06.10.2008
WSBK Magny-Cours, partie 2
Lever à l'aube dimanche, nous sommes à 8h30 au circuit. Le temps est plutôt beau mais il fait très froid. Nous avons pris le petit déjeuner au gîte donc nous traçons directement vers la pit lane où les teams sont déjà en train de préparer les machines pour le warm-up.
Les SuperStock 1000 sont déjà en piste pour une petite séance de 10 minutes. A 9h20, ce sera le tour des SuperBike, pour 20 minutes. Je fais quelques photos des boxes, Troy est déjà là.
Les tribunes se remplissent, il y a évidemment plus de monde qu'hier. Nous prenons une navette et allons nous placer à "Adelaïde" (à droite du point 7 sur le plan) d'où nous voyons les virages 6, 7, 14, 15 et 16, ainsi qu'un écran géant. Le spot idéal, quoi.
Je m'essaie à quelques photos.
Je me rends à pied au "180" pour faire quelques photos et me promener un peu.
Le coude qui frotte !
Retour en navette à "Adélaïde". A cet endroit du circuit, la tribune est pleine depuis ce matin.
La course SuperStock 1000 commence.
Un pilote KTM a des soucis et devra sortir à notre hauteur. Il semblerait que la boîte de vitesse ait cassé. En attendant la camionnette qui viendra récupérer la moto, je prends l'étrange machine autrichienne en photo.
Je propose alors d'aller nous chercher un casse-croûte en attendant la première course SuperBike de la journée. Nous avons une heure devant nous. La navette nous ramène au paddock, mais là c'est l'émeute : une foule compacte avec un macaron "pit lane" bloque les accès ; le macaron donne droit à la visite du pit lane, avec séance d'autographe, entre 11h10 et 11h30. Nous suerons un peu pour nous faufiler vers la selle de presse et malheureusement, sur place, le déjeuner n'est pas encore arrivé. Il est resté coincé quelque part dans la foule... Nous sommes un peu étonnés, le circuit a pourtant l'habitude des grands événements mais là le service d'ordre semble clairement débordé. Nous optons alors pour une baraque à frites mais la queue est longue. L'heure tourne. Tant pis, on attrape la première navette qui se présente et on retourne bredouille à "Adélaïde". A savoir, pour une éventuelle prochaine fois : amener son casse-croûte le matin...
Midi, c'est parti ! Les pilotes SuperBike s'élancent sur la piste. Bayliss, en troisième position, fait un très bon départ et se place de suite en tête.
Mais Haga a le mors au dents et ne tardera pas à prendre la tête de la course
Fonsi Nieto finira par doubler le double champion du monde SBK, qui s'attachera alors à conserver cette troisième place sans trop forcer : le troisième titre mondial n'est pas loin, à Rome lors de la dernière course Bayliss l'a laissé filer en essayant de reprendre la première place et en terminant dans les graviers... Il reste 2 manches, soit 4 courses. Pour gagner, il suffit à Bayliss de finir devant Corser, le deuxième pilote au classement aux points.
Corser est alors en 6ème position, Bayliss peut se contenter d'une bonne troisième place.
Cette première course ne sera donc pas extraordinairement palpitante, mais ça y est, c'est fait, Bayliss est une nouvelle fois champion du monde avec Ducati ! Quel belle façon de partir à la retraite !
Après ces émotions, c'est l'épreuve du SuperSport qui prend place. Le spectacle ne manque pas ! Trente pilotes le couteau entre les dents se tirent une bourre d'enfer. Fatalement, dans le virage "Adélaïde" et donc sous nos yeux, un pilote perd l'avant et un paquet de motos et de bonshommes glissent sur la piste. Les pilotes se mettent immédiatement sur le côté et dès que possible foncent relever leur moto, aidés par les commissaires de piste. C'est reparti. Tout ceci n'a duré que quelques secondes...
Après une course haletante, nous retournons au paddock et en salle de presse. Cette fois-ci il y a à manger et nous nous sustentons rapidement avant de reprendre notre place sur le circuit. La deuxième course commence bientôt, nous pronostiquons que celle-ci devrait être plus saignante, Bayliss ayant assuré le titre. Nous ne serons pas déçus !
