29.09.2008
Scritch !

09:05 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, daytona, 675, triumph
23.09.2008
Rencontre nationale Planète-Ducati 2008
Jour 1
Mercredi 17, 9h30. Juliette (SV650), Patrick (Mostro 600) et moi (Daytona 675) nous mettons en route pour la première étape du voyage. Le temps est frais mais clair, on nous promet du soleil pour toute la journée.
Nous commençons par un petit bout d'autoroute jusqu'à La Réole. De là nous rallions Monségur puis Duras par les jolies routes de l'Entre-Deux-Mers. Ensuite c'est le Lot-et-Garonne : Miramont-de-Guyenne, Cancon, Monflanquin, Fumel. C'est enfin le Lot, ses merveilleuses routes et ses superbes villages, monuments et paysages. Nous faisons une halte à Puy-l'Evèque dans un petit troquet qui est normalement fermé mais qui veut bien nous servir, puisqu'après tout il y a déjà quelques locaux à table. Un délicieux morceau de hampe et quelques frites plus loin, il est temps de se remettre en route.
Nous traversons Cahors puis nous amusons un peu sur la route de Limogne-en-Quercy et Villefranche-de-Rouergue.
Il fait toujours beau et chaud en Aveyron tandis que nous parcourons l'ennuyeuse D911 jusqu'à Pont-de-Salars. Là nous obliquons plein sud vers le lac de Pareloup. Nous passons par Saint-Beauzély. La route et le village sont de toute beauté, c'est un détour qui en vaut vraiment la peine.
Arrivés à Millau l'heure a déjà pas mal tourné et comme nous sommes attendus à Montpellier, nous devons nous résoudre à annuler le passage dans les Cévennes et à prendre l'autoroute. Ce sera pour moi l'occasion de découvrir le viaduc par le dessus. Ben finalement, c'est plus impressionnant de dessous !
Patrick, Juliette et le viaduc
La descente du Pas de l'Escalette se fait à allure fort peu légale... Oui oui, on a bien vu le radar automatique, on ralentit pour passer devant. :-D
Arrivée chez le copain à 20h00. Stéphane (ST2) nous rejoins vers 21h30.
Jour 2
D'abord, on passe récupérer le sac de sable officiel de Planète-Ducati, Lionel. Il fera le trajet sur le ST2, derrière Stéphane.
Comme hier, on commence par de l'autoroute. Sortie à Avignon. Nous filons jusqu'à Carpentras et comme nous sommes partis un peu tard, c'est déjà l'heure de déjeuner. Il y a ce qu'il faut dans le centre de Carpentras, joli petit patelin.
Le trajet vers Vaison-la-Romaine nous rappelle la Flatapak. Les températures sont bien plus clémentes qu'à Pâques !
Après Vaison, c'est Nyons et les gorges de l'Eygues. Miam miam !
De Serres nous poursuivons sur Veynes, puis nous nous échappons par la montagne pour rallier Tallard sans passer par Gap. Les paysages sont de toute beauté, là encore j'étais bien inspirée !
Nous passons ensuite au sud du lac de Serre-Ponçon afin de faire le tour par le côté est et la sompteuse D954 jusqu'à Savines. C'est fantastique...
Les demoiselles coifées du lac
Le ciel se couvre un peu, il est temps d'arriver. Nous suivons la route de Briançon jusqu'à Argentière, puis nous montons à notre gîte, à Pelvoux.
Le gîte de la Blanche a 3 siècles d'histoire, c'est très joli. Nos hôtes sont charmants et quelques copains sont déjà là. Les autres ne vont pas tarder. En dernier arriveront les Vendéens, sous la pluie.
Jour 3
Reveil à 7h30 : Xav nous a proposé de faire la balade avec lui et Gilles. 5 autres copains se greffent à nous et c'est parti.
Après une mise en jambes par l'est du lac, par où nous sommes passés hier, nous entamons l'ascension du col de la Cayolle. Il fait froid mais beau, tout va bien. :-)
C'est beau la montagne
En bas, à Guillaumes, nous nous arrêtons pour déjeuner.
Tablée de motards au soleil
Cap à l'est, sur Valberg, Beuil puis St-Sauveur-de-Tinée. La vallée de la Tinée se fait sans traîner puis c'est la montée au col de la Bonette. Là-haut un peu de grêle nous attend mais les nuages cèderont rapidement la place au beau temps.
