20.10.2008

Circuit de Mérignac, 19 octobre

La journée commence fraîchement : le wind-stopper sous le cuir n'est pas de trop. Je regrette même de n'avoir pas enfilé mes gants d'hiver, le temps d'aller au circuit j'ai les doigts glacés... En revanche il fait très beau. On nous promet 21 degrés pour l'après-midi. A 8h, il y a déjà du monde. Je suis venue tôt pour donner un coup de main au staff du BMC. On prépare la buvette et la salle des commissaires de piste, puis je fais mon inscription et récupère mon bracelet pour la journée. Le BMC décide de retarder d'une demie-heure le début des sessions car il fait trop froid. Aujourd'hui tous les groupes sont archi-complets. Un concessionnaire Suzuki, également propriétaire de Harley-Buell, a réservé des places dans chaque groupe pour ses clients, il y a donc de nouvelles têtes sur le paddock. Beaucoup de GSX-R et 4 Buell. Les débutants font leurs premiers tours. Déjà un drapeau rouge et une intervention de la Croix-Rouge. Heureusement, rien de grave. Idem pour les Moyens. Drapeau Rouge, ambulance, moto en vrac. Quand c'est mon tour, dans le groupe mixte Moyens/Motos anciennes, je commence de timides tours de chauffe. Au bout de 2 tours je n'ai toujours aucun grip dans les pneus, c'en est presque inquiétant. Je décide de continuer à rouler "sur des oeufs". Devant moi il y a 3 pilotes. Celui de tête, un des "nouveaux" en Gex, semble vouloir prendre déjà de la vitesse. Ca ne loupe pas : il perd l'avant, chute et part en glissade vers le terre-plein central. La moto heurte le vibreur et effectue deux tonneaux. Aïe, il y aura de la casse ! Heureusement nous évitons moto et pilote sans trop de problème et, sous drapeau rouge, rentrons aux stands. Pendant la rapide évacuation, Manu en profite pour rappeler quelques règles de base que certains semblent ignorer : des pneus, ça se chauffe. Le sol est à 2°C. Je comprends mieux pourquoi mes pneus ne montaient pas en température ! Nous repartons. Au bout du 4ème tour, je commence à sentir que ça accroche. J'augmente progressivement ma vitesse et je pourrai finalement faire les 2-3 derniers tours a bonne allure. Il y aura entre-temps un autre incident, cette fois-ci un tout droit dans les graviers. Nous ne resterons qu'un tour sous drapeau jaune. Chez les confirmés, il y aura de nouveau des gamelles. Une nécessitera une évacuation vers l'hôpital (douleurs aux côtes). Quel carnage ce matin ! La deuxième session de la matinée se passera mieux, la température du sol étant un peu plus élevée. Je me positionne pour partir la première. Après mes tours de chauffe, je trouve un bon rythme et m'amuse bien. Mais je finis par rattraper la queue de peloton. Je constate alors que le groupe est aujourd'hui vraiment très disparate : les mecs en Gex ne semblent pas bien connaître le circuit, leurs trajectoires sont approximatives. Certains sont très lents, d'autres poussent au cul de façon un peu hasardeuse. Il n'est pas facile de se sortir d'un paquet disparate. Je galère un peu puis parviens à doubler les plus lents tandis que les plus rapides profitent du boulevard que je leur laisse pour me passer fissa. Là, je suis bien et je recommence à me faire plaisir. Hélas, à cause de tous les incidents de la matinée qui ont entraîné des retards, la session de 20 minutes est ramenée à 10. Il est déjà temps de sortir. L'après-midi, c'est une autre histoire. Il fait chaud. Je me méfie à présent des invités du concessionnaire Suzuki, beaucoup