Une fois de plus, Troy prend la tête de la course et une fois de plus, Haga lui passe devant. Pendant plusieurs tours, Haga creuse l'écard, puis Bayliss remonte sur lui, puis le laisse filer de nouveau. Pendant ce temps, derrière, Biaggi et Xaus passent toute la course roue dans roue. Il y a du sport !
A quelques tours de la fin, Bayliss reprend l'avantage et décide de le garder. Haga et lui nous offrirons alors une bagarre sensationnelle ! Nombreuses sont les fois où nous oublierons de respirer tant la lutte est féroce. Finalement, Bayliss parvient à creuser un peu d'écart et passe la ligne d'arrivée devant une foule hystérique. Quel grand champion !
Nous comprenons alors que c'est terminé. Ces deux fantastiques journées s'achèvent. Les tribunes se vident, les navettes sont prises d'assaut aussi rentrons-nous à pied.
La piste désertée et les boxes qui se ferment, sous un ciel de plus en plus nuageux, nous rendent un peu mélancoliques.
Peut-être reviendrons-nous, sans doute pas dans ces fantastiques conditions. Mais si peux résumer ces journées en deux mots, ce sera : merci, Claire.
Toutes mes photos : Album WSBK Magny-Cours 2008
Claire nous gratifiera surement de superbes photos dès qu'elle aura le temps de les mettre en ligne. A surveiller ici :
Galerie de P'tite Ducat'
14:30 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : moto, superbike
WSBK Magny-Cours, partie 1
Samedi, 8h30, Claire nous attend tandis que Patrick et moi récupérons nos enveloppes au bureau d'accréditation. Nous sommes officiellement "presse free-lance" et bénéficions d'un accès au parking presse pour la voiture, d'un pass "Track" donnant accès à tout le circuit et d'un pass "Pit Lane" donnant accès au paddock, à la salle de presse et à la pit lane. Dans la pratique, Patrick muni de ce dernier n'aura aucun problème à embarquer dans les navettes réservées aux media et donc à se balader comme moi sur le circuit.
A peine garés au P5, nous nous émerveillons de pouvoir entrer directement par le paddock. Nous traversons d'abord le parking où stationnent les motor-home des pilotes. Si les plus petits, de simples camping-cars, appartiennent probablement aux pilotes des catégories SuperStock, les plus gros, de véritables camions aménagés avec plateformes latérales rétractables, sont sans aucun doute les demeures temporaires des pilotes de SuperBike.
Nous traversons ensuite l'espace réservé aux hospitalities des équipes. Sans être aussi luxueux qu'en MotoGP, ce sont de véritables structures d'accueil avec tout le confort qu'on peut souhaiter. Il paraît qu'on y mange bien, nous verrons cela plus tard !
Enfin nous arrivons devant les bâtiments où s'alignent les camions des teams, chacun devant son box.
Nous montons en salle de presse. Il fait très chaud et il y a déjà pas mal de monde à l'oeuvre. Nous trouvons les tables à nos noms, avec ce qu'il faut pour brancher un ordinateur portable. Je récupère le press kit et quelques brochures de teams en me disant que j'aimerais bien avoir de la clientèle dans ce milieu...
Nous prenons un bref petit déjeuner puis Claire se dirige vers son casier pour récupérer son matériel. Pas moins de deux boîtiers professionnels et quelques téléobjectifs. Pour une photographe amateur, c'est pas mal !
Il est temps de faire nos premiers pas sur le circuit.
L'activité sur la pit lane a déjà commencé. Les SuperStock 1000 sont en séance d'essai, ce sera ensuite le tour de la catégorie SuperSport puis, à 11h, la séance de qualification des SuperBike à l'issue de laquelle les 16 pilotes les plus rapides seront connus et pourront prendre part à la SuperPole qui servira à déterminer l'ordre de la grille de départ.
Je fais le tour des boxes, c'est encore assez cool chez Ducati
Nous attrapons ensuite une navette "Media" qui nous dépose au "180" (virage numéro 11 sur le plan).
Claire prend position pour faire quelques fonds filés
Deux touristes
Je m'essaie à cet exercice délicat mais mon matériel est limité, quant à mon talent...