Pour finir, nous rentrons par le col de Vars.
Nous arrivons au gîte fourbus mais heureux !
Jour 4
Il fait encore plus beau qu'hier ! Cette fois-ci nous décollons à 10h avec quelques kikis savoyards : Alain, Cécilie et Sylvain. Stéphane, Lionel et Juliette se joignent à nous.
Nous commençons par rejoindre Guillestre puis montons à St-Véran, "la plus haute commune d'Europe".
Nous attaquons le col de l'Agnele, c'est la frontière avec l'Italie.
Après une superbe descente, on se retrouve en galère.. Les kikis ont prévu d'aller jusqu'à Cuneo pour manger une pizza, mais Cuneo c'est tout droit... 60 bornes d'ennui... Enfin bon, la prochaine fois c'est moi qui ferai le road-book, ça m'apprendra !
En fait de pizza c'est le premier plat de pâtes qui se présente que nous avalons tant il se fait tard et nous sommes affamés. Puis nous partons sur Vinadio pour rentrer par le col de Larche. Hélas, un accident provoque la fermeture de la route. Bien qu'il y ait la place de passer, les carabinieri ne veulent rien savoir et nous font comprendre que ça prendra le temps que ça prendra. Nous décidons donc de passer ailleurs. Pas beaucoup d'options : nous passons par le très beau col de la Lombarde puis de nouveau le col de la Bonette. Cette fois-ci nous trouvons la pluie, c'est un peu galère. Dans la descente la route est mouillée et nous avons le soleil dans les yeux.
Nous rentrons par le lac car le col de Vars est dans les nuages, et ils n'ont pas l'air de plaisanter.
Journée fatigante, impressions mitigées.
Jour 5
C'est déjà fini.. Il est temps de saluer les 35 copains et de profiter du soleil et des belles routes vers l'ouest.
Direction Gap pour commencer, puis Aspres-sur-Buech. Le passage dans la Drôme se fait par le col de Cabre. Belle route et beaux paysages, la journée commence bien !
Nous arrivons à Die, puis c'est Crest, Loriol, et la pause déjeuner un peu avant Privas. De là nous suivons l'Ardèche vers Aubenas. Il y a malheureusement beaucoup de patelins et un peu de circulation sur cette route, ce n'est pas aussi bien que je l'espérais.
Nous filons sur la route du Puy-en-Velay, ennuyeuse. Enfin c'est la D590 : Langeac, Pinols puis St-Flour. Là, c'est du bon ! :-)
Nous arrivons à Murat vers 18h, coucou "oncle" ! :-D
Jour 6
Une bise à Serge et Michelle puis c'est reparti pour la dernière journée. Le temps étant décidément au beau fixe, passage par le Puy-Mary et la route des Crêtes pour aller à Aurillac.
De là nous filons sur Laroquebrou et St-Céré. Petit détour par Rocamadour et la très amusante route de Payrac.
Puis c'est Souillac, Sarlat, les Eyzies, et comme tout le monde est fatigué on fonce sur Périgueux et on finit par de l'autoroute.
Juliette nous propose d'aller dîner chez ses parents histoire de finir tranquillement.
De courtes mais bien belles vacances. :-)
18:11 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675, alpes, cantal
02.09.2008
Mérignac, 31 août 2008
13:35 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Moto, Triumph, Daytona, 675
28.07.2008
Photo Pau-Arnos
17:30 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
Roulage à Pau-Arnos
(cliquer pour agrandir les photos)
Cette fois encore, nous désertons avec le Bordeaux Moto Club le circuit de Mérignac pour aller jouer sur un terrain autrement plus impressionnant : le circuit de Pau-Arnos.
Situé à quelques kilomètres de Pau, dans une campagne verte et vallonnée, c'est sans doute l'un des plus beaux circuit de France... et l'un des plus difficiles ! Montées, descentes, virages en aveugle, dévers... Il y a de quoi se faire de sérieuses émotions fortes.
Nous avons cette fois-ci plus de chance que pour Nogaro : le soleil est de la partie.
Nico et Julien nous retrouvent à la maison, leurs machines sur leur remorque, bientôt suivis de Xav et Loïc qui charge sa moto ("logée" chez nous à titre gracieux) sur leur remorque. Tromfette et la Diva sont de la partie, en ce qui nous concerne Patrick et moi.
