02.06.2008
La gazelle
C'est le petit nom dont Patrick a affublé sa dernière acquisition, une 750SS de 1991.
Après quelques mois en pièces dans l'atelier, la petite sportive est fin prête pour notre périple espagnol.
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19.05.2008
Kiki Week 2008 (suite et fin)
Samedi 10
Réveil à... trop tôt pour les marmottes (c'est adapté !) que nous sommes, Patrick et moi. Autrement dit, il doit être dans les 8h.
Douche, petit déj', les copains qui n'ont pas dormi à l'hôtel la veille commencent à rappliquer. Il y a surtout des locaux, mais aussi un groupe de parisiens et un nantais !
On sort les motos, il commence à y avoir de belles machines : une magnifique Superlight de 1992 par exemple, et plus proche de nous une 1098S flambant neuf.
Deux groupes de 15 sont formés et nous partons à l'assaut des routes locales.
Bien qu'annoncé comme "calmos", le rythme est sensiblement plus énergique qu'à la Flatapak. Si les routes choisies sont fort sympathiques, je déplore un peu l'absence de pause "photo" en certains endroits. En tout cas je suis consolée des sempiternelles lignes droites de par chez nous ! Ici questions épingles, nous sommes servis.
Nous déjeunons au bord d'un lac sous le soleil. Ca nous change : la dernière fois que nous étions passés en Savoie, on s'était pris un déluge... !
L'après-midi se passe comme la matin : des virages, des épingles, ça monte, ça descend.
Sitôt rentrés à l'hôtel, tout le monde se jette au bar pour souffler un peu !
La soirée autour d'un plat de diots - polenta est fort animée, les parisiens ne manquant pas de donner de la voix, l'habitude peut-être de vivre dans un environnement bruyant... :D
Dimanche 11
Cette fois-ci la balade passe par la Suisse. Mais finalement, cela ne diffère guère de la veille : chez les voisins helvètes aussi ça monte, ça descend, ça tourne et ça virole. Sauf que là, y'a une route dont les épingles sont tellement serrées que Patrick doit manoeuvrer avec la 996, faute de finir dans le mur. :D
La pause pique-nique au bord d'un lac (bah oui, encore un !) permet de se détendre les poignets et les jambes.
Patrick se demande si on va encore en chier longtemps dans les épingles ! :D
Nous passons par Martigny, célèbre pour sa fameuse Williamine, et le ciel commence à se charger de gros nuages. Aïe aïe aïe... Faut pas traîner.
On envoie donc un peu de gros gaz pour repasser en France et tenter de se faufiler entre les averses. Quelques routes mouillées nous font penser qu'on a échappé au pire. On s'en sortira effectivement à bon compte et arriverons à l'hôtel à peu près au sec.
La denière soirée (tartiflette au menu) est complètement hystérique, ils sont vraiment cinglés ces ducatistes !
Lundi 12
Il est temps de se dire au revoir et de s'en retourner vers l'ouest. La météo annonce de la pluie sur le sud et du soleil au nord, une fois n'est pas coutume. J'adapte donc mon road-book en conséquence et me décide pour un Chambéry - Voiron - Serrières - Saint-Etienne - Montbrison - Ambert - Issoire (raah !! cette D996 !!!) - la Bourboule - Bort-les-Orgues - Mauriac - Tulle et autoroute jusqu'à Bordeaux, la météo prévoyant de la pluie sur cette fin de parcours.
Nous partons à 10h. La matinée commence bien, nous nous arrêtons à Bourg-Argental pour pique-niquer d'un Mac Diot (il restait des diots, alors les copains nous en ont fait des sandwiches ! :D ). Il fait beau mais nous voyons de gros nuages noirs devant nous. Ca ne loupe pas : à peine repartis, on se prend une saucée mâtinée de grêle qui ne nous quittera plus jusqu'à Saint-Etienne, où le soleil réapparaît.
Nous pourrons profiter d'une partie de la longue D996 : la chaussée est mouillée par endroits, mais jusqu'à Saint-Nectaire tout va bien. Là, nous retrouvons la pluie. Pas la peine de tergiverser : on voit bien que toute la montagne est dans la crasse. Nous traçons donc direct vers l'A89.
