04.11.2008

La Toussaint dans les Pyrénées

Vendredi, 17h. Le temps est légèrement pluvieux, on jette un dernier coup d'oeil à la voiture et on se dit qu'il faut vraiment être con pour aller se balader à moto sous un temps pourri. :D Le trajet est très chiant vu que jusqu'à Lourdes, c'est tout droit. Cependant, avec la nuit, la pluie, des motos qui éclairent peu et/ou mal et une circulation très dense jusqu'à Pau, les virages ne nous manquent pas trop... Le dernier tronçon sera d'ailleurs particulièrement difficile, faut pas s'arrêter sinon y'a de la buée dans le casque et on n'y voit plus rien. Notre hôte du week-end, Christian, a le courage (il pleut toujours) et l'extrême gentillesse de nous retrouver à Arrens pour nous guider sur les 3 derniers kilomètres. Ce n'est pas du luxe, je ne suis pas sure qu'on aurait trouvé la bergerie sans son aide. La dernière épreuve de la journée : passer le pont et franchir la dernière bosse et le dernier virage rendus copieusement glissants par la boue, sans se casser la gueule. Christian devra me pousser le derrière (enfin, celui de la moto plutôt !!!) pour me dégager d'un trou de boue, ce qui lui vaudra de repeindre ses vêtements de moto d'un marron du meilleur effet... Il est 21h passées lorsque nous posons enfin nos bagages à la bergerie. Tout le monde (c'est-à-dire maman, Serge et 5 copains) est là et si le feu de cheminée ne nous avait pas réchauffés, il y avait dans les sourires et les embrassades largement de quoi le faire. :) Pierre, se charge de nous réchauffer le dedans avec un mix cognac-schweppes tout-à-fait agréable. On se sèche, on papote, on passe à table : la garbure nous attend ! On déguste ensuite quelques trucs aux vertus purement digestives, et puis dodo. Samedi Réveil à 9h30. Ca fait du bien de dormir un peu ! La douche est bien chaude, le café aussi et, ô joie, il fait plutôt beau ! On se décide donc à emporter le casse-croûte, des fois qu'on se trouve un petit coin sympa au soleil pour pique-niquer. On commence la balade par la recherche d'une boulangerie ouverte. Les baguettes bien à l'abri dans le top-case de la RT, on part à la découverte du cirque de Gavarnie. Malheureusement cela nous amène vers les nuages. La route est mouillée et il tombe quelques gouttes. Le paysage se cache un peu à nos regards. Tant pis, demi-tour. On sort bien vite des nuages et l'allure est agréable tandis que la route est moins mouillée. On croise alors une voiture qui nous fait des appels de phare. Tiens donc, les gendarmes ? Non, ce ne sont pas des gendarmes mais une file de voitures à l'arrêt. Aïe, on espère qu'il n'y a pas eu d'accident. La remontée de la file de voiture nous amène bientôt au pied du problème : deux gros rochers barrent la route que nous avons empruntée quelques instants plus tôt... Quelques personnes sont déjà à pied d'oeuvre pour dégager ce qui peut l'être. Petites pierres, branchages, mottes de terre. Nous donnons un coup de main. Il y a la place de faire passer les motos, aussi nous remettons-nous en route. C'est le moment que choisissent les gendarmes pour arriver sur les lieux et voilà qu'ils veulent empêcher Serge de passer, alors que nous sommes déjà tous de l'autre côté ! Serge profite de la confusion générale pour forcer le passage et nous rejoindre. C'est reparti. Cette fois-ci nous nous dirigeons vers le soleil. Nous montons vers Pierrefites, c'est joli et mais ne fait pas chaud là-haut ! Les routes sont peut-être mouillées mais les paysages sont de toute beauté et la p'tite Dayto ne s'en sort pas