(Notez, en bas à gauche, la "superbe" déco artisanale dont j'ai affublé Tromfette, la pauvre).
Moave emmène Juliette sur le ST2, nous embarquons Claire dans la bétaillère - elle est venue tout exprès sur son Mostro pour faire des photos de la journée.
Vers 20h30 nous arrivons au circuit, il y a un parking verdoyant surmonté d'une butte avec des arbres : sous ces derniers nous attendent déjà Bougri et Rikos. C'est ici que nous dressons le campement, plutôt que sur le paddock en contrebas. Nous allons saluer les copains sur le paddock, récupérons notre petit bracelet pour la journée de demain puis squattons le barbecue du BMC pour faire cuire nos saucisses. La soirée est peinard, il fait beau et doux.
Nous nous couchons vers 1 heure.
Le réveil est à 7 heures et est plutôt difficile. L'air est humide, la brume matinale n'est pas encore levée. Je descends sur le paddock prendre une douche (froide !) et je retrouve les autres au petit déj.
A 8h30 nous sommes équipés et en pré-grille pour la première session de la journée. Nous tournons en Débutants : un circuit inconnu réputé difficile ayant modéré nos ardeurs. La brume se lève doucement et la journée promet d'être belle.
Hélas, les responsables du circuit (qui nous ont causés pas mal de problèmes depuis la veille...) refusent l'accès à Claire pour des questions d'assurance. Son accréditation sur le championnat mondial SuperBike ne suffit pas, et la signature d'une décharge (ce qui suffit habituellement sur les autres circuits) ne leur convient pas. Nous n'aurons donc pas de photos... :(
Nous sommes lâchés sur la piste en 4 petits groupes de 10, un pilote confirmé en tête de chaque groupe pour nous indiquer les bonnes trajectoires. Je me retrouve en queue du 2ème groupe et grogne un peu car le groupe a du mal à rouler bien proprement dans la "trace" de notre ouvreur et donc je dois improviser mes propres trajectoires.
Je suis en mode découverte, le circuit est vraiment impressionnant.
La pré-grille :
Le tracé :
Quelques détails :
- (1) Voici la ligne droite des stands, assez courte et dans laquelle on entre en aveugle par un droit en montée.
- (2) la ligne droite se termine sur un pif-paf en descente, mieux vaut éviter les excès d'optimisme et se placer à temps, à vitesse gérable...
- (3) Après le pif-paf, un grand droit (en bas de la photo, ce n'est pas le pif-paf mais l'accès au circuit).
- (4) Aperçu du grand droit au complet.
- (5) Le droit se referme assez fort, en descente.
- Il est suivi d'un court gauche aveugle que l'on peut prendre sans ralentir.
- Ensuite il y a une petite ligne droite, puis on attaque un joli gauche en montée (6) :
- Suit alors un double-droit dont la deuxième partie est plus serrée et ouvre sur une grosse descente. Il y a également une petite bosse dans le double-droit : si on saute dessus sans être bien placé, il y a des chances de se retrouver dans le bac à gravier...
- (7) La descente se fait aussi vite que possible, le virage droit étant très large, mais attention : quand on attaque la descente, la roue avant peut délester si on ouvre très fort et on peut donc sortir de sa trajectoire très rapidement. En outre, dans le grand droit ça remonte et donc on tasse les suspensions. Mieux vaut avoir une moto avec une excellente partie-cycle... et un pilote bien placé !
- Cette petite montagne russe amène très vite sur un gauche en épingle. Gros freinage recommandé sous peine de visiter les bacs à gravier...
- Au sortir de l'épingle il y a un petit bout tout droit avec... on ne sait pas quoi derrière !
- On arrive en effet sans aucune visibilité sur une chicane vicieuse, tout en descente. C'est la partie la plus difficile du circuit, il faut plonger à basse vitesse dans le gauche et se replacer très rapidement dans le droit, qui remonte brutalement.
- Un dernier droit en montée, qui cache la ligne droite, vient finir le tracé.
Après quelques tours, je commence à trouver les bonnes trajectoires et les bons rapports de boîte. Les dévers m'impressionnent moins qu'ils ne m'amusent tant la Daytona se joue des changement brutaux de charge. Les suspensions sont réglées comme il faut et je ne tarde pas à prendre de la vitesse et un pied d'enfer.
