09.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 2
Au matin, le temps ne s'est pas vraiment arrangé. Au moins pas d'hésitation : j'enfile d'office la combinaison de pluie. Finalement ce n'est pas plus mal, vu qu'il fait froid. Je trace direct vers Saint-Flour, où je pars en quête d'une bombe de graisse pour ma chaîne, malmenée par toute cette flotte. Le premier bouclard moto est en rupture de stock. Le deuxième aussi. Avec quoi graissent-ils leurs chaînes, dans ce pays ? Une tranche de lard vissée sous le cache-chaîne ? Tant pis, je poursuis comme ça. La chaîne est neuve de toute façon, les toriques ne vont pas se flinguer de suite.
J'emprunte la superbe route de Pinols et Langeac. La dernière fois que j'y étais passée, c'était en mai. L'herbe était fraîche, les fourrés en fleur et le ciel d'un beau bleu printanier.
A présent, l'herbe montre des signes de sécheresse, les fourrés s'avachissent sous la pluie et le ciel est d'un gris uniforme. En revanche la route semble avoir été regoudronnée, ce qui n'était pas du luxe. J'enroule donc en douceur sur le mouillé et me satisfait pleinement d'être seule, ici, sans croiser aucun véhicule, avec les odeurs d'humus et de bonne terre pour compagnie. Pas de vague à l'âme : même dans la grisaille, bien a l'abri de vêtements étanches, la moto c'est le bonheur...
Je franchis l'Allier et frôle le Forez jusqu'au Puy-en-Velay. Le temps ne se prête toujours pas au tourisme mais les routes du coin sont prometteuses. Je fais donc un beau détour par les bords de Loire pour aller à Yssingeaux. La Loire ici n'est qu'une modeste rivière aux méandres rocailleux. On y voit toutefois de jolis châteaux, évidemment bien plus anciens que ceux qui suivent le fleuve d'Orléans à Angers. Je suis encore une fois quasiment seule sur la route et c'est un bonheur que j'apprécie infiniment.

D'Yssingeaux je suis la route jusqu'à Montfaucon où je m'arrête pour un casse-croûte. Une petite échoppe à kébab m'accueille chaleureusement, je m'attable et engloutit quelques calories relevées de sauce harissa. Après cette petite pause, je traverse la forêt de Taillard jusqu'à Bourg-Argental puis Annonay. Je passe le Rhône à Serrières puis commence le long cheminement, tout droit, jusqu'à Voiron. Le temps se dégage et je peux, pour la première fois depuis Libourne, ranger ma combinaison de pluie. Quel bonheur de sentir l'air se faufiler à travers le cuir !
En bonne touriste qui ne connaît pas les chemins détournés, je me tape la pénible traversée de Voiron. Heureusement il y a moins de monde qu'en saison, mais ça reste casse-pied quand même. Je tombe par hasard sur un concessionnaire Yamaha et finis enfin par trouver une bombe de graisse pour chaîne. Ma Diablesse aura droit à un petit soin demain matin.
Ensuite la route de Chambéry est assez sympa, quelques coins qui tournicotent, d'autres coins avec une belle vue sur les montagnes. La route est de moins en moins mouillée et je peux donc m'amuser un peu. Les nuages omniprésents de part et d'autre de la route m'empêchent toutefois de prendre des photos intéressantes.
A Chambéry je m'aperçois que l'heure a bien tourné et qu'il ne faudrait quand même pas arriver trop tard chez Gilles. J'opte donc pour l'autoroute jusqu'à Annemasse. Il y a beaucoup de circulation sur les bords du lac Léman, sans doute les gens qui rentrent du travail. Le lac à gauche, la montagne à droite, c'est joli mais la route est trop chiante et trop peuplée pour en profiter pleinement. Finalement j'arrive à Anthy-sur-Léman sur les coups de 19h, je me perds un peu, Gilles vole à mon secours et nous descendons une bonne bière avant d'aller retrouver Kakiol et Mazée au restaurant du coin.
Mazée est venue sur sa superbe R1200R tandis que Kakiol a fait le trajet sur un engin japonais improbable aux formes disgracieuses. Nous lui jetons quelques cailloux puis nous attablons pour un délicieux dîner de poisson du lac et un excellent vin local. La soirée est fort agréable et j'ai un plaisir immense à retrouver des copains de Flatapak dans leur biotope. Une bonne nuit réparatrice et demain sera un autre jour... pluvieux !
A suivre...
11:57 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, ducati, superbike
08.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 1
C'est arrivé un peu par hasard. Claire, de passage à la maison, me propose de lui tenir compagnie lors de la manche allemande du Superbike. Le Nürburgring, c'est pas la porte à côté, et en ces temps de récession je trouve l'affaire assez peu raisonnable. Mais Sauval, sensiblement angoissé à l'approche de mon anniversaire ("mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui offrir ?"), saisit la balle au bond et décide que ce voyage sera mon cadeau.
Bon, dans ces conditions, difficile de dire non.