semblent être là pour montrer qui a la plus grosse. Partie à mi-peloton, je laisse les furieux prendre la tangeante et je m'applique à faire de belles trajectoires. Un mec en Gex blanc, plutôt rapide, me fait l'intérieur dans la parabolique des stands. Cela passe ici d'habitude sans problème, quand les trajectoires sont propres personne ne se gêne. Mais cet ahuri semble mal gérer sa traj' et commence à élargir ! Je suis contrainte de faire un écart et de ralentir afin d'éviter qu'il ne m'embarque avec lui vers les graviers. Il se rattrape et remet du gaz. Je l'insulte copieusement sous mon casque. Ensuite, ça va bien, je commence à rouler à mon niveau habituel et ça scritche allègrement. :) Quelques tours plus tard, revoilà mon Gex blanc, décidément très rapide... mais toujours aussi cochon dans ses approches ! Je suis cette fois-ci derrière un paquet, dans la même parabolique. Le Gex fait l'intérieur à tout le monde, écarte à nouveau - gênant 2 pilotes visiblement très surpris, à voir l'écart qu'ils font -, donne un brusque coup d'angle pour reprendre la corde, gênant au passage un pilote obligé de freiner (!) pour ne pas se faire percuter. Quel #&@*$ !!! Fin de session. La dernière sera la plus "sportive". Il y a quelques confirmés, mais des habitués, qui roulent dans notre session. Je parviens à me détacher du troupeau et roule un moment à mon rythme, me faisant bien plaisir. Arrivent alors les confirmés. Un RSV1000 me passe après la parabolique du fond, sans problème, et fait un beau freinage de trappeur dans la chicane : je vois sa roue arrière danser la valse. Couillu, le caribou ! :) Un peu plus tard, c'est un copain en Thundercat qui me passe. Lui m'occasionnera une petite frayeur : il se présente sur ma droite au moment où je commence à me rabattre pour prendre la chicane ! Ca passe à un poil de cul, heureusement il sait ce qu'il fait. Mais bigre, ça surprend ! Il viendra s'excuser plus tard de sa manoeuvre franchement virile, mais pour moi c'est réglo, c'était propre et à part la petite frayeur, ça ne m'a pas gênée. Ensuite j'arrive au cul d'un gars sur un engin indéterminé. J'attends l'ouverture puis, à la sortie de la parabolique du fond, je lui fais l'intérieur et mets du gaz jusqu'à la chicane. C'est passé ! Je l'entends qui me colle au derrière. Après un tour, il trouve une ouverture et me repasse avant la parabolique des stands. En voilà un qui veut jouer. OK, c'est parti. Nous allons passer 3 tours à jouer au chat et à la souris, nous passant et repassant avec fureur - mais toujours propre - jusqu'au drapeau à damier. Bigre ! C'est la première fois que je me bats vraiment sur le circuit ! Je suis en nage et mes jambes me portent à peine en descendant de la moto, tellement c'était intense. Voilà qui achève dignement cette journée mitigée. Sur le paddock, du côté des Gex, on entend une moto au rupteur. C'est bien la première fois, ici. Avec quelques habitués, nous nous regardons, légèrement affligés. Le comportement de ces gens sur le paddock est finalement à l'image de leur attitude sur le circuit : médiocre. Je me sauve avant que ça ne tourne au concours de bite. Note pour plus tard : ne pas venir rouler un jour où des places sont réservées par le concessionnaire Suzuki. (J'apprends ce matin que les 3 cartons les plus sérieux de la journée étaient 3 GSX-R... C'est à se demander si le concessionnaire n'a pas fait exprès de proposer cette journée de circuit, pour pouvoir vendre des pièces !)