trop mal dans les épingles malgré mon appréhension des graviers et feuilles mortes mouillées. Nous redescendons pour trouver une place de village accueillante où nous laissons les motos. Pique-nique dans le parc mitoyen. Saucisson, pâté, pain, fromage, fruits, il y a tout ce qu'il faut pour le bonheur du motard. Et de la motarde, car il y a même des WC. Ensuite nous repartons vers le lac d'Estaing puis le col des Bordères. La route est sèche par endroits, voilà que Pierre met du gaz et que Jackie me double, sa passagère fermement accrochée. C'est quoi ce cirque ? Je passe la 2 (comment ça, j'exagère ?) et part en chasse de ce beau monde. Une petite bourre, ça fait du bien ! On s'arrête à la sortie d'un beau virage et Pierre se positionne pour prendre des photos du reste du groupe, qui a dû s'arrêter cueillir des châtaignes tellement on les attend (comment ça, j'exagère encore ?). Enfin, on achève cette belle journée de roulage par un dernier col où, après une montée bien agréable sur du sec, nous prendrons un chocolat chaud. Quelques nuages se pointent dans la vallée, ça risque d'être bientôt humide. Il est temps de rentrer. Ce soir, c'est confit de canard, haricots verts et châtaignes. On se couche sensiblement plus tôt que la veille, comme c'est curieux ! Dimanche Debout à 8h : il neige ! Et pas qu'un peu. Il y a déjà 10-15 bons centimètres de neige qui tient, et ça tombe à gros flocons moelleux. Bon, pour la balade c'est pas gagné. Après le petit déjeuner, et comme ça ne se calme toujours pas dehors, Christian suggère que nous descendions les motos jusqu'à la route d'où elles pourront repartir quand le chasse-neige sera passé. C'est parti pour l'exercice matinal ! Tandis que les filles restent bien au chaud près de la cheminée, les garçons (sauf Patrick, qui dort toujours) se harnachent et s'arment de pelles pour dégager la neige du chemin. La première épreuve consiste à amener les motos jusqu'après le pont. J'ai des souvenirs de Flatapak tandis qu'on se met à 3 par moto + pilote pour s'extraire du piège. Tant bien que mal, nous arrivons à faire traverser toutes les motos. Ensuite il faut pelleter de nouveau, pour dégager un accès sur la route jusqu'à un petit terre-plein où stationne déjà une voiture. Patiemment, les gars préparent le terrain puis on peut à nouveau amener les motos une par une, soigneusement encadrées par leurs accompagnateurs. Juste quand nous en avons fini, le chasse-neige fait son apparition... Pouvait pas se manifester plus tôt, celui-là ? A présent la grosse angoisse c'est de savoir s'il va geler ou pas. Parce que si la route est bientôt praticable, la neige se calmant et se changeant vaguement en pluie, rien ne dit qu'elle le sera lundi. Patrick et moi devons rentrer de toute façon, mais les autres doivent prendre une décision. On appelle donc Richard qui nous fera la météo. Les températures resteront clémentes, tout le monde décide donc de rester. Nous déjeunons des restes et de quelques saucisses de Toulouse au feu de bois. Heureusement qu'il y a la cheminée et le gaz, parce que le courant, lui, nous fait défaut depuis quelques heures déjà. Toutes ces émotions n'entament pas la bonne humeur de l'assistance et on rigole toujours autant, en se disant que ça aurait quand même été dommage de rater ça. Puis Patrick et moi rangeons nos affaires. La bise aux filles, les gars (et maman) nous accompagnent jusqu'aux motos. Le Mostro démarre toujours au quart de tour (sur ses deux cylindres !). La route est mouillée mais praticable. Bye-bye la Tonguerie !

