beauté. Je poursuis ainsi par Larche, le Lac du Causse et jusqu'à Nespouls. Cinq kilomètres d'autoroute me ramènent ensuite à Noailles, d'où j'emprunte la belle D38 jusqu'à Beaulieu-sur-Dordogne.
Passage à Collonges-la-Rouge, la bien nommée...

Beaulieu apparaît fantomatiquement sur les rives de la Dordogne couverte de brouillard.
En remontant vers Argentat, la route est un peu séchante et je profite davantage des belles courbes. Ensuite le trajet jusqu'à Mauriac est assez monotone.
Un coup d'oeil aux montagnes me dissuade de passer par Salers et le col du Pas de Peyrol au Puy-Mary. J'ai déjà été surprise ici par une averse de grêle, ce n'est pas une expérience que je tiens à renouveller... Mais je m'en voudrais de ne pas profiter un peu des monts cantaliens. Je décide donc de passer par Riom-es-Montagne avant de redescendre sur Murat, pour mon étape nocturne.
Ce n'était pas une idée formidable. La pluie reprend et dans la montagne le brouillard s'en mêle. Les routes ont été copieusement arrosées de gravillons et pour finir je me trouve coincée derrière un camion. Pas franchement le bonheur. Je n'y vois pas grand-chose, il fait froid, ça glisse, je manque de peu le parapet d'un pont en tournant sur du gravier. Heureusement, à la vitesse où je me traîne, je ne me serais pas fait bien mal.
Ce qui s'apparente à une galère sans fin trouve toutefois sont point d'orgue sur les hauteurs de Murat. Une dernière petite virgule dans un rond-point un peu gras, et je peux laisser la moto dans le garage de mon oncle et me réconforter d'une bonne bière et d'un repas bien chaud en famille.
La suite au prochain épisode.
17:15 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ducati, moto, superbike
06.10.2008
WSBK Magny-Cours, partie 2
Lever à l'aube dimanche, nous sommes à 8h30 au circuit. Le temps est plutôt beau mais il fait très froid. Nous avons pris le petit déjeuner au gîte donc nous traçons directement vers la pit lane où les teams sont déjà en train de préparer les machines pour le warm-up.
Les SuperStock 1000 sont déjà en piste pour une petite séance de 10 minutes. A 9h20, ce sera le tour des SuperBike, pour 20 minutes. Je fais quelques photos des boxes, Troy est déjà là.
Les tribunes se remplissent, il y a évidemment plus de monde qu'hier. Nous prenons une navette et allons nous placer à "Adelaïde" (à droite du point 7 sur le plan) d'où nous voyons les virages 6, 7, 14, 15 et 16, ainsi qu'un écran géant. Le spot idéal, quoi.
Je m'essaie à quelques photos.
Je me rends à pied au "180" pour faire quelques photos et me promener un peu.
Le coude qui frotte !
Retour en navette à "Adélaïde". A cet endroit du circuit, la tribune est pleine depuis ce matin.
La course SuperStock 1000 commence.
Un pilote KTM a des soucis et devra sortir à notre hauteur. Il semblerait que la boîte de vitesse ait cassé. En attendant la camionnette qui viendra récupérer la moto, je prends l'étrange machine autrichienne en photo.
Je propose alors d'aller nous chercher un casse-croûte en attendant la première course SuperBike de la journée. Nous avons une heure devant nous. La navette nous ramène au paddock, mais là c'est l'émeute : une foule compacte avec un macaron "pit lane" bloque les accès ; le macaron donne droit à la visite du pit lane, avec séance d'autographe, entre 11h10 et 11h30. Nous suerons un peu pour nous faufiler vers la selle de presse et malheureusement, sur place, le déjeuner n'est pas encore arrivé. Il est resté coincé quelque part dans la foule... Nous sommes un peu étonnés, le circuit a pourtant l'habitude des grands événements mais là le service d'ordre semble clairement débordé. Nous optons alors pour une baraque à frites mais la queue est longue. L'heure tourne. Tant pis, on attrape la première navette qui se présente et on retourne bredouille à "Adélaïde". A savoir, pour une éventuelle prochaine fois : amener son casse-croûte le matin...
Midi, c'est parti ! Les pilotes SuperBike s'élancent sur la piste. Bayliss, en troisième position, fait un très bon départ et se place de suite en tête.
Mais Haga a le mors au dents et ne tardera pas à prendre la tête de la course
Fonsi Nieto finira par doubler le double champion du monde SBK, qui s'attachera alors à conserver cette troisième place sans trop forcer : le troisième titre mondial n'est pas loin, à Rome lors de la dernière course Bayliss l'a laissé filer en essayant de reprendre la première place et en terminant dans les graviers... Il reste 2 manches, soit 4 courses. Pour gagner, il suffit à Bayliss de finir devant Corser, le deuxième pilote au classement aux points.
Corser est alors en 6ème position, Bayliss peut se contenter d'une bonne troisième place.