Puisque c'est comme ça, je m'en vais me faire un super road-book et en profiter pour aller voir des copains ! Ca tombe bien, l'Alsace est sur la traj' (enfin, la mienne...), depuis le temps que Robert et Marie nous proposaient d'aller les voir. Gilles m'envoie également un petit mot, le road-book est donc tout tracé : je passerai aussi par Thonon. :-)
La veille du départ, un coup d'oeil aux prévisions météo me fait beaucoup moins rigoler. Nous avons eu un été formidable et il va falloir en payer le prix : le temps annoncé sera dégueulasse sur tout mon itinéraire. Le soleil devrait revenir en même temps que moi. Gros soupir.
La moto est préparée, les bagages ficelés, nous sommes le 1er septembre et je me sauve sur les coups de 10h30.
Optimiste malgré le ciel maussade, je laisse la combinaison de pluie dans la sacoche de réservoir. Mon trajet me fait tout d'abord prendre la voie rapide jusqu'à Libourne. En arrivant aux abords de la ville, je croise des voitures visiblement mouillées. Ce n'est pas de bon augure, je m'arrête donc enfiler ma combi et, bien entendu, je ne la quitterai presque plus ces prochains jours...
Il pleut doucement sur les vignes du Pomerol, de Lussac et de Saint-Emilion. Je roule tranquillement dans les beaux paysages de l'Entre-deux-Mers. Une petite erreur d'aiguillage m'amène à Montpon-Ménestérol alors que j'avais prévu de la petite route jusqu'à Mussidan. Tant pis, je prends la roulante et retrouve la suite de mon itinéraire : Issac, Vergt, les Eyzies.
Il commence à faire faim, j'avise une petite sandwicherie à l'entrée du hameau touristique et engloutit un jambon (de pays) - fromage en devisant avec la taulière et un autochtone qui, indifférent au temps humide et frais, se descend une énorme glace. J'aime ces arrêts improvisés dans de petits établissements qui ne paient pas de mine ; une grande table en bois à l'abri d'une tonnelle, des gens du cru toujours prêts à discuter avec le touriste de passage, pour autant que l'invasion estivale soit passée, et la vue sur la moto, histoire de bien savourer pourquoi, comment on est là, et avec quel plaisir on y est arrivé quelles que soient, au fond, les conditions météo.
Rassasiée, je reprends la route pour suivre les superbes abords de la Vézère. Le temps, toujours aussi maussade, ne m'incite pas à sortir mon appareil photo. C'est dommage, l'endroit est superbe, entre habitats troglodytes, châteaux-forts et belles demeures en pierre perdues au détour d'un virage, sur une route fort peu fréquentée en cette fin de saison. La pluie fait ressortir les odeurs des sous-bois. Il doit y avoir des champignons dans le coin, l'eau m'en monte à la bouche. Tout est paisible et la nature semble respirer, rafraichie par cette eau qui semble avoir tant manqué cet été.
A Terrasson je fais le choix de petites routes de campagne plutôt que la bête nationale fréquentée par les camions et traversant de tristes zones commerciales jusqu'à Brive. Bien m'en prend : le bitume est correct, la route déserte tournicote et les paysages sont de toute beauté. Je poursuis ainsi par Larche, le Lac du Causse et jusqu'à Nespouls. Cinq kilomètres d'autoroute me ramènent ensuite à Noailles, d'où j'emprunte la belle D38 jusqu'à Beaulieu-sur-Dordogne.
Passage à Collonges-la-Rouge, la bien nommée...

Beaulieu apparaît fantomatiquement sur les rives de la Dordogne couverte de brouillard.
En remontant vers Argentat, la route est un peu séchante et je profite davantage des belles courbes. Ensuite le trajet jusqu'à Mauriac est assez monotone.
Un coup d'oeil aux montagnes me dissuade de passer par Salers et le col du Pas de Peyrol au Puy-Mary. J'ai déjà été surprise ici par une averse de grêle, ce n'est pas une expérience que je tiens à renouveller... Mais je m'en voudrais de ne pas profiter un peu des monts cantaliens. Je décide donc de passer par Riom-es-Montagne avant de redescendre sur Murat, pour mon étape nocturne.
Ce n'était pas une idée formidable. La pluie reprend et dans la montagne le brouillard s'en mêle. Les routes ont été copieusement arrosées de gravillons et pour finir je me trouve coincée derrière un camion. Pas franchement le bonheur. Je n'y vois pas grand-chose, il fait froid, ça glisse, je manque de peu le parapet d'un pont en tournant sur du gravier. Heureusement, à la vitesse où je me traîne, je ne me serais pas fait bien mal.
Ce qui s'apparente à une galère sans fin trouve toutefois sont point d'orgue sur les hauteurs de Murat. Une dernière petite virgule dans un rond-point un peu gras, et je peux laisser la moto dans le garage de mon oncle et me réconforter d'une bonne bière et d'un repas bien chaud en famille.
La suite au prochain épisode.
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08.06.2009
Roulage du 17 mai à Mérignac


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03.06.2009
Kiki Week 2009
Jeudi 28 mai
Comme chaque année à la Pentecôte, nos amis ducatistes savoyards reçoivent à domicile : c'est la Kiki Week, où l'on aime à retrouver quelques copains pour 3 soirs de fête et 2 jours de roulage.