Les tribunes se garnissent peu à peu tandis que les derniers nuages achèvent de s'évaporer. La piste est toujours humide des pluies de la veille et les pilotes tournent avec prudence. Sans surprise, Bayliss, Corser, Haga et Neukirchner, entre autres, se qualifient pour la SuperPole.
Pendant que prend place la séance de qualif des SuperSport nous reprenons la navette et retournons au paddock pour déjeuner.
L'hospitality Suzuki Alstare est le plus accueillant : la presse y est la bienvenue. C'est donc ici que nous déjeunerons copieusement et constaterons qu'effectivement, on y mange très bien. A la table à côté de nous se trouve Max Neukirchner. Nous verrons également Kagayama.
A 16, c'est la SuperPole. Nous décidons de la suivre depuis la pit lane. Le principe est simple : chacun des 16 qualifiés part pour un tour de chauffe puis un tour chronométré.
Troy Bayliss a les yeux rivés sur les temps de ses adversaires
Et puis c'est à son tour de s'élancer
Au terme de la séance, Haga décroche la SuperPole devant Nieto et Bayliss, Corser se plante.
La course SuperStock 600 ne nous intéressant pas trop, nous terminons la journée par une visite aux copains sur le camping. Il y a encore beaucoup de monde dans le village qui occupe la partie centrale du circuit.
Nous faisons encore un petit tour dans le paddock, histoire de faire une photo avec l'ancien pilote Ducati Gianfranco Falappa, puis retrouvons les copains pour une soirée barbecue. Ensuite, retour au gîte.
12:47 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, superbike
29.09.2008
Scritch !

09:05 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, daytona, 675, triumph
23.09.2008
Rencontre nationale Planète-Ducati 2008
Jour 1
Mercredi 17, 9h30. Juliette (SV650), Patrick (Mostro 600) et moi (Daytona 675) nous mettons en route pour la première étape du voyage. Le temps est frais mais clair, on nous promet du soleil pour toute la journée.
Nous commençons par un petit bout d'autoroute jusqu'à La Réole. De là nous rallions Monségur puis Duras par les jolies routes de l'Entre-Deux-Mers. Ensuite c'est le Lot-et-Garonne : Miramont-de-Guyenne, Cancon, Monflanquin, Fumel. C'est enfin le Lot, ses merveilleuses routes et ses superbes villages, monuments et paysages. Nous faisons une halte à Puy-l'Evèque dans un petit troquet qui est normalement fermé mais qui veut bien nous servir, puisqu'après tout il y a déjà quelques locaux à table. Un délicieux morceau de hampe et quelques frites plus loin, il est temps de se remettre en route.
Nous traversons Cahors puis nous amusons un peu sur la route de Limogne-en-Quercy et Villefranche-de-Rouergue.
Il fait toujours beau et chaud en Aveyron tandis que nous parcourons l'ennuyeuse D911 jusqu'à Pont-de-Salars. Là nous obliquons plein sud vers le lac de Pareloup. Nous passons par Saint-Beauzély. La route et le village sont de toute beauté, c'est un détour qui en vaut vraiment la peine.
Arrivés à Millau l'heure a déjà pas mal tourné et comme nous sommes attendus à Montpellier, nous devons nous résoudre à annuler le passage dans les Cévennes et à prendre l'autoroute. Ce sera pour moi l'occasion de découvrir le viaduc par le dessus. Ben finalement, c'est plus impressionnant de dessous !
Patrick, Juliette et le viaduc
La descente du Pas de l'Escalette se fait à allure fort peu légale... Oui oui, on a bien vu le radar automatique, on ralentit pour passer devant. :-D
Arrivée chez le copain à 20h00. Stéphane (ST2) nous rejoins vers 21h30.
Jour 2
D'abord, on passe récupérer le sac de sable officiel de Planète-Ducati, Lionel. Il fera le trajet sur le ST2, derrière Stéphane.
Comme hier, on commence par de l'autoroute. Sortie à Avignon. Nous filons jusqu'à Carpentras et comme nous sommes partis un peu tard, c'est déjà l'heure de déjeuner. Il y a ce qu'il faut dans le centre de Carpentras, joli petit patelin.
Le trajet vers Vaison-la-Romaine nous rappelle la Flatapak. Les températures sont bien plus clémentes qu'à Pâques !