Cette première course ne sera donc pas extraordinairement palpitante, mais ça y est, c'est fait, Bayliss est une nouvelle fois champion du monde avec Ducati ! Quel belle façon de partir à la retraite !
Après ces émotions, c'est l'épreuve du SuperSport qui prend place. Le spectacle ne manque pas ! Trente pilotes le couteau entre les dents se tirent une bourre d'enfer. Fatalement, dans le virage "Adélaïde" et donc sous nos yeux, un pilote perd l'avant et un paquet de motos et de bonshommes glissent sur la piste. Les pilotes se mettent immédiatement sur le côté et dès que possible foncent relever leur moto, aidés par les commissaires de piste. C'est reparti. Tout ceci n'a duré que quelques secondes...
Après une course haletante, nous retournons au paddock et en salle de presse. Cette fois-ci il y a à manger et nous nous sustentons rapidement avant de reprendre notre place sur le circuit. La deuxième course commence bientôt, nous pronostiquons que celle-ci devrait être plus saignante, Bayliss ayant assuré le titre. Nous ne serons pas déçus !
Une fois de plus, Troy prend la tête de la course et une fois de plus, Haga lui passe devant. Pendant plusieurs tours, Haga creuse l'écard, puis Bayliss remonte sur lui, puis le laisse filer de nouveau. Pendant ce temps, derrière, Biaggi et Xaus passent toute la course roue dans roue. Il y a du sport !
A quelques tours de la fin, Bayliss reprend l'avantage et décide de le garder. Haga et lui nous offrirons alors une bagarre sensationnelle ! Nombreuses sont les fois où nous oublierons de respirer tant la lutte est féroce. Finalement, Bayliss parvient à creuser un peu d'écart et passe la ligne d'arrivée devant une foule hystérique. Quel grand champion !
Nous comprenons alors que c'est terminé. Ces deux fantastiques journées s'achèvent. Les tribunes se vident, les navettes sont prises d'assaut aussi rentrons-nous à pied.
La piste désertée et les boxes qui se ferment, sous un ciel de plus en plus nuageux, nous rendent un peu mélancoliques.
Peut-être reviendrons-nous, sans doute pas dans ces fantastiques conditions. Mais si peux résumer ces journées en deux mots, ce sera : merci, Claire.
Toutes mes photos : Album WSBK Magny-Cours 2008
Claire nous gratifiera surement de superbes photos dès qu'elle aura le temps de les mettre en ligne. A surveiller ici :
Galerie de P'tite Ducat'
14:30 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : moto, superbike
WSBK Magny-Cours, partie 1
Samedi, 8h30, Claire nous attend tandis que Patrick et moi récupérons nos enveloppes au bureau d'accréditation. Nous sommes officiellement "presse free-lance" et bénéficions d'un accès au parking presse pour la voiture, d'un pass "Track" donnant accès à tout le circuit et d'un pass "Pit Lane" donnant accès au paddock, à la salle de presse et à la pit lane. Dans la pratique, Patrick muni de ce dernier n'aura aucun problème à embarquer dans les navettes réservées aux media et donc à se balader comme moi sur le circuit.
A peine garés au P5, nous nous émerveillons de pouvoir entrer directement par le paddock. Nous traversons d'abord le parking où stationnent les motor-home des pilotes. Si les plus petits, de simples camping-cars, appartiennent probablement aux pilotes des catégories SuperStock, les plus gros, de véritables camions aménagés avec plateformes latérales rétractables, sont sans aucun doute les demeures temporaires des pilotes de SuperBike.
Nous traversons ensuite l'espace réservé aux hospitalities des équipes. Sans être aussi luxueux qu'en MotoGP, ce sont de véritables structures d'accueil avec tout le confort qu'on peut souhaiter. Il paraît qu'on y mange bien, nous verrons cela plus tard !
Enfin nous arrivons devant les bâtiments où s'alignent les camions des teams, chacun devant son box.
Nous montons en salle de presse. Il fait très chaud et il y a déjà pas mal de monde à l'oeuvre. Nous trouvons les tables à nos noms, avec ce qu'il faut pour brancher un ordinateur portable. Je récupère le press kit et quelques brochures de teams en me disant que j'aimerais bien avoir de la clientèle dans ce milieu...
Nous prenons un bref petit déjeuner puis Claire se dirige vers son casier pour récupérer son matériel. Pas moins de deux boîtiers professionnels et quelques téléobjectifs. Pour une photographe amateur, c'est pas mal !
Il est temps de faire nos premiers pas sur le circuit.
L'activité sur la pit lane a déjà commencé. Les SuperStock 1000 sont en séance d'essai, ce sera ensuite le tour de la catégorie SuperSport puis, à 11h, la séance de qualification des SuperBike à l'issue de laquelle les 16 pilotes les plus rapides seront connus et pourront prendre part à la SuperPole qui servira à déterminer l'ordre de la grille de départ.
Je fais le tour des boxes, c'est encore assez cool chez Ducati