27.06.2008

18 mai 2008, Mérignac

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23.06.2008

Roulage du 22 juin à Mérignac

Depuis mes "scritch" de la dernière journée, j'attendais celle-ci avec une impatience difficilement retenue ; c'est qu'on devient vite accro aux sensations ! Les orages de la nuit ont laissé quelques flaques sur le circuit. Le temps, nuageux et lourd, nous fait craindre le pire mais finalement nous roulerons au sec et plus particulièrement l'après-midi sous le soleil et une chaleur infernale. Ma première session est à la hauteur des précédentes : j'ai de suite mes bonnes sensations, je scritche avec gourmandise dans les deux paraboles. :) Sur un gauche dans le sinueux, je sens mon slider qui poque et me fait très légèrement rebondir, comme la première fois que j'avais frotté à droite. Commencerais-je à trouver la bonne position à gauche ? Aux tours suivants, un morceau de quelque chose dans le virage me perturbe un peu. Faudra signaler ça aux commissaires de piste, ce n'est pas vraiment dans la trajectoire mais c'est un peu gênant quand même. Malgré mon travail appliqué, pas moyen de faire frotter à gauche. Tant pis, ça sera pour plus tard. Sur circuit, mieux vaut ne pas être trop impatient... En sortant je m'apprête à prévenir les commissaires au sujet du bidule sur la piste... et remarque que je n'ai plus de slider à gauche !! Pas besoin de chercher midi à quatorze heure. Le "poc" et le bidule par terre, c'était mon slider qui s'était fait la malle... Pas de souci, les commissaires l'ont ramassé et je le récupérerai à la pause déjeuner. Ma deuxième session est plus laborieuse : je suis un peu coincée dans un paquet de pilotes et entre ceux qui me doublent et ceux qui me gênent, je profite peu des paraboles et scritche rarement. J'en profite toutefois pour travailler mes régimes et passages de rapport, parce que faire tout le circuit en 3 c'est quand même pas l'idéal, même si la petite Dayto en est très bien capable. Cette fois-ci je joue un peu plus haut dans les tours et fait le plus gros en 2. Je passe la 3 en sortie de parabolique avant d'arriver sur la chicane, où je repasse la 2, puis la 3 à nouveau en sortie de chicane. Je constate ainsi 2 choses : le moteur rupte à 13000 tours. Et j'arrive maintenant à prendre 180 km/h en vitesse de pointe (175 la dernière fois), probablement avant la chicane. Avec la pause déjeuner, la chaleur s'installe. La première session de l'après-midi est un vrai calvaire. Je sue dans mon cuir, la fatigue, la digestion et l'heure de la sieste n'arrangent pas les choses. Je ne suis pas dans le rythme, je n'ai pas un bon feeling. Je sors avant la fin plutôt que de faire des bêtises. J'attends toutefois la dernière session de la journée (ce dimanche, c'était 4 sessions de 20 minutes au lieu de 5 de 20, 15, et 3 x 12). Bien m'en a pris, ça va déjà beaucoup mieux. J'arrive à me placer dans un "trou", personne devant, personne derrière, et je peux donc travailler à mon aise. Je scritche de nouveau et j'essaie d'améliorer mon freinage. Je gagne quelques mètres avant la chicane, que j'arrive aussi à mieux négocier. Pour le freinage du bout de "ligne droite", je retarde jusqu'à l'entrée en courbe : ça fait bizarre de freiner en virage tout en se préparant à déhancher, mais je m'en sors pas trop mal. Bilan de la journée, du plaisir mais un peu de galère aussi... J'ai toujours du mal à me positionner sur les virages à gauche et à me détendre assez pour passer à l'aise. La Triumph est toujours aussi géniale, je ne me lasse pas du plaisir à faire de la piste avec ! :) Prochain roulage : Nogaro le 6 juillet.

19.05.2008

Scritch !