Trajet chiant sous une alternance de pluie et de sec. Passé Périgueux, les cieux se déchaînent. Les gouttes sont tellement épaisses qu'elles traversent ma combinaison de pluie. Quand mes gants font "schlourp" chaque fois que j'attrappe le frein ou l'embrayage, je comprends que mes mains baignent dans une piscine interne. C'est la misère.
Finalement nous arrivons à Bordeaux vers 21.45, épuisée, trempés, vouant la pratique de la moto aux gémonies.. Mais sachant très bien que demain, reposés et ouvrant les volets au soleil, nous serons prêts à recommencer. :)
10:51 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, ducati, 996, supersport
14.05.2008
Kiki Week 2008
Nous voici revenus d'un sympathique week-end organisé par nos amis ducatistes de Haute-Savoie, alias les "kikis savoyards". Par chance nous avons échappé aux orages qui étaient prévus...
Récit.
Mercredi 7
A 17h, boulot terminé, je suis sur les starting-blocks. Notre courte étape de la journée a pour but de nous débarrasser des lignes droites et de quelques kilomètres avant la longue journée de demain. Nous avons prévu de dormir à Souillac, aux portes du Lot. La table d’hôte nous attend pour 20h30.
Patrick a changé le capteur d’allumage défectueux sur son Monster ; le carter ayant été remonté la veille, il n’a pas encore pu faire d’essai routier car il fallait attendre que la pâte à joint sèche. C’est donc l’heure de vérité. Contact, démarrage… Ca semble aller au ralenti, mais à l’ouverture des gaz il n’y a toujours qu’un seul cylindre qui travaille. C’est à s’arracher les cheveux ! En dévissant la bougie, on voit bien qu’il y a de l’allumage. Le problème du capteur est donc bien réglé. Mais alors où donc est le nouveau problème ?
Pas le temps de se replonger là-dedans. Il faut songer à préparer le 996 en remplacement.
L’heure tourne et nous ne pourrons jamais être à Souillac à temps. Je rappelle donc le gîte et annule la réservation.
Jeudi 8
Du coup, réveil à 6h. Nous sommes attendus à Lanslebourg (Mont Cenis) pour l’apéro ce soir.
A 7h nous nous mettons en route, Sauval ayant pu monter ses sacoches cavalières sur la Diva, et moi un gros sac sanglé sur la selle de Biquette.
Le trajet Bordeaux – Bergerac – Sarlat est super, super chiant. On se dit que c’est la dernière fois qu’on passe par là. Lignes droites, rond-points, villages… Enfin nous voici libérés du plus pénible, les virages s’offrent à nous.
Souillac, Martel, Vayrac, Saint Céré, Sousceyrac, Laroquebrou : je suis en terres familières, nous passons à quelques kilomètres de chez mon papy mais nous n’avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. Il fait beau, les routes sont superbes, c’est une belle journée !
La suite est un peu plus roulante : Aurillac, le Lioran, Murat (là encore, pas le temps d’aller saluer le tonton… Mon dieu, Serge doit me détester !), Saint Flour. Pause casse-croûte. Je trouve une boulangerie ouverte qui nous prépare de délicieux sandwiches. Après Saint Flour nous attaquons une superbe route qui va nous amener au Puy-en-Velay en nous faisant nous ébahir à chaque virage : Pinols, Langeac et le Puy.
Ensuite on s’ennuie un peu jusqu’à Yssingeaux et Montfaucon.
Là je fais une bourde : en suivant la direction d’Annonay, notre prochain "point tournant", je nous emmène sur une route chiante. Ce n’était pas du tout prévu, nous devions passer par la route qui passe par Bourg-Argental, qui semblait bien plus prometteuse. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois.