22.10.2008

Photo(s) Pau-Arnos - update

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20.10.2008

Circuit de Mérignac, 19 octobre

La journée commence fraîchement : le wind-stopper sous le cuir n'est pas de trop. Je regrette même de n'avoir pas enfilé mes gants d'hiver, le temps d'aller au circuit j'ai les doigts glacés... En revanche il fait très beau. On nous promet 21 degrés pour l'après-midi. A 8h, il y a déjà du monde. Je suis venue tôt pour donner un coup de main au staff du BMC. On prépare la buvette et la salle des commissaires de piste, puis je fais mon inscription et récupère mon bracelet pour la journée. Le BMC décide de retarder d'une demie-heure le début des sessions car il fait trop froid. Aujourd'hui tous les groupes sont archi-complets. Un concessionnaire Suzuki, également propriétaire de Harley-Buell, a réservé des places dans chaque groupe pour ses clients, il y a donc de nouvelles têtes sur le paddock. Beaucoup de GSX-R et 4 Buell. Les débutants font leurs premiers tours. Déjà un drapeau rouge et une intervention de la Croix-Rouge. Heureusement, rien de grave. Idem pour les Moyens. Drapeau Rouge, ambulance, moto en vrac. Quand c'est mon tour, dans le groupe mixte Moyens/Motos anciennes, je commence de timides tours de chauffe. Au bout de 2 tours je n'ai toujours aucun grip dans les pneus, c'en est presque inquiétant. Je décide de continuer à rouler "sur des oeufs". Devant moi il y a 3 pilotes. Celui de tête, un des "nouveaux" en Gex, semble vouloir prendre déjà de la vitesse. Ca ne loupe pas : il perd l'avant, chute et part en glissade vers le terre-plein central. La moto heurte le vibreur et effectue deux tonneaux. Aïe, il y aura de la casse ! Heureusement nous évitons moto et pilote sans trop de problème et, sous drapeau rouge, rentrons aux stands. Pendant la rapide évacuation, Manu en profite pour rappeler quelques règles de base que certains semblent ignorer : des pneus, ça se chauffe. Le sol est à 2°C. Je comprends mieux pourquoi mes pneus ne montaient pas en température ! Nous repartons. Au bout du 4ème tour, je commence à sentir que ça accroche. J'augmente progressivement ma vitesse et je pourrai finalement faire les 2-3 derniers tours a bonne allure. Il y aura entre-temps un autre incident, cette fois-ci un tout droit dans les graviers. Nous ne resterons qu'un tour sous drapeau jaune. Chez les confirmés, il y aura de nouveau des gamelles. Une nécessitera une évacuation vers l'hôpital (douleurs aux côtes). Quel carnage ce matin ! La deuxième session de la matinée se passera mieux, la température du sol étant un peu plus élevée. Je me positionne pour partir la première. Après mes tours de chauffe, je trouve un bon rythme et m'amuse bien. Mais je finis par rattraper la queue de peloton. Je constate alors que le groupe est aujourd'hui vraiment très disparate : les mecs en Gex ne semblent pas bien connaître le circuit, leurs trajectoires sont approximatives. Certains sont très lents, d'autres poussent au cul de façon un peu hasardeuse. Il n'est pas facile de se sortir d'un paquet disparate. Je galère un peu puis parviens à doubler les plus lents tandis que les plus rapides profitent du boulevard que je leur laisse pour me passer fissa. Là, je suis bien et je recommence à me faire plaisir. Hélas, à cause de tous les incidents de la matinée qui ont entraîné des retards, la session de 20 minutes est ramenée à 10. Il est déjà temps de sortir. L'après-midi, c'est une autre histoire. Il fait chaud. Je me méfie à présent des