Après Vaison, c'est Nyons et les gorges de l'Eygues. Miam miam !
De Serres nous poursuivons sur Veynes, puis nous nous échappons par la montagne pour rallier Tallard sans passer par Gap. Les paysages sont de toute beauté, là encore j'étais bien inspirée !
Nous passons ensuite au sud du lac de Serre-Ponçon afin de faire le tour par le côté est et la sompteuse D954 jusqu'à Savines. C'est fantastique...
Les demoiselles coifées du lac
Le ciel se couvre un peu, il est temps d'arriver. Nous suivons la route de Briançon jusqu'à Argentière, puis nous montons à notre gîte, à Pelvoux.
Le gîte de la Blanche a 3 siècles d'histoire, c'est très joli. Nos hôtes sont charmants et quelques copains sont déjà là. Les autres ne vont pas tarder. En dernier arriveront les Vendéens, sous la pluie.
Jour 3
Reveil à 7h30 : Xav nous a proposé de faire la balade avec lui et Gilles. 5 autres copains se greffent à nous et c'est parti.
Après une mise en jambes par l'est du lac, par où nous sommes passés hier, nous entamons l'ascension du col de la Cayolle. Il fait froid mais beau, tout va bien. :-)
C'est beau la montagne
En bas, à Guillaumes, nous nous arrêtons pour déjeuner.
Tablée de motards au soleil
Cap à l'est, sur Valberg, Beuil puis St-Sauveur-de-Tinée. La vallée de la Tinée se fait sans traîner puis c'est la montée au col de la Bonette. Là-haut un peu de grêle nous attend mais les nuages cèderont rapidement la place au beau temps.
Pour finir, nous rentrons par le col de Vars.
Nous arrivons au gîte fourbus mais heureux !
Jour 4
Il fait encore plus beau qu'hier ! Cette fois-ci nous décollons à 10h avec quelques kikis savoyards : Alain, Cécilie et Sylvain. Stéphane, Lionel et Juliette se joignent à nous.
Nous commençons par rejoindre Guillestre puis montons à St-Véran, "la plus haute commune d'Europe".
Nous attaquons le col de l'Agnele, c'est la frontière avec l'Italie.
Après une superbe descente, on se retrouve en galère.. Les kikis ont prévu d'aller jusqu'à Cuneo pour manger une pizza, mais Cuneo c'est tout droit... 60 bornes d'ennui... Enfin bon, la prochaine fois c'est moi qui ferai le road-book, ça m'apprendra !
En fait de pizza c'est le premier plat de pâtes qui se présente que nous avalons tant il se fait tard et nous sommes affamés. Puis nous partons sur Vinadio pour rentrer par le col de Larche. Hélas, un accident provoque la fermeture de la route. Bien qu'il y ait la place de passer, les carabinieri ne veulent rien savoir et nous font comprendre que ça prendra le temps que ça prendra. Nous décidons donc de passer ailleurs. Pas beaucoup d'options : nous passons par le très beau col de la Lombarde puis de nouveau le col de la Bonette. Cette fois-ci nous trouvons la pluie, c'est un peu galère. Dans la descente la route est mouillée et nous avons le soleil dans les yeux.
Nous rentrons par le lac car le col de Vars est dans les nuages, et ils n'ont pas l'air de plaisanter.
Journée fatigante, impressions mitigées.
Jour 5
C'est déjà fini.. Il est temps de saluer les 35 copains et de profiter du soleil et des belles routes vers l'ouest.
Direction Gap pour commencer, puis Aspres-sur-Buech. Le passage dans la Drôme se fait par le col de Cabre. Belle route et beaux paysages, la journée commence bien !
Nous arrivons à Die, puis c'est Crest, Loriol, et la pause déjeuner un peu avant Privas. De là nous suivons l'Ardèche vers Aubenas. Il y a malheureusement beaucoup de patelins et un peu de circulation sur cette route, ce n'est pas aussi bien que je l'espérais.