Megève ce n'est pas la porte à côté, et compte tenu des paysages à traverser pour s'y rendre on décide de bien en profiter et donc de faire le trajet en deux jours. Ma Diablesse étant au garage pour une bête histoire de potentiomètre, je décide de faire la route avec le café racer. Du coup Patrick opte pour le 996 plutôt que pour le Monster, en se disant que de toutes façons si ça ne va pas, on pourra échanger nos motos.
Quelques mésaventures de chauffe-eau et de plombier retardent notre départ, aussi écourtons-nous le road-book initialement prévu : autoroute jusqu'à Mussidan. De là nous traversons la campagne en direction de l'est. Nous passons Vergt puis descendons vers les Eyzies, avant de remonter vers Terrasson. Il fait beau, les routes sont belles mais le revêtement jusqu'aux Eyzies plutôt endommagé ; Patrick souffre sur le 996, d'autant que l'adjonction de sacoches cavalières perturbe quelque peu le pilotage.
Rendus à Brive, nous décidons de changer de moto. Nous passons par Collonges-la-Rouge puis Argentat. La route est superbe et je trouve assez vite le "mode d'emploi" de la Diva lestée : ne pas trop ralentir dans les épingles, ne pas couper les gaz ni freiner une fois engagé dans le virage. Ca passe comme une lettre à la poste, même sur les pires revêtements.
Petite pause à 5 kms d'Argentat, pour se rafraîchir et grignoter quelques chips. Pour ne pas arriver trop tard chez tonton Serge à Murat, on laisse tomber le passage par Salers et le Puy Mary et on trace direct par Aurillac. Nous arrivons pile poil pour l'apéro. :)
Vendredi 29 mai
Le soleil brille, il fait encore un peu frais mais la journée promet d'être radieuse !
Nous nous dirigeons vers Saint-Flour puis le Puy-en-Velay par les petites routes de la Haute-Loire, via Langeac. Nous sommes seuls sur la route, les paysages sont de toute beauté, quelques vaches paissent paisiblement à flanc de coteau. La vie est belle !
Nous traversons le Forez puis la vallée du Rhône. Après, c'est tout chiant jusqu'à Voiron (Grenoble), puis Chambéry, Albertville et enfin Megève par une dernière petite route de montagne particulièrement technique. Nous arrivons les premiers à l'hôtel, une fois n'est pas coutume !
Samedi 30 mai
Au programme, quelques cols, le lac d'Annecy, encore quelques cols, Beaufort et retour au bercail. Quelques nuages tentent de nous intimider mais le soleil domine et le groupe va bon train.
Dimanche 31 mai
C'est parti pour une expédition dans le Jura. Les nuages s'abstiennent de mauvaises surprises. Les routes de liaison ne sont pas passionnantes, mais la balade jurassienne vaut le détour. Les montagnes sont ici plus douces que dans les Alpes, les routes fort belles et les lacs bien paisibles.
Lundi 1er juin
Nous avons toujours un pincement au coeur de devoir quitter les copains et pour nous consoler nous décidons de faire durer encore un peu le plaisir de rouler en montagne. Direction le col de la Croix de Fer. Nous trouvons la pluie dans la montée, mais évidemment, le temps d'enfiler les combinaisons de pluie ça s'arrête. Il faudra rouler sur le mouillé jusqu'au sommet, c'est coton d'autant que la route n'est pas très bonne. Mais quels paysages sublimes !
Par le col d'Ornon nous rejoignons La Mure, Mens puis la N75 que nous suivons jusqu'à Serres. Le soleil perce par endroits, mais à mesure que nous descendons vers le sud les nuages se font de plus en plus menaçants. Finalement, lorsque nous obliquons vers Nyons et les gorges de l'Eygues, les nuages se dissipent : nous l'avons échappé belle ! Ca devait barder vers Sisteron.
Nous passons le Rhône à Bollène et décidons de nous arrêter à Bagnols-sur-Cèze pour la nuit.
Mardi 2 juin
Pour cette dernière journée de roulage le soleil ne nous quittera plus. Ce sera Alès, Anduze puis la corniche des Cévennes, les Gorges du Tarn, Millau, le lac de Villefranche-de-Panat par Saint-Beauzély, Réquista, Carmaux, Cordes-sur-Ciel, les gorges de l'Aveyron puis, la fatigue se faisant sentir, l'autoroute à partir de Montauban.
Vivement la prochaine Kiki Week !
18:50 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ducati, moto
06.05.2009
J'adore cette moto.
Ben oui, je l'ai déjà dit un paquet de fois en parlant de Biquette, feu ma Ducati 800 Sport ie, et je n'ai vraiment pas changé d'avis avec la Diablesse, la 800 SuperSport ie qui lui a succédé.
La première grosse balade à son guidon ne fut pas de tout repos : mauvais pneus, injection complètement déréglée, le tout sous un temps de merde. Depuis que je lui ai mis de jolis BT016 (et une taille de moins à l'arrière) et que j'ai fait régler l'injeciton, je redécouvre le plaisir de piloter cette petite "sportive de route".