invités du concessionnaire Suzuki, beaucoup semblent être là pour montrer qui a la plus grosse. Partie à mi-peloton, je laisse les furieux prendre la tangeante et je m'applique à faire de belles trajectoires. Un mec en Gex blanc, plutôt rapide, me fait l'intérieur dans la parabolique des stands. Cela passe ici d'habitude sans problème, quand les trajectoires sont propres personne ne se gêne. Mais cet ahuri semble mal gérer sa traj' et commence à élargir ! Je suis contrainte de faire un écart et de ralentir afin d'éviter qu'il ne m'embarque avec lui vers les graviers. Il se rattrape et remet du gaz. Je l'insulte copieusement sous mon casque. Ensuite, ça va bien, je commence à rouler à mon niveau habituel et ça scritche allègrement. :) Quelques tours plus tard, revoilà mon Gex blanc, décidément très rapide... mais toujours aussi cochon dans ses approches ! Je suis cette fois-ci derrière un paquet, dans la même parabolique. Le Gex fait l'intérieur à tout le monde, écarte à nouveau - gênant 2 pilotes visiblement très surpris, à voir l'écart qu'ils font -, donne un brusque coup d'angle pour reprendre la corde, gênant au passage un pilote obligé de freiner (!) pour ne pas se faire percuter. Quel #&@*$ !!! Fin de session. La dernière sera la plus "sportive". Il y a quelques confirmés, mais des habitués, qui roulent dans notre session. Je parviens à me détacher du troupeau et roule un moment à mon rythme, me faisant bien plaisir. Arrivent alors les confirmés. Un RSV1000 me passe après la parabolique du fond, sans problème, et fait un beau freinage de trappeur dans la chicane : je vois sa roue arrière danser la valse. Couillu, le caribou ! :) Un peu plus tard, c'est un copain en Thundercat qui me passe. Lui m'occasionnera une petite frayeur : il se présente sur ma droite au moment où je commence à me rabattre pour prendre la chicane ! Ca passe à un poil de cul, heureusement il sait ce qu'il fait. Mais bigre, ça surprend ! Il viendra s'excuser plus tard de sa manoeuvre franchement virile, mais pour moi c'est réglo, c'était propre et à part la petite frayeur, ça ne m'a pas gênée. Ensuite j'arrive au cul d'un gars sur un engin indéterminé. J'attends l'ouverture puis, à la sortie de la parabolique du fond, je lui fais l'intérieur et mets du gaz jusqu'à la chicane. C'est passé ! Je l'entends qui me colle au derrière. Après un tour, il trouve une ouverture et me repasse avant la parabolique des stands. En voilà un qui veut jouer. OK, c'est parti. Nous allons passer 3 tours à jouer au chat et à la souris, nous passant et repassant avec fureur - mais toujours propre - jusqu'au drapeau à damier. Bigre ! C'est la première fois que je me bats vraiment sur le circuit ! Je suis en nage et mes jambes me portent à peine en descendant de la moto, tellement c'était intense. Voilà qui achève dignement cette journée mitigée. Sur le paddock, du côté des Gex, on entend une moto au rupteur. C'est bien la première fois, ici. Avec quelques habitués, nous nous regardons, légèrement affligés. Le comportement de ces gens sur le paddock est finalement à l'image de leur attitude sur le circuit : médiocre. Je me sauve avant que ça ne tourne au concours de bite. Note pour plus tard : ne pas venir rouler un jour où des places sont réservées par le concessionnaire Suzuki. (J'apprends ce matin que les 3 cartons les plus sérieux de la journée étaient 3 GSX-R... C'est à se demander si le concessionnaire n'a pas fait exprès de proposer cette journée de circuit, pour pouvoir vendre des pièces !)