Nous filons sur la route du Puy-en-Velay, ennuyeuse. Enfin c'est la D590 : Langeac, Pinols puis St-Flour. Là, c'est du bon ! :-)
Nous arrivons à Murat vers 18h, coucou "oncle" ! :-D
Jour 6
Une bise à Serge et Michelle puis c'est reparti pour la dernière journée. Le temps étant décidément au beau fixe, passage par le Puy-Mary et la route des Crêtes pour aller à Aurillac.
De là nous filons sur Laroquebrou et St-Céré. Petit détour par Rocamadour et la très amusante route de Payrac.
Puis c'est Souillac, Sarlat, les Eyzies, et comme tout le monde est fatigué on fonce sur Périgueux et on finit par de l'autoroute.
Juliette nous propose d'aller dîner chez ses parents histoire de finir tranquillement.
De courtes mais bien belles vacances. :-)
18:11 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675, alpes, cantal
02.09.2008
Mérignac, 31 août 2008
13:35 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Moto, Triumph, Daytona, 675
28.07.2008
Photo Pau-Arnos
17:30 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
Roulage à Pau-Arnos
(cliquer pour agrandir les photos)
Cette fois encore, nous désertons avec le Bordeaux Moto Club le circuit de Mérignac pour aller jouer sur un terrain autrement plus impressionnant : le circuit de Pau-Arnos.
Situé à quelques kilomètres de Pau, dans une campagne verte et vallonnée, c'est sans doute l'un des plus beaux circuit de France... et l'un des plus difficiles ! Montées, descentes, virages en aveugle, dévers... Il y a de quoi se faire de sérieuses émotions fortes.
Nous avons cette fois-ci plus de chance que pour Nogaro : le soleil est de la partie.
Nico et Julien nous retrouvent à la maison, leurs machines sur leur remorque, bientôt suivis de Xav et Loïc qui charge sa moto ("logée" chez nous à titre gracieux) sur leur remorque. Tromfette et la Diva sont de la partie, en ce qui nous concerne Patrick et moi.
(Notez, en bas à gauche, la "superbe" déco artisanale dont j'ai affublé Tromfette, la pauvre).
Moave emmène Juliette sur le ST2, nous embarquons Claire dans la bétaillère - elle est venue tout exprès sur son Mostro pour faire des photos de la journée.
Vers 20h30 nous arrivons au circuit, il y a un parking verdoyant surmonté d'une butte avec des arbres : sous ces derniers nous attendent déjà Bougri et Rikos. C'est ici que nous dressons le campement, plutôt que sur le paddock en contrebas. Nous allons saluer les copains sur le paddock, récupérons notre petit bracelet pour la journée de demain puis squattons le barbecue du BMC pour faire cuire nos saucisses. La soirée est peinard, il fait beau et doux.
Nous nous couchons vers 1 heure.
Le réveil est à 7 heures et est plutôt difficile. L'air est humide, la brume matinale n'est pas encore levée. Je descends sur le paddock prendre une douche (froide !) et je retrouve les autres au petit déj.
A 8h30 nous sommes équipés et en pré-grille pour la première session de la journée. Nous tournons en Débutants : un circuit inconnu réputé difficile ayant modéré nos ardeurs. La brume se lève doucement et la journée promet d'être belle.
Hélas, les responsables du circuit (qui nous ont causés pas mal de problèmes depuis la veille...) refusent l'accès à Claire pour des questions d'assurance. Son accréditation sur le championnat mondial SuperBike ne suffit pas, et la signature d'une décharge (ce qui suffit habituellement sur les autres circuits) ne leur convient pas. Nous n'aurons donc pas de photos... :(
Nous sommes lâchés sur la piste en 4 petits groupes de 10, un pilote confirmé en tête de chaque groupe pour nous indiquer les bonnes trajectoires. Je me retrouve en queue du 2ème groupe et grogne un peu car le groupe a du mal à rouler bien proprement dans la "trace" de notre ouvreur et donc je dois improviser mes propres trajectoires.
Je suis en mode découverte, le circuit est vraiment impressionnant.
La pré-grille :
Le tracé :
Quelques détails :
- (1) Voici la ligne droite des stands, assez courte et dans laquelle on entre en aveugle par un droit en montée.
- (2) la ligne droite se termine sur un pif-paf en descente, mieux vaut éviter les excès d'optimisme et se placer à temps, à vitesse gérable...