Nous passons le Rhône à Serrières et nous fonçons sur du chiant jusqu’à Voiron. Il est autour de 17h. La fatigue et la lassitude nous gagnent alors que nous laissons derrière nous les reliefs du Massif Central. Puis à mesure que nous nous rapprochons de Grenoble, d’autres montagnes apparaissent et nous retrouvons une deuxième jeunesse ! De Voiron, la route jusqu’à Chambéry offre des moments franchement sympathiques et la fatigue est vite oubliée !
Cependant, l’heure tourne et il nous reste quelques bornes, alors à Chambéry nous prenons l’autocroute et fonçons jusqu’à Modane.
Je dois toutefois admettre que pour une autoroute, c'est supportable : le paysage est beau et y’a des virages qui évitent de s’endormir.
Dernière étape, Modane – Lanslebourg. Enfin de la route de montagne ! On y va mollo à cause de la fatigue de la journée, mais bon dieu que ça fait du bien quand même !
Il est 20h, nous sommes arrivés. Nous logeons chez une amie que je n’avais pas vu depuis 10 ans… Quel bonheur, ces retrouvailles !
Une raclette nous attend et après le dîner nous ne ferons pas de vieux os : l’appel du lit se fait sentir !
Vendredi 9
Réveil tardif… à 10h !
Après un café-croissant, nous retrouvons mon amie Christelle dans son atelier (c’est une artiste…), elle nous montre ses créations en cours puis nous sortons faire un tour dans le village.
Christelle a préparé pour nous ce splendide "Du-chat-ti". Malheureusement nous ne pourrons pas le ramener, mais nous nous promettons de revenir un jour avec la voiture.
Christelle est co-propriétaire d’un ancien relais de poste aux beaux plafonds voûtés. A l’heure actuelle, elle y stocke toutes ses « créatures ». C’est un joyeux capharnaum, il faut faire attention où l’on met les pieds, d’autant qu’il n’y a pas l’électricité. Le lieu va être bientôt aménagé en atelier et galerie (ses parents seront contents de récupérer leur sous-sol !).
Drôle de faune !
En voiture, Christelle nous conduit à Bonneval-sur-Arc, charmant village de pierres. En chemin nous faisons halte dans un tout petit hameau de quelques maisons anciennes ; Christelle nous explique qu’il y a peu le hameau était encore en ruines, mais à présent les vieilles bâtisses sont restaurées et habitées. Nous qui rêvons de campagne et de calme, nous regardons tout cela avec envie…
Un Sauval montagnard.
Bonneval n’a pas changé, c’est toujours aussi joli.
Pour finir, nous visitons la scierie du papa de Christelle. Ca sent bon le bois frais !
A 17h, bagages arrimés, nous quittons nos hôtes et nous remettons en route. Le trajet sera de courte durée car les cols sont fermés et nous devrons donc reprendre l’autoroute. Modane, Albertville, Ugine et Megève.
Les Gorges de l’Arly sont fermées pour travaux et nous devons donc prendre une petite route à épingles en guise de déviation. C’est assez technique, Patrick souffre un peu sur le 996 et son rayon de braquage de camion…
A Megève nous retrouvons une partie des copains : les autres arriveront demain matin. Apéro, rigolade, ambiance, ça fait plaisir de se retrouver !
(A suivre...)
12:20 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : moto, ducati, 996, supersport
02.12.2007
Le bi, y'a que ça de vrai ?
Pour une somme dérisoire, Patrick a acheté LA moto qu'il lui fallait : un SS carbu de 1991, semi-carenée. C'est un 750. Autrement dit, la même que notre moto de piste (que nous vendons). Mais avec une carte grise. Donc, pour faire de la route. Et de la piste aussi.
La moto étant orléanaise, c'est Claire qui s'est occupé de la transaction.
Photo prise dans son garage (cliquez pour agrandir).
Claire nous a livré le joujou ce week-end. J'ai fait un petit tour pour voir. Ben franchement, quand on a roulé sur une Ducati "vintage" comme ça, on se demande comment les gens peuvent encore acheter autre chose... Qu'est-ce qu'elle est sympa, cette moto ! C'est léger, c'est agile, c'est confortable (pour une sportive !), ça tient le parquet, et c'est tellement plein de bonnes sensations qu'on n'a plus envie d'en descendre ! Et ce "wabroooo" au rétrogradage... miam ! Même avec les pots d'origine, c'est de la musique...