Je finis même par m'en sortir pas trop mal dans la chicane et à la sortie de celle-ci j'arrive à faire de beaux dépassements sur une accélération en virage.
Finalement, je regrette de m'être inscrite en Débutants, j'aurais pu rester en Moyens. Nous sommes toutefois quelques uns à rouler assez fort dans ce groupe. Je m'applique à faire bien attention aux moins rapides, quitte à retarder un dépassement pour ne pas faire de frayeurs aux plus timorés. En partant en tête à chaque session, je peux généralement rouler à mon rythme sans être gênée, jusqu'à ce que je rattrape les plus lents qui sont alors suffisamment espacés les uns par rapport aux autres pour pouvoir dépasser sans problème.
Je suis tellement à l'aise sur le circuit que dès la première session, j'atteins mon objectif de la journée : poser le genou gauche... Ca y est, le slider gauche est baptisé et le droit, déjà pas mal usé, se sent moins seul !
C'est donc une journée fantastique et bien ensoleillée qui s'achève à 17h30. Il nous faut alors remballer nos affaires et rentrer à la maison, en se promettant de revenir tourner ici.
(Anecdote : vitesse max enregistrée pour cette journée : 194 km/h)
VIDEO : voici un tour de circuit en caméra embarquée.
16:50 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
17.07.2008
Nogaro : photos
Tromfette devant les stands. Notez les polys quelque peu fantaisistes... j'avais commencé - et raté - une peinture. Y'a du ponçage à faire...
Dans l'escargot.
Patrick dans l'escargot.
Etude de déhanché... :D

12:13 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
07.07.2008
Nogaro : la pluie et le paradis
Samedi 5
Pas question de traîner : dès 11 heures, Nico passe à la maison et nous partons faire les courses du week-end, pour 6 personnes. Dès le déjeuner avalé, Patrick prépare la diva (purge d'embrayage, vidange) tandis que je m'affaire à la préparation des salades et au remplissage des caisses de bouffe.
Nous bourrons la bétaillère : table et chaises pliantes, glacière, stocks, cuirs, casques et bottes, caisses à outils, compresseur, lampe halogène, tentes, duvets, tapis de sol, béquilles d'atelier, sac de fringues...
Nous attelons la diva et Tromfette sur la remorque, Nico et Julien sont déjà là avec leurs motos sur leur remorque, arrivent Xav et Loïc, nous finissons l'arrimage des dernières motos et il est 19h30 lorsque nous nous mettons en route.
Petit passage à la station service pour remplir les réservoirs des machines, et c'est parti : autoroute jusqu'à Langon, puis Bazas, Captieux, Roquefort, Villeneuve-de-Marsan, le Houga et Nogaro : 21h30.
Nous nous installons sur le nouveau paddock, qui n'était pas encore en service l'année dernière. Il y a déjà quelques copains sur place. Le temps de descendre les motos et monter la tente et nous retrouvons le staff du Bordeaux Moto Club dans le box numéro 1. C'est l'heure de l'apéro, on nous accueille avec un verre et des cacahuètes au milieu des motos stationnées là. Les grandes tables sont dressées et les barbecues démarrés. Le ciel, très lourd, semble vouloir se retenir.
Peu à peu le paddock se remplit, mais beaucoup n'arriveront que demain matin.
Après quelques misères pour mettre en route notre barbecue, nous passons la soirée à manger, boire, rire et se promettre des accélérations sur l'angle pour demain. C'est alors que la pluie se décide à venir gâcher la fête. Le barnum est monté en catastrophe mais, finalement, nous ne tarderons pas à aller nous coucher.
L'orage éclate, le ciel se déchire, il pleut à verse. Impossible de dormir avec le raffut. Ca promet pour demain...
Dimanche 6
Au petit matin nous établissons un classement des modèles de tentes Quechua en fonction de leur résistance à l'eau. Certaines s'en sortent avec les honneurs, d'autres... euh bon, heureusement qu'on a stocké que les caisses de bouffe dedans. Que la bouffe ? ah non, y'a aussi notre sac de fringues.. Dommage...
La pluie semble vouloir cesser mais la piste est détrempée. Tant pis, on va aller tourner en touriste, pour (re)découvrir le circuit.
Ca fait plaisir de se retrouver sur un vrai beau circuit !