- (3) Après le pif-paf, un grand droit (en bas de la photo, ce n'est pas le pif-paf mais l'accès au circuit).
- (4) Aperçu du grand droit au complet.
- (5) Le droit se referme assez fort, en descente.
- Il est suivi d'un court gauche aveugle que l'on peut prendre sans ralentir.
- Ensuite il y a une petite ligne droite, puis on attaque un joli gauche en montée (6) :
- Suit alors un double-droit dont la deuxième partie est plus serrée et ouvre sur une grosse descente. Il y a également une petite bosse dans le double-droit : si on saute dessus sans être bien placé, il y a des chances de se retrouver dans le bac à gravier...
- (7) La descente se fait aussi vite que possible, le virage droit étant très large, mais attention : quand on attaque la descente, la roue avant peut délester si on ouvre très fort et on peut donc sortir de sa trajectoire très rapidement. En outre, dans le grand droit ça remonte et donc on tasse les suspensions. Mieux vaut avoir une moto avec une excellente partie-cycle... et un pilote bien placé !
- Cette petite montagne russe amène très vite sur un gauche en épingle. Gros freinage recommandé sous peine de visiter les bacs à gravier...
- Au sortir de l'épingle il y a un petit bout tout droit avec... on ne sait pas quoi derrière !
- On arrive en effet sans aucune visibilité sur une chicane vicieuse, tout en descente. C'est la partie la plus difficile du circuit, il faut plonger à basse vitesse dans le gauche et se replacer très rapidement dans le droit, qui remonte brutalement.
- Un dernier droit en montée, qui cache la ligne droite, vient finir le tracé.
Après quelques tours, je commence à trouver les bonnes trajectoires et les bons rapports de boîte. Les dévers m'impressionnent moins qu'ils ne m'amusent tant la Daytona se joue des changement brutaux de charge. Les suspensions sont réglées comme il faut et je ne tarde pas à prendre de la vitesse et un pied d'enfer.
Je finis même par m'en sortir pas trop mal dans la chicane et à la sortie de celle-ci j'arrive à faire de beaux dépassements sur une accélération en virage.
Finalement, je regrette de m'être inscrite en Débutants, j'aurais pu rester en Moyens. Nous sommes toutefois quelques uns à rouler assez fort dans ce groupe. Je m'applique à faire bien attention aux moins rapides, quitte à retarder un dépassement pour ne pas faire de frayeurs aux plus timorés. En partant en tête à chaque session, je peux généralement rouler à mon rythme sans être gênée, jusqu'à ce que je rattrape les plus lents qui sont alors suffisamment espacés les uns par rapport aux autres pour pouvoir dépasser sans problème.
Je suis tellement à l'aise sur le circuit que dès la première session, j'atteins mon objectif de la journée : poser le genou gauche... Ca y est, le slider gauche est baptisé et le droit, déjà pas mal usé, se sent moins seul !
C'est donc une journée fantastique et bien ensoleillée qui s'achève à 17h30. Il nous faut alors remballer nos affaires et rentrer à la maison, en se promettant de revenir tourner ici.
(Anecdote : vitesse max enregistrée pour cette journée : 194 km/h)
VIDEO : voici un tour de circuit en caméra embarquée.
16:50 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
21.07.2008
Trofeo Rosso 2008
Comme l'an passé, rendez-vous était pris avec des copains pour le Trofeo Rosso au circuit du Vigeant.
Cette année nous partons avec Rikos et Juliette. Patrick cependant ne viendra pas en moto : trop éreintante, la Diva (le Monster est en voie de réparation et le SS en cours de démontage). Du coup il se charge des bagages et de la bouffe.
Après une jolie balade dans des coins magnifiques (Brantôme, Rochechouart), nous partons directement nous installer au coeur du circuit, accessible par une petite passerelle. C'est beaucoup plus confortable et bucolique que sur le paddock !
Nous retrouvons les copains pour l'apéro.
La soirée est animée par le Spectrum Band, que nous avions découvert l'an dernier au Free Twin's. Au menu donc : Deep Purple et Led Zeppelin. Le groupe est vraiment bon, l'ambiance est extra !
Nous fuyons l'agitation du paddock et partons nous coucher vers minuit et demi.