Un week-end Lot / Dordogne sous le soleil fut l'occasion rêvée de renouer avec mes bonnes sensations sur cette machine ; ça tracte dès les premiers tours, ça grogne, ça vibre, ça chante, ça se tient superbement bien en courbe et ça freine comme il faut. Le tout, sans sombrer dans les extrêmes : pas de risque de partir en wheeling sur un mauvais rapport de boîte ou un coup de gaz trop violent. 75 bourrins sous les fesses, c'est bien assez pour les petites routes viroleuses de campagne. Quand on attaque, c'est un plaisir de faire rugir le moteur en sortie de courbe, jouant à se catapulter d'un virage à l'autre sur la départementale qui relie Fumel à Gourdon. Quand on enroule, on se laisse bercer par le ronronnement du bicylindre et on cale le compteur sur 100-110, pas besoin de freiner ou de ralentir sur ces belles grandes courbes entre Sarlat et les Eyzies.
Le corps en osmose, bien calée derrière le réservoir, les jambes serrées autour de la taille de guêpe, les bras fléchis et la tête à l'abri des remous, je suis chez moi.

10:09 Publié dans Moto : essais et opinions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : moto, ducati, ss ie
04.11.2008
La Toussaint dans les Pyrénées
Vendredi, 17h.
Le temps est légèrement pluvieux, on jette un dernier coup d'oeil à la voiture et on se dit qu'il faut vraiment être con pour aller se balader à moto sous un temps pourri. :D
Le trajet est très chiant vu que jusqu'à Lourdes, c'est tout droit. Cependant, avec la nuit, la pluie, des motos qui éclairent peu et/ou mal et une circulation très dense jusqu'à Pau, les virages ne nous manquent pas trop...
Le dernier tronçon sera d'ailleurs particulièrement difficile, faut pas s'arrêter sinon y'a de la buée dans le casque et on n'y voit plus rien.
Notre hôte du week-end, Christian, a le courage (il pleut toujours) et l'extrême gentillesse de nous retrouver à Arrens pour nous guider sur les 3 derniers kilomètres. Ce n'est pas du luxe, je ne suis pas sure qu'on aurait trouvé la bergerie sans son aide.
La dernière épreuve de la journée : passer le pont et franchir la dernière bosse et le dernier virage rendus copieusement glissants par la boue, sans se casser la gueule. Christian devra me pousser le derrière (enfin, celui de la moto plutôt !!!) pour me dégager d'un trou de boue, ce qui lui vaudra de repeindre ses vêtements de moto d'un marron du meilleur effet...
Il est 21h passées lorsque nous posons enfin nos bagages à la bergerie. Tout le monde (c'est-à-dire maman, Serge et 5 copains) est là et si le feu de cheminée ne nous avait pas réchauffés, il y avait dans les sourires et les embrassades largement de quoi le faire. :)
Pierre, se charge de nous réchauffer le dedans avec un mix cognac-schweppes tout-à-fait agréable. On se sèche, on papote, on passe à table : la garbure nous attend !
On déguste ensuite quelques trucs aux vertus purement digestives, et puis dodo.
Samedi
Réveil à 9h30. Ca fait du bien de dormir un peu !
La douche est bien chaude, le café aussi et, ô joie, il fait plutôt beau !
On se décide donc à emporter le casse-croûte, des fois qu'on se trouve un petit coin sympa au soleil pour pique-niquer.
On commence la balade par la recherche d'une boulangerie ouverte. Les baguettes bien à l'abri dans le top-case de la RT, on part à la découverte du cirque de Gavarnie. Malheureusement cela nous amène vers les nuages. La route est mouillée et il tombe quelques gouttes. Le paysage se cache un peu à nos regards. Tant pis, demi-tour.
On sort bien vite des nuages et l'allure est agréable tandis que la route est moins mouillée. On croise alors une voiture qui nous fait des appels de phare. Tiens donc, les gendarmes ?
Non, ce ne sont pas des gendarmes mais une file de voitures à l'arrêt. Aïe, on espère qu'il n'y a pas eu d'accident. La remontée de la file de voiture nous amène bientôt au pied du problème : deux gros rochers barrent la route que nous avons empruntée quelques instants plus tôt...
Quelques personnes sont déjà à pied d'oeuvre pour dégager ce qui peut l'être. Petites pierres, branchages, mottes de terre. Nous donnons un coup de main. Il y a la place de faire passer les motos, aussi nous remettons-nous en route.
C'est le moment que choisissent les gendarmes pour arriver sur les lieux et voilà qu'ils veulent empêcher Serge de passer, alors que nous sommes déjà tous de l'autre côté ! Serge profite de la confusion générale pour forcer le passage et nous rejoindre.
C'est reparti. Cette fois-ci nous nous dirigeons vers le soleil.
Nous montons vers Pierrefites, c'est joli et mais ne fait pas chaud là-haut ! Les routes sont peut-être mouillées mais les paysages sont de toute beauté et la p'tite Dayto ne s'en sort pas trop mal dans les épingles malgré mon appréhension des graviers et feuilles mortes mouillées.
Nous redescendons pour trouver une place de village accueillante où nous laissons les motos. Pique-nique dans le parc mitoyen. Saucisson, pâté, pain, fromage, fruits, il y a tout ce qu'il faut pour le bonheur du motard. Et de la motarde, car il y a même des WC.