Je m'applique à déhancher autant que je peux, un peu de travail physique c'est toujours ça de pris. Pour la deuxième session je commence même à me détendre un peu sur le mouillé et j'avance un poil plus vite. Patrick, lui, a préféré se dégonfler et ne roule pas - il prendra sa revanche l'après-midi !
A l'heure du déjeuner les regards sont tournés vers le ciel : la piste commence à sécher, pourvu que ça tienne !
Et ça tiendra ! On va enfin pouvoir rouler sur le sec.
Là, évidemment, ce n'est plus la même histoire. Il ne me faudra pas longtemps pour retrouver les bonnes sensations et des trajectoires à peu près potables.
Rapidement, mon slider droit frotte dans ce virage même où, l'année dernière, il avait fait un tout petit "scritch" pour la première fois. Youpi ! La fête commence ! S'il est clair que je ne peux rivaliser avec les locaux de l'étape, je parviens toutefois à dominer quelques copains et faire quelques beaux dépassements. Au fil des tours, mes trajectoires s'affinent, ma vitesse augmente et les virages où je frotte à droite sont plus nombreux. A gauche, pas d'espoir : je me fige, je ralentis, j'utilise encore trop mes bras, pas moyen de me détendre. Mon slider gauche reste vierge.
Voici une petite revue de détail (le circuit se pratique dans le sens horaire) :
On entre sur le circuit par le virage de la ferme (en haut à droite). Suit un droit rapide ("scritch" !) puis un droit qui se resserre vicieusement (la double courbe de Caupenne, plus connu sous le nom de "l'escargot") avant de donner sur un gauche serré. Cet ensemble est très difficile et il me faudra beaucoup de tours pour arriver à m'en dépatouiller et me placer correctement. La sortie du gauche conditionne la vitesse d'attaque dans la ligne droite : en effet, si on arrive à sortir bien placé, on peut aborder le droit rapide (courbe de l'aviation) sans difficulté et remettre très tôt du gaz. Une fois bien dans le rythme, je parviens à pousser tous mes rapports dans la ligne droite et j'attaque mon freinage en 6ème, un peu après le panneau 200 mètres. Je plante alors les freins et attends d'être assez bas dans les tours pour tout rétrograder en rafale, sans frein moteur, et me retrouver en 2ème pour l'épingle de l'école ("scritch" !), un droit serré qui ouvre sur un droit plus rapide. Le gauche suivant est traître : un vilain raccord de goudron se trouve en plein sur ma trajectoire. Je prends tantôt plus large et perds du temps, tantôt plus serré et me retrouve trop à l'extérieur, jusqu'à ce que je m'aperçoive que le raccord n'est pas si méchant que ça et que je peux rouler dessus sans glisser. Ensuite un gauche très large où l'on prend de la vitesse... avec circonspection car malheureusement, en sortie de virage, il reste des flaques d'eau. Il y a carrément une "rivière" qui traverse la piste juste avant la passerelle (indiquée par le drapeau à damier sur ce plan) : le pneu se mouille, il faut donc gérer le gros freinage suivant avec tact. Le double-droit qui suit est très sympa, on le prend très vivement ("scritch" et "scritch" !). Gaz dans le petit bout droit, puis voici la courbe Henri Oreiller (!) où j'avais frotté la toute première fois ("scritch", donc). Suit un gauche large où on peut réaccélérer sur l'angle, puis c'est la ligne droite des stands suivi d'un gauche généreux, et on recommence.
La pratique du circuit de Mérignac, très compact et donc très physique, paye : en 20 minutes je ne fatigue même pas, d'autre part j'arrive à faire de très gros freinages au bout de la ligne droite, ce qui me vaudra de faire quelques dépassements sur des motos plus puissantes contre lesquelles je ne pouvais rien dans la ligne droite (je ferai aussi quelques beaux dépassements en courbe, notamment la fameuse Henri Oreiller).
En contrepartie, la vitesse sur ce circuit n'a plus rien à voir avec Mérignac. Même dans l'escargot, où j'ai tant de difficulté et où j'ai l'impression de me traîner à 40, je suis à 70-80. Ma vitesse max enregistrée pour cette journée est de 222 km/h.
A la fin de la journée, ce sont des mines réjouies partout sur la paddock. Tout le monde s'est visiblement fait bien plaisir malgré une météo capricieuse, et il n'y a pas eu de casse (quelques petites sorties de piste tout au plus).