Au matin, les moteurs pétaradants nous réveillent à 8h45. Evidemment, ils passent à quelques mètres de notre tente...
Nous partons à la chasse aux photos, Patrick et moi attendons surtout les side-cars !
Quelques mémères
Et enfin les side
Nous déjeunons avec les copains puis traînons sur le paddock, pour regarder les belles machines. Enfin Moave nous amène dans le box de Radical Ducati, un préparateur espagnol qui fait dans la haute couture. Nous sommes ravis de rencontrer enfin le mythique Pepo aux doigts de fée et ses machines merveilleuses.
Un dernier petit coup d'oeil aux side en piste et nous remballons nos affaires pour le trajet du retour, quelques coups de soleil en plus. Rendez-vous l'année prochaine !
Toutes mes photos ici : Trofeo Rosso
10:11 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto
17.07.2008
Nogaro : photos
Tromfette devant les stands. Notez les polys quelque peu fantaisistes... j'avais commencé - et raté - une peinture. Y'a du ponçage à faire...
Dans l'escargot.
Patrick dans l'escargot.
Etude de déhanché... :D

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07.07.2008
Nogaro : la pluie et le paradis
Samedi 5
Pas question de traîner : dès 11 heures, Nico passe à la maison et nous partons faire les courses du week-end, pour 6 personnes. Dès le déjeuner avalé, Patrick prépare la diva (purge d'embrayage, vidange) tandis que je m'affaire à la préparation des salades et au remplissage des caisses de bouffe.
Nous bourrons la bétaillère : table et chaises pliantes, glacière, stocks, cuirs, casques et bottes, caisses à outils, compresseur, lampe halogène, tentes, duvets, tapis de sol, béquilles d'atelier, sac de fringues...
Nous attelons la diva et Tromfette sur la remorque, Nico et Julien sont déjà là avec leurs motos sur leur remorque, arrivent Xav et Loïc, nous finissons l'arrimage des dernières motos et il est 19h30 lorsque nous nous mettons en route.
Petit passage à la station service pour remplir les réservoirs des machines, et c'est parti : autoroute jusqu'à Langon, puis Bazas, Captieux, Roquefort, Villeneuve-de-Marsan, le Houga et Nogaro : 21h30.
Nous nous installons sur le nouveau paddock, qui n'était pas encore en service l'année dernière. Il y a déjà quelques copains sur place. Le temps de descendre les motos et monter la tente et nous retrouvons le staff du Bordeaux Moto Club dans le box numéro 1. C'est l'heure de l'apéro, on nous accueille avec un verre et des cacahuètes au milieu des motos stationnées là. Les grandes tables sont dressées et les barbecues démarrés. Le ciel, très lourd, semble vouloir se retenir.
Peu à peu le paddock se remplit, mais beaucoup n'arriveront que demain matin.
Après quelques misères pour mettre en route notre barbecue, nous passons la soirée à manger, boire, rire et se promettre des accélérations sur l'angle pour demain. C'est alors que la pluie se décide à venir gâcher la fête. Le barnum est monté en catastrophe mais, finalement, nous ne tarderons pas à aller nous coucher.
L'orage éclate, le ciel se déchire, il pleut à verse. Impossible de dormir avec le raffut. Ca promet pour demain...
Dimanche 6
Au petit matin nous établissons un classement des modèles de tentes Quechua en fonction de leur résistance à l'eau. Certaines s'en sortent avec les honneurs, d'autres... euh bon, heureusement qu'on a stocké que les caisses de bouffe dedans. Que la bouffe ? ah non, y'a aussi notre sac de fringues.. Dommage...
La pluie semble vouloir cesser mais la piste est détrempée. Tant pis, on va aller tourner en touriste, pour (re)découvrir le circuit.
Ca fait plaisir de se retrouver sur un vrai beau circuit !
Je m'applique à déhancher autant que je peux, un peu de travail physique c'est toujours ça de pris. Pour la deuxième session je commence même à me détendre un peu sur le mouillé et j'avance un poil plus vite. Patrick, lui, a préféré se dégonfler et ne roule pas - il prendra sa revanche l'après-midi !
A l'heure du déjeuner les regards sont tournés vers le ciel : la piste commence à sécher, pourvu que ça tienne !