29.09.2008

Scritch !

scritch.jpg

23.09.2008

Rencontre nationale Planète-Ducati 2008

Jour 1 Mercredi 17, 9h30. Juliette (SV650), Patrick (Mostro 600) et moi (Daytona 675) nous mettons en route pour la première étape du voyage. Le temps est frais mais clair, on nous promet du soleil pour toute la journée. Nous commençons par un petit bout d'autoroute jusqu'à La Réole. De là nous rallions Monségur puis Duras par les jolies routes de l'Entre-Deux-Mers. Ensuite c'est le Lot-et-Garonne : Miramont-de-Guyenne, Cancon, Monflanquin, Fumel. C'est enfin le Lot, ses merveilleuses routes et ses superbes villages, monuments et paysages. Nous faisons une halte à Puy-l'Evèque dans un petit troquet qui est normalement fermé mais qui veut bien nous servir, puisqu'après tout il y a déjà quelques locaux à table. Un délicieux morceau de hampe et quelques frites plus loin, il est temps de se remettre en route. Nous traversons Cahors puis nous amusons un peu sur la route de Limogne-en-Quercy et Villefranche-de-Rouergue. Il fait toujours beau et chaud en Aveyron tandis que nous parcourons l'ennuyeuse D911 jusqu'à Pont-de-Salars. Là nous obliquons plein sud vers le lac de Pareloup. Nous passons par Saint-Beauzély. La route et le village sont de toute beauté, c'est un détour qui en vaut vraiment la peine. Arrivés à Millau l'heure a déjà pas mal tourné et comme nous sommes attendus à Montpellier, nous devons nous résoudre à annuler le passage dans les Cévennes et à prendre l'autoroute. Ce sera pour moi l'occasion de découvrir le viaduc par le dessus. Ben finalement, c'est plus impressionnant de dessous ! Patrick, Juliette et le viaduc La descente du Pas de l'Escalette se fait à allure fort peu légale... Oui oui, on a bien vu le radar automatique, on ralentit pour passer devant. :-D Arrivée chez le copain à 20h00. Stéphane (ST2) nous rejoins vers 21h30. Jour 2 D'abord, on passe récupérer le sac de sable officiel de Planète-Ducati, Lionel. Il fera le trajet sur le ST2, derrière Stéphane. Comme hier, on commence par de l'autoroute. Sortie à Avignon. Nous filons jusqu'à Carpentras et comme nous sommes partis un peu tard, c'est déjà l'heure de déjeuner. Il y a ce qu'il faut dans le centre de Carpentras, joli petit patelin. Le trajet vers Vaison-la-Romaine nous rappelle la Flatapak. Les températures sont bien plus clémentes qu'à Pâques ! Après Vaison, c'est Nyons et les gorges de l'Eygues. Miam miam ! De Serres nous poursuivons sur Veynes, puis nous nous échappons par la montagne pour rallier Tallard sans passer par Gap. Les paysages sont de toute beauté, là encore j'étais bien inspirée ! Nous passons ensuite au sud du lac de Serre-Ponçon afin de faire le tour par le côté est et la sompteuse D954 jusqu'à Savines. C'est fantastique... Les demoiselles coifées du lac Le ciel se couvre un peu, il est temps d'arriver. Nous suivons la route de Briançon jusqu'à Argentière, puis nous montons à notre gîte, à Pelvoux. Le gîte de la Blanche a 3 siècles d'histoire, c'est très joli. Nos hôtes sont charmants et quelques copains sont déjà là. Les autres ne vont pas tarder. En dernier arriveront les Vendéens, sous la pluie. Jour 3 Reveil à 7h30 : Xav nous a proposé de faire la balade avec lui et Gilles. 