Nous attrapons ensuite une navette "Media" qui nous dépose au "180" (virage numéro 11 sur le plan).
Claire prend position pour faire quelques fonds filés
Deux touristes
Je m'essaie à cet exercice délicat mais mon matériel est limité, quant à mon talent...
Les tribunes se garnissent peu à peu tandis que les derniers nuages achèvent de s'évaporer. La piste est toujours humide des pluies de la veille et les pilotes tournent avec prudence. Sans surprise, Bayliss, Corser, Haga et Neukirchner, entre autres, se qualifient pour la SuperPole.
Pendant que prend place la séance de qualif des SuperSport nous reprenons la navette et retournons au paddock pour déjeuner.
L'hospitality Suzuki Alstare est le plus accueillant : la presse y est la bienvenue. C'est donc ici que nous déjeunerons copieusement et constaterons qu'effectivement, on y mange très bien. A la table à côté de nous se trouve Max Neukirchner. Nous verrons également Kagayama.
A 16, c'est la SuperPole. Nous décidons de la suivre depuis la pit lane. Le principe est simple : chacun des 16 qualifiés part pour un tour de chauffe puis un tour chronométré.
Troy Bayliss a les yeux rivés sur les temps de ses adversaires
Et puis c'est à son tour de s'élancer
Au terme de la séance, Haga décroche la SuperPole devant Nieto et Bayliss, Corser se plante.
La course SuperStock 600 ne nous intéressant pas trop, nous terminons la journée par une visite aux copains sur le camping. Il y a encore beaucoup de monde dans le village qui occupe la partie centrale du circuit.
Nous faisons encore un petit tour dans le paddock, histoire de faire une photo avec l'ancien pilote Ducati Gianfranco Falappa, puis retrouvons les copains pour une soirée barbecue. Ensuite, retour au gîte.
12:47 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, superbike
24.08.2007
JD Nogaro (2)
10:40 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Ducati, moto, 996, Superbike, circuit
14.08.2007
JD Nogaro
00:05 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ducati, moto, 996, Superbike, circuit
11.04.2007
Piste, encore une...
12:40 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ducati, moto, 996, Superbike, circuit
Piste, le récit
Réveil à 6h45 samedi matin. C'est difficile : la veille au soir Eric (Rikos), Lionel (Bougri) et Claire (P'tite Ducat') sont arrivés et le repas s'est étiré paresseusement jusque vers 1h du matin.
J'ai un moment d'hésitation avant de me lever, puis non, le jeu en vaut vraiment la chandelle et j'avance au radar vers la salle de bain pour prendre une douche que j'espère revigorante.
Je prépare le café puis commence à réveiller tout le monde. Après quelques tentatives nous pouvons prendre le petit déjeuner et nous préparer. Nous devons retrouver Loïc (Funkenstein, ou Funk, ou 33%) au circuit à 8h15.
Patrick, Eric et moi sommes sur nos motos tandis que Lionel et Claire conduisent le camion d'Eric qui contient du matos et quelques chaises.
Les motos s'ébrouent sous le résidu de brouillard matinal. Le circuit de Mérignac est encore très humide. Il est 8h30, Loïc nous attend avec sa 998 aux polys "décorés" la veille par Lionel...
Au moins il ne passe pas inaperçu.