Bref, c'était pour l'époque une grande réussite. Et c'est toujours aussi plaisant à rouler aujourd'hui.
18:30 Publié dans Moto : essais et opinions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ducati, supersport
22.08.2007
Du bonheur d'avoir (et de redécouvrir constamment) deux motos
Petit saut chez ZR ce matin, à l'ouverture du magasin, pour faire changer le kit chaîne du 800 Sport. Je ne suis plus sortie avec cette moto depuis notre retour d'Italie, en juillet, d'une part parce que le kit chaîne était mort, d'autre part parce que les disques de frein à l'avant sont rincés (j'en ai acheté deux d'occase, y'a plus qu'à les monter). Du coup, certains jours en conduisant le 675 Daytona, je me disais (bêtement) : je devrais peut-être revendre Biquette, au fond. Hérésie ! Remonter sur le 800, retrouver les sensations du Desmodue, les grognements, les cognements à bas régime, le gros poumon au souffle court mais généreux... Quel bonheur ! Faut vraiment qu'on s'occupe de mes disques et que je reparte en balade avec cette italienne caractérielle... Tiens, elle me fait presque dire (bêtement) : j'aurais peut-être pas dû acheter Tromfette, au fond... :-D
12:20 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ducati, Triumph, moto, supersport
09.08.2007
Les aventures du 750SS de piste
Il y a quelques mois, le PCM - enfin, quelques membres seulement : Patrick, Loïc et moi - a "investi" dans une moto de piste. Il y avait quelques menus travaux à faire dessus avant de pouvoir la mettre sur le circuit, et nous pensions que cela ne serait l'affaire que de quelques heures. Conseil : C'est pas parce que c'est le copain d'un copain qui te vend une moto, que c'est forcément une transaction honnête. Bon, c'est vrai, on l'a pas payée cher. Mais il y a un gouffre entre ce que le vendeur nous a déclaré ("elle est nickel, j'ai même changé les courroies, y'a juste à faire la purge de frein et d'embrayage, et changer les pneus") et la réalité : - fuite au bocal de frein avant. On s'est aperçu que l'ensemble durites-joints-bocal était bricolé à la va-comme-je-te-pousse (ce qui sera une constante par la suite). Changement du maître-cylindre, du bocal et remplacement des durites par des durites avia. - jeu au soupapes : où l'on découvre une pastille meulée à la disqueuse (!!!), et un jeu au soupape 10 fois supérieur aux tolérances... Trois pastilles changées. - démontage des étriers de frein : surprise ! Y'a du sable dedans... Gros nettoyage. Et au remontage, on découvre qu'un étrier avait été monté avec un boulon trop long et au filetage esquinté, scié et vissé de force, ce qui a bousillé le filetage de l'étrier. -> pose d'un helicoil et, dans la foulée, retaraudage des autres filetages. - goupilles de frein pas sécurisées (!!!). On a mis ce qu'il fallait. - fuite d'huile sur la fourche : les joints spi sont morts. Puisqu'on avait une fourche de côté, on a fait l'échange. Il a quand même fallu changer les cache-poussière de la "nouvelle" fourche et la vidanger. - Changement des 2 pneus, changement des roulements de la roue arrière qui étaient complètement nazes. Dans la foulée on s'est aperçu que la fixation de la couronne avait usiné le bras oscillant... car ce dernier ne correspond pas au modèle. C'est un bras de 900SS... - changement des silent-blocks du radiateur d'huile, cassés. - batterie morte, changée. - modification des fixations du carénage - modification de l'échappement pour adapter un pot homologué (pour les circuits qui l'exigent) Dans le doute, on a également changé les courroies, prétendûment neuves. Enfin, je dis "on" mais moi j'ai touché à rien, c'est Patrick et Loïc qui ont tout fait, et avec force jurons... Mais bon, la récompense est au bout : ce week-end, on va enfin pouvoir tourner avec, aux JD de Nogaro. :-)
11:22 Publié dans Mécanique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ducati, supersport
07.06.2007
Rencontre Nationale Planète-Ducati 2007
Cette année, la rencontre avait lieu dans le Morvan. Je n'étais jamais venu dans ce coin, c'est très joli mais les routes ne sont pas ce qui se fait de plus agréable, particulièrement avec le temps humide que nous avons eu... Gravillons, boue, bosses et trous, raccords de goudron.. On redouble de vigilance et on roule cool.