Nous remballons nos affaires, sanglons les motos, faisons nos adieux aux copains du Bordeaux Moto Club et rentrons, épuisés par la mauvaise nuit et la journée bien remplie, mais heureux.
15:21 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, triumph, daytona, 675
27.06.2008
18 mai 2008, Mérignac
11:03 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moto, circuit, triumph, daytona, 675
23.06.2008
Roulage du 22 juin à Mérignac
Depuis mes "scritch" de la dernière journée, j'attendais celle-ci avec une impatience difficilement retenue ; c'est qu'on devient vite accro aux sensations ! Les orages de la nuit ont laissé quelques flaques sur le circuit. Le temps, nuageux et lourd, nous fait craindre le pire mais finalement nous roulerons au sec et plus particulièrement l'après-midi sous le soleil et une chaleur infernale. Ma première session est à la hauteur des précédentes : j'ai de suite mes bonnes sensations, je scritche avec gourmandise dans les deux paraboles. :) Sur un gauche dans le sinueux, je sens mon slider qui poque et me fait très légèrement rebondir, comme la première fois que j'avais frotté à droite. Commencerais-je à trouver la bonne position à gauche ? Aux tours suivants, un morceau de quelque chose dans le virage me perturbe un peu. Faudra signaler ça aux commissaires de piste, ce n'est pas vraiment dans la trajectoire mais c'est un peu gênant quand même. Malgré mon travail appliqué, pas moyen de faire frotter à gauche. Tant pis, ça sera pour plus tard. Sur circuit, mieux vaut ne pas être trop impatient... En sortant je m'apprête à prévenir les commissaires au sujet du bidule sur la piste... et remarque que je n'ai plus de slider à gauche !! Pas besoin de chercher midi à quatorze heure. Le "poc" et le bidule par terre, c'était mon slider qui s'était fait la malle... Pas de souci, les commissaires l'ont ramassé et je le récupérerai à la pause déjeuner. Ma deuxième session est plus laborieuse : je suis un peu coincée dans un paquet de pilotes et entre ceux qui me doublent et ceux qui me gênent, je profite peu des paraboles et scritche rarement. J'en profite toutefois pour travailler mes régimes et passages de rapport, parce que faire tout le circuit en 3 c'est quand même pas l'idéal, même si la petite Dayto en est très bien capable. Cette fois-ci je joue un peu plus haut dans les tours et fait le plus gros en 2. Je passe la 3 en sortie de parabolique avant d'arriver sur la chicane, où je repasse la 2, puis la 3 à nouveau en sortie de chicane. Je constate ainsi 2 choses : le moteur rupte à 13000 tours. Et j'arrive maintenant à prendre 180 km/h en vitesse de pointe (175 la dernière fois), probablement avant la chicane. Avec la pause déjeuner, la chaleur s'installe. La première session de l'après-midi est un vrai calvaire. Je sue dans mon cuir, la fatigue, la digestion et l'heure de la sieste n'arrangent pas les choses. Je ne suis pas dans le rythme, je n'ai pas un bon feeling. Je sors avant la fin plutôt que de faire des bêtises. J'attends toutefois la dernière session de la journée (ce dimanche, c'était 4 sessions de 20 minutes au lieu de 5 de 20, 15, et 3 x 12). Bien m'en a pris, ça va déjà beaucoup mieux. J'arrive à me placer dans un "trou", personne devant, personne derrière, et je peux donc travailler à mon aise. Je scritche de nouveau et j'essaie d'améliorer mon freinage. Je gagne quelques mètres avant la chicane, que j'arrive aussi à mieux négocier. Pour le freinage du bout de "ligne droite", je retarde jusqu'à l'entrée en courbe : ça fait bizarre de freiner en virage tout en se préparant à déhancher, mais je m'en sors pas trop mal. Bilan de la journée, du plaisir mais un peu de galère aussi... J'ai toujours du mal à me positionner sur les virages à gauche et à me détendre assez pour passer à l'aise. La Triumph est toujours aussi géniale, je ne me lasse pas du plaisir à faire de la piste avec ! :) Prochain roulage : Nogaro le 6 juillet.
10:30 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Moto, circuit, triumph, daytona, 675
19.05.2008
Scritch !