On gare le camion sur le paddock puis nous passons au contrôle sonomètre, tout va bien, même pour la 998 d'Eric équipée de db-killer d'origine artisanale, c'est le moins qu'on puisse dire, freinés par quelques bouts de fil de fer ficelés à la hâte... Bon, tant que ça se barre pas en roulant et que ça fait son office, ça passe.
Les db-killers "home made"...

On m'attache un ruban de papier bleu au poignet, c'est mon visa d'entrée qui indique de quel groupe (débutant, intermédiaire, confirmé, anciennes, licenciés FFM) je fais partie.
La première session est à 9h, les débutants d'abord.
Je suis trop curieuse et impatiente pour appréhender. On nous fait quand même un petit briefing avant de nous lâcher sur la piste - attention, piste froide, humide, mollo dans tel virage, etc, puis topo sur les significations des drapeaux.
Ca y est, c'est parti.
Je m'élance tranquillement, tour de chauffe. Je roule comme sur route. Tout le monde est à allure timide de toute façon. Je découvre le parcours. Le circuit de Mérignac est vraiment petit, ça ne sera pas trop diffcile à retenir.

Après un deuxième tour de chauffe, je décide de monter un peu en régime. Les virages passent bien. Je me sens bien et je réalise que ce n'est pour l'instant pas si compliqué que ça. Je commence quelques dépassements en virage. Certains se traînent encore plus que moi, ça réconforte!
Enième tour, la moto et les pneus bien chauds, j'ouvre gaz en grand en sortie de virage avant le droit. La 996 s'envole dans les tours, c'est une sensation extra. Soudain le moteur rend la main pendant une fraction de seconde... oups, je suis au rupteur, à 10000 tours!
Timorée, je freine tôt, bien avant l'entrée dans la parabolique. J'étais à 180, je ne monterai pas plus haut de toute la journée. J'ai encore trop à apprendre.
La parabolique est vraiment diffcile à mon goût. Comment ça se trajecte, ce biniou? Je n'ai pas le temps de réfléchir que je vois apparaître les premiers drapeaux rouges. Qu'est-ce qu'il se passe? Ah ben zut, faut rentrer, les 12 minutes sont finies. J'ai vraiment le sentiment que c'était très court et qu'on n'a pas fait grand-chose. Je me dis qu'avec ça on ne risque pas de se fatiguer de la journée.
Hin hin.
Pendant que le groupe suivant s'approprie la piste, je me gare devant le camion. On échange tous nos premières impressions. Claire a pris des photos, elle nous dit qu'il va falloir bosser parce que là question angle et déhanché, c'est la honte!
Stan, un gars du forum et copain de Nébu s'est installé pas loin de nous sur les paddocks, avec des potes à lui. Ils roulent en Licencié FFM avec des 749R et 999S bien préparées.
De jolies machines...

On fait connaissance, on discute, on prend un café. Les groupes se succèdent, c'est bientôt à eux de tourner. Ce qui veut dire que notre tour sera le suivant, pour la deuxième session. En attendant je regarde les "pros" tourner. Oui, bon, d'accord, y'a une grosse marge avant d'en arriver là...
Trop facile!