L'hébergement se fait dans des châlets tout-à-fait confortable et plutôt spacieux pour ce genre de location.
Bon la voie d'accès n'est pas très pratique... Faire de l'enduro après 11 heures de balade en partie pluvieuse, c'est assez éprouvant..
Le resto du village, organisé pour l'occasion, n'était pas exactement à la hauteur de l'événement. Je veux bien croire que ce n'est pas évident de nourrir une grosse trentaine de motards affamés, mais si la cuisine était de type cantine, le tarif lui laissait présager quelque chose d'un peu plus éllaboré. Bon, on s'en remettra. L'ambiance était bonne, ça faisait plaisir de revoir certaines têtes et d'en découvrir d'autres.
La balade du samedi s'est faite sous un ciel couvert mais sec. On a même eu droit à un petit rayon de soleil sur Avallon.
Dimanche, en revanche, grand beau temps.
Les 11 heures de route du retour ont été un vrai régal, on est passé par des coins super en Auvergne...
Bon, ça aurait été mieux si je n'avais pas roulé avec un pneu crevé. Je la trouvais de plus en plus floue, dans les virages, cette moto.. Forcément, j'avais un clou dans le pneu arrière et la pression était lentement retombée à 1 bar. On a laissé le clou en place et avec deux regonflages dans la journée, on a pu faire la route sans problème.
Prochaine aventure : le Word Ducati Week à Misano, Italie.
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29.05.2007
Petite leçon de mécanique
Aujourd'hui : changement des roulements de direction.
Ca fait 12000 kms qu'on m'a dit de les changer. Finalement, lasse du comportement de plus en plus aléatoire de la moto en courbe, je me décide et commande les deux roulements (et une rondelle à l'embase du té inférieur, on verra pourquoi...). Avec un peu de temps ce lundi, Patrick et moi nous attelons à la tâche.
D'abord, il faut surélever la moto.
L'arrière sur la béquille d'atelier, on pose une barre à mine sur des tréteaux et, réservoir relevé, on y sangle le cadre de la moto. Quelques coups de cliquet et la roue avant décolle. On repose le réservoir sur la barre à mine pour pas fatiguer sa petite béquille (surtout qu'il est plein).
On démonte l'axe de roue et les étriers de frein et on enlève la roue.
Démontage des bracelets puis démontage et extraction des tubes de fourche.
On peut alors enlever le té supérieur. Il vient avec le bloc contact, pratique.
Dévissage de la rondelle supérieure. Le premier coupable se montre... Pouark, il est vraiment tout naze, ce roulement conique.
Extraction du té inférieur, avec la colonne de direction. Le roulement inférieur est aussi laminé que son copain d'en haut.
La cuve du roulement supérieur vient sans trop de problèmes (un burin, quelques petits coups de marteau..). Pour le roulement inférieur, c'est une autre paire de manche. Faudra travailler sur l'établi, avec l'étau. En tordant la rondelle qui est en alu, on parvient à créer une prise suffisante pour glisser un petit burin. En insistant un peu, la cuve finit par sortir. La rondelle est foutue, c'était bien vu d'en acheter une neuve.
Graisse power dans le tube de la colonne de direction...
En-dessous aussi, bien sûr.
On met en place les cuves neuves.
Puis les roulements neufs sur la colonne, avec une grosse tartine de graisse par-dessus.
Voilà, le roulement supérieur est en place, dans son bain de graisse.
On place celui du bas, puis on revisse en haut.
Remontage du té supérieur et des tubes de fourche.
On remonte la roue et les étriers de frein.