Et ça tiendra ! On va enfin pouvoir rouler sur le sec.
Là, évidemment, ce n'est plus la même histoire. Il ne me faudra pas longtemps pour retrouver les bonnes sensations et des trajectoires à peu près potables.
Rapidement, mon slider droit frotte dans ce virage même où, l'année dernière, il avait fait un tout petit "scritch" pour la première fois. Youpi ! La fête commence ! S'il est clair que je ne peux rivaliser avec les locaux de l'étape, je parviens toutefois à dominer quelques copains et faire quelques beaux dépassements. Au fil des tours, mes trajectoires s'affinent, ma vitesse augmente et les virages où je frotte à droite sont plus nombreux. A gauche, pas d'espoir : je me fige, je ralentis, j'utilise encore trop mes bras, pas moyen de me détendre. Mon slider gauche reste vierge.
Voici une petite revue de détail (le circuit se pratique dans le sens horaire) :
On entre sur le circuit par le virage de la ferme (en haut à droite). Suit un droit rapide ("scritch" !) puis un droit qui se resserre vicieusement (la double courbe de Caupenne, plus connu sous le nom de "l'escargot") avant de donner sur un gauche serré. Cet ensemble est très difficile et il me faudra beaucoup de tours pour arriver à m'en dépatouiller et me placer correctement. La sortie du gauche conditionne la vitesse d'attaque dans la ligne droite : en effet, si on arrive à sortir bien placé, on peut aborder le droit rapide (courbe de l'aviation) sans difficulté et remettre très tôt du gaz. Une fois bien dans le rythme, je parviens à pousser tous mes rapports dans la ligne droite et j'attaque mon freinage en 6ème, un peu après le panneau 200 mètres. Je plante alors les freins et attends d'être assez bas dans les tours pour tout rétrograder en rafale, sans frein moteur, et me retrouver en 2ème pour l'épingle de l'école ("scritch" !), un droit serré qui ouvre sur un droit plus rapide. Le gauche suivant est traître : un vilain raccord de goudron se trouve en plein sur ma trajectoire. Je prends tantôt plus large et perds du temps, tantôt plus serré et me retrouve trop à l'extérieur, jusqu'à ce que je m'aperçoive que le raccord n'est pas si méchant que ça et que je peux rouler dessus sans glisser. Ensuite un gauche très large où l'on prend de la vitesse... avec circonspection car malheureusement, en sortie de virage, il reste des flaques d'eau. Il y a carrément une "rivière" qui traverse la piste juste avant la passerelle (indiquée par le drapeau à damier sur ce plan) : le pneu se mouille, il faut donc gérer le gros freinage suivant avec tact. Le double-droit qui suit est très sympa, on le prend très vivement ("scritch" et "scritch" !). Gaz dans le petit bout droit, puis voici la courbe Henri Oreiller (!) où j'avais frotté la toute première fois ("scritch", donc). Suit un gauche large où on peut réaccélérer sur l'angle, puis c'est la ligne droite des stands suivi d'un gauche généreux, et on recommence.
La pratique du circuit de Mérignac, très compact et donc très physique, paye : en 20 minutes je ne fatigue même pas, d'autre part j'arrive à faire de très gros freinages au bout de la ligne droite, ce qui me vaudra de faire quelques dépassements sur des motos plus puissantes contre lesquelles je ne pouvais rien dans la ligne droite (je ferai aussi quelques beaux dépassements en courbe, notamment la fameuse Henri Oreiller).
En contrepartie, la vitesse sur ce circuit n'a plus rien à voir avec Mérignac. Même dans l'escargot, où j'ai tant de difficulté et où j'ai l'impression de me traîner à 40, je suis à 70-80. Ma vitesse max enregistrée pour cette journée est de 222 km/h.
A la fin de la journée, ce sont des mines réjouies partout sur la paddock. Tout le monde s'est visiblement fait bien plaisir malgré une météo capricieuse, et il n'y a pas eu de casse (quelques petites sorties de piste tout au plus).
Nous remballons nos affaires, sanglons les motos, faisons nos adieux aux copains du Bordeaux Moto Club et rentrons, épuisés par la mauvaise nuit et la journée bien remplie, mais heureux.
15:21 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675