Ensuite nous repartons vers le lac d'Estaing puis le col des Bordères. La route est sèche par endroits, voilà que Pierre met du gaz et que Jackie me double, sa passagère fermement accrochée. C'est quoi ce cirque ? Je passe la 2 (comment ça, j'exagère ?) et part en chasse de ce beau monde.
Une petite bourre, ça fait du bien ! On s'arrête à la sortie d'un beau virage et Pierre se positionne pour prendre des photos du reste du groupe, qui a dû s'arrêter cueillir des châtaignes tellement on les attend (comment ça, j'exagère encore ?).
Enfin, on achève cette belle journée de roulage par un dernier col où, après une montée bien agréable sur du sec, nous prendrons un chocolat chaud.
Quelques nuages se pointent dans la vallée, ça risque d'être bientôt humide. Il est temps de rentrer.
Ce soir, c'est confit de canard, haricots verts et châtaignes.
On se couche sensiblement plus tôt que la veille, comme c'est curieux !
Dimanche
Debout à 8h : il neige ! Et pas qu'un peu. Il y a déjà 10-15 bons centimètres de neige qui tient, et ça tombe à gros flocons moelleux. Bon, pour la balade c'est pas gagné.
Après le petit déjeuner, et comme ça ne se calme toujours pas dehors, Christian suggère que nous descendions les motos jusqu'à la route d'où elles pourront repartir quand le chasse-neige sera passé. C'est parti pour l'exercice matinal ! Tandis que les filles restent bien au chaud près de la cheminée, les garçons (sauf Patrick, qui dort toujours) se harnachent et s'arment de pelles pour dégager la neige du chemin.
La première épreuve consiste à amener les motos jusqu'après le pont. J'ai des souvenirs de Flatapak tandis qu'on se met à 3 par moto + pilote pour s'extraire du piège. Tant bien que mal, nous arrivons à faire traverser toutes les motos.
Ensuite il faut pelleter de nouveau, pour dégager un accès sur la route jusqu'à un petit terre-plein où stationne déjà une voiture. Patiemment, les gars préparent le terrain puis on peut à nouveau amener les motos une par une, soigneusement encadrées par leurs accompagnateurs.
Juste quand nous en avons fini, le chasse-neige fait son apparition... Pouvait pas se manifester plus tôt, celui-là ?
A présent la grosse angoisse c'est de savoir s'il va geler ou pas. Parce que si la route est bientôt praticable, la neige se calmant et se changeant vaguement en pluie, rien ne dit qu'elle le sera lundi.
Patrick et moi devons rentrer de toute façon, mais les autres doivent prendre une décision.
On appelle donc Richard qui nous fera la météo. Les températures resteront clémentes, tout le monde décide donc de rester.
Nous déjeunons des restes et de quelques saucisses de Toulouse au feu de bois. Heureusement qu'il y a la cheminée et le gaz, parce que le courant, lui, nous fait défaut depuis quelques heures déjà.
Toutes ces émotions n'entament pas la bonne humeur de l'assistance et on rigole toujours autant, en se disant que ça aurait quand même été dommage de rater ça.
Puis Patrick et moi rangeons nos affaires. La bise aux filles, les gars (et maman) nous accompagnent jusqu'aux motos. Le Mostro démarre toujours au quart de tour (sur ses deux cylindres !). La route est mouillée mais praticable. Bye-bye la Tonguerie !
11:52 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, daytona, triumph, 675
22.10.2008
Photo(s) Pau-Arnos - update
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20.10.2008
Circuit de Mérignac, 19 octobre
La journée commence fraîchement : le wind-stopper sous le cuir n'est pas de trop. Je regrette même de n'avoir pas enfilé mes gants d'hiver, le temps d'aller au circuit j'ai les doigts glacés...
En revanche il fait très beau. On nous promet 21 degrés pour l'après-midi.
A 8h, il y a déjà du monde. Je suis venue tôt pour donner un coup de main au staff du BMC. On prépare la buvette et la salle des commissaires de piste, puis je fais mon inscription et récupère mon bracelet pour la journée. Le BMC décide de retarder d'une demie-heure le début des sessions car il fait trop froid.
Aujourd'hui tous les groupes sont archi-complets. Un concessionnaire Suzuki, également propriétaire de Harley-Buell, a réservé des places dans chaque groupe pour ses clients, il y a donc de nouvelles têtes sur le paddock. Beaucoup de GSX-R et 4 Buell.
Les débutants font leurs premiers tours. Déjà un drapeau rouge et une intervention de la Croix-Rouge. Heureusement, rien de grave.
Idem pour les Moyens. Drapeau Rouge, ambulance, moto en vrac.
Quand c'est mon tour, dans le groupe mixte Moyens/Motos anciennes, je commence de timides tours de chauffe. Au bout de 2 tours je n'ai toujours aucun grip dans les pneus, c'en est presque inquiétant. Je décide de continuer à rouler "sur des oeufs". Devant moi il y a 3 pilotes. Celui de tête, un des "nouveaux" en Gex, semble vouloir prendre déjà de la vitesse. Ca ne loupe pas : il perd l'avant, chute et part en glissade vers le terre-plein central. La moto heurte le vibreur et effectue deux tonneaux. Aïe, il y aura de la casse ! Heureusement nous évitons moto et pilote sans trop de problème et, sous drapeau rouge, rentrons aux stands.