Y'a plus qu'à resserer les bracelets, et voilà ! Maintenant j'ai une moto avec une roue qui tourne bien :)
15:38 Publié dans Mécanique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Moto, Ducati, SuperSport
24.03.2007
Test
Aujourd'hui on s'est enfin décidé à sortir mon 800 de l'atelier. Juste un petit aller-retour à Andernos, pour voir si tout va bien. Je retrouve la position haut perché de ma moto, ça fait bizarre. Je m'aperçois en roulant que quelques fils pendouillent un peu derrière la tête de fourche, faudra mettre un rislan de plus. Côté moteur tout semble aller bien. Je m'interdis de dépasser 4500 tours, ça sera ainsi pendant 1000kms, le temps de roder les segments neufs. A Andernos, coup d'oeil sur la mécanique. Pas de fuite, pas de suintement. Nickel. Voilà, y'a plus qu'à.
18:11 Publié dans Mécanique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Moto, Ducati, SuperSport
06.03.2007
It's alive!! (Les mains noires, 5)
Samedi, remontage de la tête de fourche et du réservoir
Remontage de la ligne d'échappement, du récepteur d'embrayage (purge de l'embrayage dans la foulée), des cale-pieds et du sélecteur de vitesse.
Patrick a entrepris de percer les vis cassées de la trappe du carter gauche pendant que j'avais le dos tourné... Faut savoir que s'il se rate, on est vraiment, vraiment dans la m....
Finalement il a eu besoin de moi pour lui dire si la perceuse était bien toujours perpendiculaire au carter pendant qu'il perçait. Moment d'angoisse. Et opération réussie.
Voici les vis en question : les têtes étaient tombées lors d'un premier perçage. Les queues ont nécessité un forêt plus petit, forcément, afin de pouvoir ensuite les dévisser en insérant un extracteur dans le trou. C'est venu tout seul en quelques tours de vis. La photo est un peu floue mais on devine quand même le perçage dans les queues de vis.
Revissage de la trappe avec des vis neuves
On a reglé les courroies en réutilisant les vis de pattes de réglage qui étaient abimées, le temps de faire un test moteur. Mais il faudra les changer dès qu'on aura reçu les neuves. On pourra alors remonter les cache-courroies.
On fait le plein d'huile, celui d'essence (on a dû vider le réservoir pour pas en foutre partout vu qu'on n'a pas de bouchons pour les sorties).
Et donc on a testé...
Contact. Quelques bruits de succion lors de l'activation de la pompe à injection. Je demande à Patrick de remettre sur Off et de nouveau contact (moi j'ose rien faire, je suis trop stressée :D). Cette fois-ci la pompe fait bien son boulot, le vide a été évacué.
Patrick appuie sur le démarreur.
Les 2-3 petits tours à vide habituels puis le moteur parle. Un langage tout-à-fait familier, à peine un bref cliquetis des soupapes (normal, tout est froid).
On ne met pas le starter pour essayer de faire tourner le moteur à un régime le plus bas possible : n'oublions pas que pour l'instant tout n'est lubrifié que par la couche d'huile que nous avons tartinée sur les pièces au remontage.
Après quelques minutes le moteur est assez chaud pour tenir son régime tout seul. On donne quelques coups de gaz, pas trop méchants. Tout tourne impeccable. J'affiche un sourire béat et songe à demander Patrick en mariage :-D
Pendant quelques instants la moto fume de partout, ce sont les huiles résiduelles et le white spirit du nettoyage qui brûlent sur les parties chaudes.
Reste à faire :
- changer les vis de calage des courroies, remonter les cache,
- fixer le radiateur à huile qui pendouille lamentablement pour l'instant,
- ranger un peu le cablage et le refixer au cadre avec des rislans,
- tendre la chaîne, fixer la roue arrière,
- remonter les carénages.
Ensuite petit tour chez Zone Rouge pour un passage au mathesis et contrôle CO (et changement du filtre à essence : on n'a pas trouvé comment ça marchait).
Puis ça sera reparti pour un rodage...
18:25 Publié dans Mécanique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ducati, moto, SuperSport