5 autres copains se greffent à nous et c'est parti. Après une mise en jambes par l'est du lac, par où nous sommes passés hier, nous entamons l'ascension du col de la Cayolle. Il fait froid mais beau, tout va bien. :-) C'est beau la montagne En bas, à Guillaumes, nous nous arrêtons pour déjeuner. Tablée de motards au soleil Cap à l'est, sur Valberg, Beuil puis St-Sauveur-de-Tinée. La vallée de la Tinée se fait sans traîner puis c'est la montée au col de la Bonette. Là-haut un peu de grêle nous attend mais les nuages cèderont rapidement la place au beau temps. Pour finir, nous rentrons par le col de Vars. Nous arrivons au gîte fourbus mais heureux ! Jour 4 Il fait encore plus beau qu'hier ! Cette fois-ci nous décollons à 10h avec quelques kikis savoyards : Alain, Cécilie et Sylvain. Stéphane, Lionel et Juliette se joignent à nous. Nous commençons par rejoindre Guillestre puis montons à St-Véran, "la plus haute commune d'Europe". Nous attaquons le col de l'Agnele, c'est la frontière avec l'Italie. Après une superbe descente, on se retrouve en galère.. Les kikis ont prévu d'aller jusqu'à Cuneo pour manger une pizza, mais Cuneo c'est tout droit... 60 bornes d'ennui... Enfin bon, la prochaine fois c'est moi qui ferai le road-book, ça m'apprendra ! En fait de pizza c'est le premier plat de pâtes qui se présente que nous avalons tant il se fait tard et nous sommes affamés. Puis nous partons sur Vinadio pour rentrer par le col de Larche. Hélas, un accident provoque la fermeture de la route. Bien qu'il y ait la place de passer, les carabinieri ne veulent rien savoir et nous font comprendre que ça prendra le temps que ça prendra. Nous décidons donc de passer ailleurs. Pas beaucoup d'options : nous passons par le très beau col de la Lombarde puis de nouveau le col de la Bonette. Cette fois-ci nous trouvons la pluie, c'est un peu galère. Dans la descente la route est mouillée et nous avons le soleil dans les yeux. Nous rentrons par le lac car le col de Vars est dans les nuages, et ils n'ont pas l'air de plaisanter. Journée fatigante, impressions mitigées. Jour 5 C'est déjà fini.. Il est temps de saluer les 35 copains et de profiter du soleil et des belles routes vers l'ouest. Direction Gap pour commencer, puis Aspres-sur-Buech. Le passage dans la Drôme se fait par le col de Cabre. Belle route et beaux paysages, la journée commence bien ! Nous arrivons à Die, puis c'est Crest, Loriol, et la pause déjeuner un peu avant Privas. De là nous suivons l'Ardèche vers Aubenas. Il y a malheureusement beaucoup de patelins et un peu de circulation sur cette route, ce n'est pas aussi bien que je l'espérais. Nous filons sur la route du Puy-en-Velay, ennuyeuse. Enfin c'est la D590 : Langeac, Pinols puis St-Flour. Là, c'est du bon ! :-) Nous arrivons à Murat vers 18h, coucou "oncle" ! :-D Jour 6 Une bise à Serge et Michelle puis c'est reparti pour la dernière journée. Le temps étant décidément au beau fixe, passage par le Puy-Mary et la route des Crêtes pour aller à Aurillac. De là nous filons sur Laroquebrou et St-Céré. Petit détour par Rocamadour et la très amusante route de Payrac. Puis c'est Souillac, Sarlat, les Eyzies, et comme tout le monde est fatigué on fonce sur Périgueux et on finit par de l'autoroute. Juliette nous propose d'aller dîner chez ses parents histoire de finir tranquillement. De courtes mais bien belles vacances. :-)