Le brouillard est complètement levé, il fait un soleil radieux et la température monte.
C'est reparti. Cette fois-ci j'essaie d'apprendre à déhancher. Pour les épaules ça va, j'ai l'habitude de les sortir sur route. Pour les fesses... c'est une autre paire de manche. Je n'arrive pas à bien me positionner sur la moto. J'essaie de comprendre, ça ne se fait pas tout seul. La 996 est bien chaude et je tourne assez haut dans les tours. C'est fou ce qu'elle envoit, cette machine. Elle grimpe sans broncher, comme s'il n'y avait pas de limite. Le panard :)
Je fais quelques beaux dépassements bien propres, un Monster 695, un Triumph Speed Four et une Honda jesaispasquoi.
Loïc, Eric et Patrick sont devants, Loïc semble super à l'aise.
La classe..

Lorsque les 12 minutes sont écoulées, je me sens déjà un peu calmée. Dès qu'on commence à "travailler" sérieusement, c'est tout de suite plus physique...
Sur les paddocks nous retrouvons Sébastien (Nébu), Carine et leurs 2 schtroumpfs, tout fraîchement arrivés de Niort. Nous faisons la connaissance de Xavier (Pandi-Panda) qui s'est joint au groupe. La matinée commence à s'animer. Je me fais briefer par Stan sur le comment du déhancher, et le pourquoi du j'y arrive pas. Le truc étant de se reculer autant que possible sur la selle. Evidemment, collée au réservoir que je suis, ça pouvait pas passer. Capito. Maintenant va falloir essayer de mettre ça en pratique.
Petite leçon. C'est du sérieux.

La 3ème session me laisse un peu essouflée. C'est vraiment physique, cette histoire de déhanché. Je commence à comprendre pourquoi les sessions ne font que 12 minutes.
Loïc, lui, exhibe fièrement les rayures sur ses sliders : ça y est, il a enfin posé les genoux! La classe! Il va devoir nous payer le champagne!
Nous déjeunons de quelques sandwiches achetés au bouiboui local. Petite sieste ensoleillée, puis on reprend enfin. J'avais hâte!
Mais la coupure de midi se fait sentir et la reprise est laborieuse. Je foire lamentablement quelques trajectoires et me traîne dans la parabolique. J'ai presque envie d'interrompre cette session tant je ne m'y sens pas du tout. Bizarre.
Il paraît que c'est normal. Je ne me décourage pas.
Arrivent alors Eric (Elb) et sa copine Eve. Ca fait plaisir de se retrouver. On devise gaiement puis on repart pour un tour. Cette fois-ci ça va beaucoup mieux, je sens que j'ai envie d'en démordre. J'essaie de m'appliquer dans la technique mais c'est pas encore ça.
A l'issue de cette session mes jambes flageollent un peu : la fatigue se fait sentir. Je n'imaginais vraiment pas à quel point c'était crevant.
Patrick, lui, est plus que jamais à l'attaque sur son bébé Mostro. Il s'amuse dans les virolos à pourrir un gars un SV1000, qui semble se vexer facilement à voir comment il met un point d'honneur à repasser Patrick à chaque fois que le bout droit lui permet une grosse accélaration.
Les pots du Monster finiront par laisser un peu d'eux-mêmes sur la piste...

La dernière session sera celle du pire et du meilleur : 2 trajectoires complètement ratées, avec freinage "oups!!!" à la clé, et un passage "de toute beauté" dans la parabolique, fluide, bien trajecté et avec un début de bon déhanché, suivi, au tour suivant, d'un superbe dépassement dans le pif-paf qui suit la parabolique. Je suis contente :)
Après quelques cafouillages sur les paddocks (Loïc qui perd le boîtier antivol de sa moto...), on rentre à la maison, toute la troupe. Je suis claquée, mais bon sang quelle expérience!
On s'est inscrit pour une nouvelle journée le 21 avril. Vivement!
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10.04.2007
Piste, encore des photos





Et la plus belle... (Merci Claire!)

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