Pendant la rapide évacuation, Manu en profite pour rappeler quelques règles de base que certains semblent ignorer : des pneus, ça se chauffe. Le sol est à 2°C. Je comprends mieux pourquoi mes pneus ne montaient pas en température !
Nous repartons. Au bout du 4ème tour, je commence à sentir que ça accroche. J'augmente progressivement ma vitesse et je pourrai finalement faire les 2-3 derniers tours a bonne allure. Il y aura entre-temps un autre incident, cette fois-ci un tout droit dans les graviers. Nous ne resterons qu'un tour sous drapeau jaune.
Chez les confirmés, il y aura de nouveau des gamelles. Une nécessitera une évacuation vers l'hôpital (douleurs aux côtes).
Quel carnage ce matin !
La deuxième session de la matinée se passera mieux, la température du sol étant un peu plus élevée. Je me positionne pour partir la première. Après mes tours de chauffe, je trouve un bon rythme et m'amuse bien. Mais je finis par rattraper la queue de peloton. Je constate alors que le groupe est aujourd'hui vraiment très disparate : les mecs en Gex ne semblent pas bien connaître le circuit, leurs trajectoires sont approximatives. Certains sont très lents, d'autres poussent au cul de façon un peu hasardeuse. Il n'est pas facile de se sortir d'un paquet disparate. Je galère un peu puis parviens à doubler les plus lents tandis que les plus rapides profitent du boulevard que je leur laisse pour me passer fissa. Là, je suis bien et je recommence à me faire plaisir. Hélas, à cause de tous les incidents de la matinée qui ont entraîné des retards, la session de 20 minutes est ramenée à 10. Il est déjà temps de sortir.
L'après-midi, c'est une autre histoire. Il fait chaud. Je me méfie à présent des invités du concessionnaire Suzuki, beaucoup semblent être là pour montrer qui a la plus grosse. Partie à mi-peloton, je laisse les furieux prendre la tangeante et je m'applique à faire de belles trajectoires. Un mec en Gex blanc, plutôt rapide, me fait l'intérieur dans la parabolique des stands. Cela passe ici d'habitude sans problème, quand les trajectoires sont propres personne ne se gêne. Mais cet ahuri semble mal gérer sa traj' et commence à élargir ! Je suis contrainte de faire un écart et de ralentir afin d'éviter qu'il ne m'embarque avec lui vers les graviers. Il se rattrape et remet du gaz. Je l'insulte copieusement sous mon casque.
Ensuite, ça va bien, je commence à rouler à mon niveau habituel et ça scritche allègrement. :)
Quelques tours plus tard, revoilà mon Gex blanc, décidément très rapide... mais toujours aussi cochon dans ses approches ! Je suis cette fois-ci derrière un paquet, dans la même parabolique. Le Gex fait l'intérieur à tout le monde, écarte à nouveau - gênant 2 pilotes visiblement très surpris, à voir l'écart qu'ils font -, donne un brusque coup d'angle pour reprendre la corde, gênant au passage un pilote obligé de freiner (!) pour ne pas se faire percuter. Quel #&@*$ !!!
Fin de session.
La dernière sera la plus "sportive". Il y a quelques confirmés, mais des habitués, qui roulent dans notre session. Je parviens à me détacher du troupeau et roule un moment à mon rythme, me faisant bien plaisir. Arrivent alors les confirmés. Un RSV1000 me passe après la parabolique du fond, sans problème, et fait un beau freinage de trappeur dans la chicane : je vois sa roue arrière danser la valse. Couillu, le caribou ! :)
Un peu plus tard, c'est un copain en Thundercat qui me passe. Lui m'occasionnera une petite frayeur : il se présente sur ma droite au moment où je commence à me rabattre pour prendre la chicane ! Ca passe à un poil de cul, heureusement il sait ce qu'il fait. Mais bigre, ça surprend !
Il viendra s'excuser plus tard de sa manoeuvre franchement virile, mais pour moi c'est réglo, c'était propre et à part la petite frayeur, ça ne m'a pas gênée.
Ensuite j'arrive au cul d'un gars sur un engin indéterminé. J'attends l'ouverture puis, à la sortie de la parabolique du fond, je lui fais l'intérieur et mets du gaz jusqu'à la chicane. C'est passé ! Je l'entends qui me colle au derrière. Après un tour, il trouve une ouverture et me repasse avant la parabolique des stands. En voilà un qui veut jouer. OK, c'est parti. Nous allons passer 3 tours à jouer au chat et à la souris, nous passant et repassant avec fureur - mais toujours propre - jusqu'au drapeau à damier. Bigre ! C'est la première fois que je me bats vraiment sur le circuit ! Je suis en nage et mes jambes me portent à peine en descendant de la moto, tellement c'était intense. Voilà qui achève dignement cette journée mitigée.
Sur le paddock, du côté des Gex, on entend une moto au rupteur. C'est bien la première fois, ici. Avec quelques habitués, nous nous regardons, légèrement affligés. Le comportement de ces gens sur le paddock est finalement à l'image de leur attitude sur le circuit : médiocre. Je me sauve avant que ça ne tourne au concours de bite.