La journée commence un peu mal : le circuit est impraticable, des voitures y ont tourné la veille et sont manifestement passées dans les bacs à graviers, sans se soucier de faire un peu de nettoyage derrière... :/ Il y a donc du gravier partout sur la piste. Le temps que le proprio du circuit soit contacté, vienne, se fasse engueuler, et qu'il rejoigne quelques courageux armés de balais pour virer les cailloux, une heure s'est écoulé et les nuages chargés de pluie se sont approchés. Ca ne loupe pas, la première session, celle des débutants, se fera sous une pluie fine. Heureusement le nuage n'était pas gros et la piste commence à sécher un peu pendant la session des moyens. Pour ma session, celles des moyens/anciennes, on roule sur du quasi-sec. Ouf. La deuxième série de la matinée se fait sur le sec. Je suis bien, il fait bon, les pneus sont en températures et j'ai compris que cette moto se travaille "aux pieds". Après quelques tours de chauffe, je me présente dans le dernier virage (parabolique) avant la ligne droite (enfin, ex-ligne droite puisqu'elle est maintenant coupée par une chicane). Je reste sur un bon filet de gaz, déhanche et pousse fort avec le pied dans l'intérieur du virage. Scritch !! Le slider droit à frotté ! Je suis tellement surprise que je fais un écart. Ca m'était déjà arrivé à Nogaro l'année dernière, la seule et unique fois ou j'avais touché : slider et botte, je m'étais fait surprendre et j'avais failli finir sur le vibreur... Cette fois-ci ce n'est qu'un petit écart, mais surtout la certitude qu'au prochain passage, ça va recommencer et je saurai ce qui se passe ! :) Effectivement, le tour bouclé je refais la même : bonne vitesse, déhanché, pousse sur le pied, scrrrrriiiiitch !!!! Youhou !! Pas d'écart cette fois-ci, la sensation est super, j'ai l'impression d'être totalement en contrôle et que j'ai encore beaucoup de marge pour aller plus vite. A l'autre bout du circuit, je me surprends à frotter à nouveau dans l'autre parabolique ! C'est la fête ! :) Côté gauche en revanche pas d'amélioration. Il faut dire que les virages à gauches sont peu nombreux et plus courts que ceux à droites, on a moins le temps de les préparer. Bref va falloir se dépouiller, ça va être plus physique ! La journée passe, à chaque session les tours s'enchaînent avec plus ou moins de "scrrriitch" dans les paraboliques, slider et parfois botte aussi. Je fais pas mal de dépassements, soit sur le freinage avant le dernier virage du fond, soit à l'intérieur de ce virage (scrrriiiitch !! :D), soit en sortie de parabolique devant la "pit lane". Un habitué vient me voir à la fin d'une session pour me dire : "tu as vachement progressé par rapport à la dernière fois, avant je te doublais, maintenant c'est toi qui me double, et propre en plus ! C'est presque humiliant !". Aïe aïe aïe les chevilles ! ;) En fin de journée je fais attention toutefois à ne pas me laisser emporter par l'enthousiasme. Je "scritche" moins car je suis un peu bloquée par deux autres personnes devant moi et je garde la tête froide, pas la peine de prendre des risques (pour moi et pour eux !) et tenter un dépassement un peu trop confiant. Un drapeau jaune (incident sur la piste) vient calmer mes dernières ardeurs, je finis le dernier tour tranquillement derrière les deux lascars. Je note toutefois que j'ai atteint une vitesse max de 180 km/h (enregistrée dans mon ordi de bord). C'était 206 avant que la chicane ne soit installée dans la ligne droite. Patrick pense que sans la chicane, j'aurais sans doute frôlé le 220. La Daytona est fabuleuse, je peux faire tout le circuit en 3 maintenant qu'il n'y a plus de ligne droite. Au plus lent, je sors de la chicane à 5000 tours. Au plus rapide (180, donc), j'arrive devant le point de freinage de la chicane à 12500 tours. Sur toute cette plage de régime, la moto pousse, pousse, pousse... C'est fabuleux ! Il y a toutefois un très léger creux à 6000 tours. La prochaine fois j'essaierai donc de passer la 2 dans la chicane pour en sortir plus haut dans les tours. Cette fois-ci c'est la bonne ! Le pneu arrière a eu chaud... Le pneu avant aussi ! Prochain roulage : le 22 juin.

08.04.2008

Piste, 16 mars 2008

Circuit de Mérignac. Le matin, pas mal de pluie. La piste est mouillée, je roule dans ma combinaison de pluie, très prudemment. L'après-midi c'est sec. Sortie de parabolique juste avant la ligne droite. Je redresse et je mets les gaz. Photos © Papy/BMC - http://bordeauxmotoclub.com - Tous droits réservés

10.12.2007

Photos roulage octobre et novembre 2007

Avec la p'tite anglaise... Ici avec Patrick qui a emprunté la Suzuki RGV 250 d'un copain. (photos Papy - Bordeaux Moto Club - © 2007)

15.10.2007

3 secondes

En passant d'une Ducati 996, certes fabuleuse mais très physique, à une Triumph Daytona 675, plus légère et plus agile, j'ai gagné 3 secondes au tour sur le circuit de Mérignac. Y'a sans doute pas de quoi pavoiser : c'est facile de faire mieux quand on a une moto plus conciliante et de conception plus récente. Mais question plaisir, tranquillité d'esprit et service rendu, je ne regrette vraiment, mais vraiment pas mon achat. Vivement la prochaine session :)

24.08.2007

JD Nogaro (2)

Encore quelques photos de Claire... (Clic pour agrandir)

14.08.2007

JD Nogaro

Merci Claire :-) (Clic pour agrandir) (Clic pour agrandir)

24.05.2007

Piste, toujours...

Roulage du 13 mai 2007. (comment qu'il est beau mon nouveau casque) Entrée de parabolique Faut sortir du paquet.. Encore un exter' Il m'aura pas ! Almost there...

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