La journée commence un peu mal : le circuit est impraticable, des voitures y ont tourné la veille et sont manifestement passées dans les bacs à graviers, sans se soucier de faire un peu de nettoyage derrière... :/
Il y a donc du gravier partout sur la piste.
Le temps que le proprio du circuit soit contacté, vienne, se fasse engueuler, et qu'il rejoigne quelques courageux armés de balais pour virer les cailloux, une heure s'est écoulé et les nuages chargés de pluie se sont approchés.
Ca ne loupe pas, la première session, celle des débutants, se fera sous une pluie fine. Heureusement le nuage n'était pas gros et la piste commence à sécher un peu pendant la session des moyens. Pour ma session, celles des moyens/anciennes, on roule sur du quasi-sec. Ouf.
La deuxième série de la matinée se fait sur le sec. Je suis bien, il fait bon, les pneus sont en températures et j'ai compris que cette moto se travaille "aux pieds".
Après quelques tours de chauffe, je me présente dans le dernier virage (parabolique) avant la ligne droite (enfin, ex-ligne droite puisqu'elle est maintenant coupée par une chicane). Je reste sur un bon filet de gaz, déhanche et pousse fort avec le pied dans l'intérieur du virage. Scritch !! Le slider droit à frotté ! Je suis tellement surprise que je fais un écart. Ca m'était déjà arrivé à Nogaro l'année dernière, la seule et unique fois ou j'avais touché : slider et botte, je m'étais fait surprendre et j'avais failli finir sur le vibreur... Cette fois-ci ce n'est qu'un petit écart, mais surtout la certitude qu'au prochain passage, ça va recommencer et je saurai ce qui se passe ! :)
Effectivement, le tour bouclé je refais la même : bonne vitesse, déhanché, pousse sur le pied, scrrrrriiiiitch !!!! Youhou !! Pas d'écart cette fois-ci, la sensation est super, j'ai l'impression d'être totalement en contrôle et que j'ai encore beaucoup de marge pour aller plus vite.
A l'autre bout du circuit, je me surprends à frotter à nouveau dans l'autre parabolique ! C'est la fête ! :)
Côté gauche en revanche pas d'amélioration. Il faut dire que les virages à gauches sont peu nombreux et plus courts que ceux à droites, on a moins le temps de les préparer. Bref va falloir se dépouiller, ça va être plus physique !
La journée passe, à chaque session les tours s'enchaînent avec plus ou moins de "scrrriitch" dans les paraboliques, slider et parfois botte aussi. Je fais pas mal de dépassements, soit sur le freinage avant le dernier virage du fond, soit à l'intérieur de ce virage (scrrriiiitch !! :D), soit en sortie de parabolique devant la "pit lane".
Un habitué vient me voir à la fin d'une session pour me dire : "tu as vachement progressé par rapport à la dernière fois, avant je te doublais, maintenant c'est toi qui me double, et propre en plus ! C'est presque humiliant !". Aïe aïe aïe les chevilles ! ;)
En fin de journée je fais attention toutefois à ne pas me laisser emporter par l'enthousiasme. Je "scritche" moins car je suis un peu bloquée par deux autres personnes devant moi et je garde la tête froide, pas la peine de prendre des risques (pour moi et pour eux !) et tenter un dépassement un peu trop confiant. Un drapeau jaune (incident sur la piste) vient calmer mes dernières ardeurs, je finis le dernier tour tranquillement derrière les deux lascars.
Je note toutefois que j'ai atteint une vitesse max de 180 km/h (enregistrée dans mon ordi de bord). C'était 206 avant que la chicane ne soit installée dans la ligne droite. Patrick pense que sans la chicane, j'aurais sans doute frôlé le 220.
La Daytona est fabuleuse, je peux faire tout le circuit en 3 maintenant qu'il n'y a plus de ligne droite. Au plus lent, je sors de la chicane à 5000 tours. Au plus rapide (180, donc), j'arrive devant le point de freinage de la chicane à 12500 tours. Sur toute cette plage de régime, la moto pousse, pousse, pousse... C'est fabuleux !
Il y a toutefois un très léger creux à 6000 tours. La prochaine fois j'essaierai donc de passer la 2 dans la chicane pour en sortir plus haut dans les tours.
Cette fois-ci c'est la bonne !
Le pneu arrière a eu chaud...
Le pneu avant aussi !
Prochain roulage : le 22 juin.
13:56 Publié dans Piste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, circuit, daytona, triumph