Note pour plus tard : ne pas venir rouler un jour où des places sont réservées par le concessionnaire Suzuki.
(J'apprends ce matin que les 3 cartons les plus sérieux de la journée étaient 3 GSX-R... C'est à se demander si le concessionnaire n'a pas fait exprès de proposer cette journée de circuit, pour pouvoir vendre des pièces !)
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06.10.2008
WSBK Magny-Cours, partie 2
Lever à l'aube dimanche, nous sommes à 8h30 au circuit. Le temps est plutôt beau mais il fait très froid. Nous avons pris le petit déjeuner au gîte donc nous traçons directement vers la pit lane où les teams sont déjà en train de préparer les machines pour le warm-up.
Les SuperStock 1000 sont déjà en piste pour une petite séance de 10 minutes. A 9h20, ce sera le tour des SuperBike, pour 20 minutes. Je fais quelques photos des boxes, Troy est déjà là.
Les tribunes se remplissent, il y a évidemment plus de monde qu'hier. Nous prenons une navette et allons nous placer à "Adelaïde" (à droite du point 7 sur le plan) d'où nous voyons les virages 6, 7, 14, 15 et 16, ainsi qu'un écran géant. Le spot idéal, quoi.
Je m'essaie à quelques photos.
Je me rends à pied au "180" pour faire quelques photos et me promener un peu.
Le coude qui frotte !
Retour en navette à "Adélaïde". A cet endroit du circuit, la tribune est pleine depuis ce matin.
La course SuperStock 1000 commence.
Un pilote KTM a des soucis et devra sortir à notre hauteur. Il semblerait que la boîte de vitesse ait cassé. En attendant la camionnette qui viendra récupérer la moto, je prends l'étrange machine autrichienne en photo.
Je propose alors d'aller nous chercher un casse-croûte en attendant la première course SuperBike de la journée. Nous avons une heure devant nous. La navette nous ramène au paddock, mais là c'est l'émeute : une foule compacte avec un macaron "pit lane" bloque les accès ; le macaron donne droit à la visite du pit lane, avec séance d'autographe, entre 11h10 et 11h30. Nous suerons un peu pour nous faufiler vers la selle de presse et malheureusement, sur place, le déjeuner n'est pas encore arrivé. Il est resté coincé quelque part dans la foule... Nous sommes un peu étonnés, le circuit a pourtant l'habitude des grands événements mais là le service d'ordre semble clairement débordé. Nous optons alors pour une baraque à frites mais la queue est longue. L'heure tourne. Tant pis, on attrape la première navette qui se présente et on retourne bredouille à "Adélaïde". A savoir, pour une éventuelle prochaine fois : amener son casse-croûte le matin...
Midi, c'est parti ! Les pilotes SuperBike s'élancent sur la piste. Bayliss, en troisième position, fait un très bon départ et se place de suite en tête.
Mais Haga a le mors au dents et ne tardera pas à prendre la tête de la course
Fonsi Nieto finira par doubler le double champion du monde SBK, qui s'attachera alors à conserver cette troisième place sans trop forcer : le troisième titre mondial n'est pas loin, à Rome lors de la dernière course Bayliss l'a laissé filer en essayant de reprendre la première place et en terminant dans les graviers... Il reste 2 manches, soit 4 courses. Pour gagner, il suffit à Bayliss de finir devant Corser, le deuxième pilote au classement aux points.
Corser est alors en 6ème position, Bayliss peut se contenter d'une bonne troisième place.
Cette première course ne sera donc pas extraordinairement palpitante, mais ça y est, c'est fait, Bayliss est une nouvelle fois champion du monde avec Ducati ! Quel belle façon de partir à la retraite !
Après ces émotions, c'est l'épreuve du SuperSport qui prend place. Le spectacle ne manque pas ! Trente pilotes le couteau entre les dents se tirent une bourre d'enfer. Fatalement, dans le virage "Adélaïde" et donc sous nos yeux, un pilote perd l'avant et un paquet de motos et de bonshommes glissent sur la piste. Les pilotes se mettent immédiatement sur le côté et dès que possible foncent relever leur moto, aidés par les commissaires de piste. C'est reparti. Tout ceci n'a duré que quelques secondes...
Après une course haletante, nous retournons au paddock et en salle de presse. Cette fois-ci il y a à manger et nous nous sustentons rapidement avant de reprendre notre place sur le circuit. La deuxième course commence bientôt, nous pronostiquons que celle-ci devrait être plus saignante, Bayliss ayant assuré le titre. Nous ne serons pas déçus !
Une fois de plus, Troy prend la tête de la course et une fois de plus, Haga lui passe devant. Pendant plusieurs tours, Haga creuse l'écard, puis Bayliss remonte sur lui, puis le laisse filer de nouveau. Pendant ce temps, derrière, Biaggi et Xaus passent toute la course roue dans roue. Il y a du sport !