02.09.2008

Mérignac, 31 août 2008

Cliquez pour agrandir Y'a pas à dire, cette moto est fabuleuse. :-)

28.07.2008

Roulage à Pau-Arnos

(cliquer pour agrandir les photos) Cette fois encore, nous désertons avec le Bordeaux Moto Club le circuit de Mérignac pour aller jouer sur un terrain autrement plus impressionnant : le circuit de Pau-Arnos. Situé à quelques kilomètres de Pau, dans une campagne verte et vallonnée, c'est sans doute l'un des plus beaux circuit de France... et l'un des plus difficiles ! Montées, descentes, virages en aveugle, dévers... Il y a de quoi se faire de sérieuses émotions fortes. Nous avons cette fois-ci plus de chance que pour Nogaro : le soleil est de la partie. Nico et Julien nous retrouvent à la maison, leurs machines sur leur remorque, bientôt suivis de Xav et Loïc qui charge sa moto ("logée" chez nous à titre gracieux) sur leur remorque. Tromfette et la Diva sont de la partie, en ce qui nous concerne Patrick et moi. (Notez, en bas à gauche, la "superbe" déco artisanale dont j'ai affublé Tromfette, la pauvre). Moave emmène Juliette sur le ST2, nous embarquons Claire dans la bétaillère - elle est venue tout exprès sur son Mostro pour faire des photos de la journée. Vers 20h30 nous arrivons au circuit, il y a un parking verdoyant surmonté d'une butte avec des arbres : sous ces derniers nous attendent déjà Bougri et Rikos. C'est ici que nous dressons le campement, plutôt que sur le paddock en contrebas. Nous allons saluer les copains sur le paddock, récupérons notre petit bracelet pour la journée de demain puis squattons le barbecue du BMC pour faire cuire nos saucisses. La soirée est peinard, il fait beau et doux. Nous nous couchons vers 1 heure. Le réveil est à 7 heures et est plutôt difficile. L'air est humide, la brume matinale n'est pas encore levée. Je descends sur le paddock prendre une douche (froide !) et je retrouve les autres au petit déj. A 8h30 nous sommes équipés et en pré-grille pour la première session de la journée. Nous tournons en Débutants : un circuit inconnu réputé difficile ayant modéré nos ardeurs. La brume se lève doucement et la journée promet d'être belle. Hélas, les responsables du circuit (qui nous ont causés pas mal de problèmes depuis la veille...) refusent l'accès à Claire pour des questions d'assurance. Son accréditation sur le championnat mondial SuperBike ne suffit pas, et la signature d'une décharge (ce qui suffit habituellement sur les autres circuits) ne leur convient pas. Nous n'aurons donc pas de photos... :( Nous sommes lâchés sur la piste en 4 petits groupes de 10, un pilote confirmé en tête de chaque groupe pour nous indiquer les bonnes trajectoires. Je me retrouve en queue du 2ème groupe et grogne un peu car le groupe a du mal à rouler bien proprement dans la "trace" de notre ouvreur et donc je dois improviser mes propres trajectoires. Je suis en mode découverte, le circuit est vraiment impressionnant. La pré-grille : Le tracé : Quelques détails : - (1) Voici la ligne droite des stands, assez courte et dans laquelle on entre en aveugle par un droit en montée. - (2) la ligne droite se termine sur un pif-paf en descente, mieux vaut éviter les excès d'optimisme et se placer à temps, à vitesse gérable... - (3) Après le pif-paf, un grand droit (en bas de la photo, ce n'est pas le pif-paf mais l'accès au circuit). - (4) Aperçu du grand droit au complet. - (5) Le droit se referme assez fort, en descente. - Il est suivi d'un court gauche aveugle que l'on peut prendre sans ralentir. - Ensuite il y a une petite ligne droite, puis on attaque un joli gauche en montée (6) : - Suit alors un double-droit dont la deuxième partie est plus serrée et ouvre sur une grosse descente. Il y a également une petite bosse dans le double-droit : si on saute dessus sans être bien placé, il y a des chances de se retrouver dans le bac à gravier... - (7) La descente se fait aussi vite que possible, le virage droit étant très large, mais attention : quand on attaque la descente, la roue avant peut délester si on ouvre très fort et on peut donc sortir de sa trajectoire très rapidement. En outre, dans le grand droit ça remonte et donc on tasse les suspensions. Mieux vaut avoir une moto avec une excellente partie-cycle... et un pilote bien placé ! - Cette petite montagne russe amène très vite sur un gauche en épingle. Gros freinage recommandé sous peine de visiter les bacs à gravier... - Au sortir de l'épingle il y a un petit bout tout droit avec... on ne sait pas quoi derrière ! - On arrive en effet sans aucune visibilité sur une chicane vicieuse, tout en descente. C'est la partie la plus difficile du circuit, il faut plonger à basse vitesse dans le gauche et se replacer très rapidement dans le droit, qui remonte brutalement. - Un dernier droit en montée, qui cache la ligne droite, vient finir le tracé. Après quelques tours, je commence à trouver les bonnes trajectoires et les bons rapports de boîte. Les dévers m'impressionnent moins qu'ils ne m'amusent tant la Daytona se joue des changement brutaux de charge. Les suspensions sont réglées comme il faut et je ne tarde pas à prendre de la vitesse et un pied d'enfer. Je finis même par m'en sortir pas trop mal dans la chicane et à la sortie de celle-ci j'arrive à faire de beaux dépassements sur une accélération en virage. Finalement, je regrette de m'être inscrite en Débutants, j'aurais pu rester en Moyens. Nous sommes toutefois quelques uns à rouler assez fort dans ce groupe. Je m'applique à faire bien attention aux moins rapides, quitte à retarder un dépassement pour ne pas faire de frayeurs aux plus timorés. En partant en tête à chaque session, je peux généralement rouler à mon rythme sans être gênée, jusqu'à ce que je rattrape les plus lents qui sont alors suffisamment espacés les uns par rapport aux autres pour pouvoir dépasser sans problème. Je suis tellement à l'aise sur le circuit que dès la première session, j'atteins mon objectif de la journée : poser le genou gauche... Ca y est, le slider gauche est baptisé et le droit, déjà pas mal usé, se sent moins seul ! C'est donc une journée fantastique et bien ensoleillée qui s'achève à 17h30. Il nous faut alors remballer nos affaires et rentrer à la maison, en se promettant de revenir tourner ici. (Anecdote : vitesse max enregistrée pour cette journée : 194 km/h) VIDEO : voici un tour de circuit en caméra embarquée.