A quelques tours de la fin, Bayliss reprend l'avantage et décide de le garder. Haga et lui nous offrirons alors une bagarre sensationnelle ! Nombreuses sont les fois où nous oublierons de respirer tant la lutte est féroce. Finalement, Bayliss parvient à creuser un peu d'écart et passe la ligne d'arrivée devant une foule hystérique. Quel grand champion !
Nous comprenons alors que c'est terminé. Ces deux fantastiques journées s'achèvent. Les tribunes se vident, les navettes sont prises d'assaut aussi rentrons-nous à pied.
La piste désertée et les boxes qui se ferment, sous un ciel de plus en plus nuageux, nous rendent un peu mélancoliques.
Peut-être reviendrons-nous, sans doute pas dans ces fantastiques conditions. Mais si peux résumer ces journées en deux mots, ce sera : merci, Claire.
Toutes mes photos : Album WSBK Magny-Cours 2008
Claire nous gratifiera surement de superbes photos dès qu'elle aura le temps de les mettre en ligne. A surveiller ici :
Galerie de P'tite Ducat'
14:30 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : moto, superbike
WSBK Magny-Cours, partie 1
Samedi, 8h30, Claire nous attend tandis que Patrick et moi récupérons nos enveloppes au bureau d'accréditation. Nous sommes officiellement "presse free-lance" et bénéficions d'un accès au parking presse pour la voiture, d'un pass "Track" donnant accès à tout le circuit et d'un pass "Pit Lane" donnant accès au paddock, à la salle de presse et à la pit lane. Dans la pratique, Patrick muni de ce dernier n'aura aucun problème à embarquer dans les navettes réservées aux media et donc à se balader comme moi sur le circuit.
A peine garés au P5, nous nous émerveillons de pouvoir entrer directement par le paddock. Nous traversons d'abord le parking où stationnent les motor-home des pilotes. Si les plus petits, de simples camping-cars, appartiennent probablement aux pilotes des catégories SuperStock, les plus gros, de véritables camions aménagés avec plateformes latérales rétractables, sont sans aucun doute les demeures temporaires des pilotes de SuperBike.
Nous traversons ensuite l'espace réservé aux hospitalities des équipes. Sans être aussi luxueux qu'en MotoGP, ce sont de véritables structures d'accueil avec tout le confort qu'on peut souhaiter. Il paraît qu'on y mange bien, nous verrons cela plus tard !
Enfin nous arrivons devant les bâtiments où s'alignent les camions des teams, chacun devant son box.
Nous montons en salle de presse. Il fait très chaud et il y a déjà pas mal de monde à l'oeuvre. Nous trouvons les tables à nos noms, avec ce qu'il faut pour brancher un ordinateur portable. Je récupère le press kit et quelques brochures de teams en me disant que j'aimerais bien avoir de la clientèle dans ce milieu...
Nous prenons un bref petit déjeuner puis Claire se dirige vers son casier pour récupérer son matériel. Pas moins de deux boîtiers professionnels et quelques téléobjectifs. Pour une photographe amateur, c'est pas mal !
Il est temps de faire nos premiers pas sur le circuit.
L'activité sur la pit lane a déjà commencé. Les SuperStock 1000 sont en séance d'essai, ce sera ensuite le tour de la catégorie SuperSport puis, à 11h, la séance de qualification des SuperBike à l'issue de laquelle les 16 pilotes les plus rapides seront connus et pourront prendre part à la SuperPole qui servira à déterminer l'ordre de la grille de départ.
Je fais le tour des boxes, c'est encore assez cool chez Ducati

Nous attrapons ensuite une navette "Media" qui nous dépose au "180" (virage numéro 11 sur le plan).
Claire prend position pour faire quelques fonds filés
Deux touristes
Je m'essaie à cet exercice délicat mais mon matériel est limité, quant à mon talent...
Les tribunes se garnissent peu à peu tandis que les derniers nuages achèvent de s'évaporer. La piste est toujours humide des pluies de la veille et les pilotes tournent avec prudence. Sans surprise, Bayliss, Corser, Haga et Neukirchner, entre autres, se qualifient pour la SuperPole.
Pendant que prend place la séance de qualif des SuperSport nous reprenons la navette et retournons au paddock pour déjeuner.
L'hospitality Suzuki Alstare est le plus accueillant : la presse y est la bienvenue. C'est donc ici que nous déjeunerons copieusement et constaterons qu'effectivement, on y mange très bien. A la table à côté de nous se trouve Max Neukirchner. Nous verrons également Kagayama.
A 16, c'est la SuperPole. Nous décidons de la suivre depuis la pit lane. Le principe est simple : chacun des 16 qualifiés part pour un tour de chauffe puis un tour chronométré.
Troy Bayliss a les yeux rivés sur les temps de ses adversaires
Et puis c'est à son tour de s'élancer
Au terme de la séance, Haga décroche la SuperPole devant Nieto et Bayliss, Corser se plante.
La course SuperStock 600 ne nous intéressant pas trop, nous terminons la journée par une visite aux copains sur le camping. Il y a encore beaucoup de monde dans le village qui occupe la partie centrale du circuit.
Nous faisons encore un petit tour dans le paddock, histoire de faire une photo avec l'ancien pilote Ducati Gianfranco Falappa, puis retrouvons les copains pour une soirée barbecue. Ensuite, retour au gîte.
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