17.07.2008

Nogaro : photos

Tromfette devant les stands. Notez les polys quelque peu fantaisistes... j'avais commencé - et raté - une peinture. Y'a du ponçage à faire... Dans l'escargot. Patrick dans l'escargot. Etude de déhanché... :D

07.07.2008

Nogaro : la pluie et le paradis

Samedi 5 Pas question de traîner : dès 11 heures, Nico passe à la maison et nous partons faire les courses du week-end, pour 6 personnes. Dès le déjeuner avalé, Patrick prépare la diva (purge d'embrayage, vidange) tandis que je m'affaire à la préparation des salades et au remplissage des caisses de bouffe. Nous bourrons la bétaillère : table et chaises pliantes, glacière, stocks, cuirs, casques et bottes, caisses à outils, compresseur, lampe halogène, tentes, duvets, tapis de sol, béquilles d'atelier, sac de fringues... Nous attelons la diva et Tromfette sur la remorque, Nico et Julien sont déjà là avec leurs motos sur leur remorque, arrivent Xav et Loïc, nous finissons l'arrimage des dernières motos et il est 19h30 lorsque nous nous mettons en route. Petit passage à la station service pour remplir les réservoirs des machines, et c'est parti : autoroute jusqu'à Langon, puis Bazas, Captieux, Roquefort, Villeneuve-de-Marsan, le Houga et Nogaro : 21h30. Nous nous installons sur le nouveau paddock, qui n'était pas encore en service l'année dernière. Il y a déjà quelques copains sur place. Le temps de descendre les motos et monter la tente et nous retrouvons le staff du Bordeaux Moto Club dans le box numéro 1. C'est l'heure de l'apéro, on nous accueille avec un verre et des cacahuètes au milieu des motos stationnées là. Les grandes tables sont dressées et les barbecues démarrés. Le ciel, très lourd, semble vouloir se retenir. Peu à peu le paddock se remplit, mais beaucoup n'arriveront que demain matin. Après quelques misères pour mettre en route notre barbecue, nous passons la soirée à manger, boire, rire et se promettre des accélérations sur l'angle pour demain. C'est alors que la pluie se décide à venir gâcher la fête. Le barnum est monté en catastrophe mais, finalement, nous ne tarderons pas à aller nous coucher. L'orage éclate, le ciel se déchire, il pleut à verse. Impossible de dormir avec le raffut. Ca promet pour demain... Dimanche 6 Au petit matin nous établissons un classement des modèles de tentes Quechua en fonction de leur résistance à l'eau. Certaines s'en sortent avec les honneurs, d'autres... euh bon, heureusement qu'on a stocké que les caisses de bouffe dedans. Que la bouffe ? ah non, y'a aussi notre sac de fringues.. Dommage... La pluie semble vouloir cesser mais la piste est détrempée. Tant pis, on va aller tourner en touriste, pour (re)découvrir le circuit. Ca fait plaisir de se retrouver sur un vrai beau circuit ! Je m'applique à déhancher autant que je peux, un peu de travail physique c'est toujours ça de pris. Pour la deuxième session je commence même à me détendre un peu sur le mouillé et j'avance un poil plus vite. Patrick, lui, a préféré se dégonfler et ne roule pas - il prendra sa revanche l'après-midi ! A l'heure du déjeuner les regards sont tournés vers le ciel : la piste commence à sécher, pourvu que ça tienne ! Et ça tiendra ! On va enfin pouvoir rouler sur le sec. Là, évidemment, ce n'est plus la même histoire. Il ne me faudra pas longtemps pour retrouver les bonnes sensations et des trajectoires à peu près potables. Rapidement, mon slider droit frotte dans ce virage même où, l'année dernière, il avait fait un tout petit "scritch" pour la première fois. Youpi ! La fête commence ! S'il est clair que je ne peux rivaliser avec les locaux de l'étape, je parviens toutefois à dominer quelques copains et faire quelques beaux dépassements. Au fil des tours, mes trajectoires s'affinent, ma vitesse augmente et les virages où je frotte à droite sont plus nombreux. A gauche, pas d'espoir : je me fige, je ralentis, j'utilise encore trop mes bras, pas moyen de me détendre. Mon slider gauche reste vierge. Voici une petite revue de détail (le circuit se pratique dans le sens horaire) : On entre sur le circuit par le virage de la ferme (en haut à droite). Suit un droit rapide ("scritch" !) puis un droit qui se resserre vicieusement (la double courbe de Caupenne, plus connu sous le nom de "l'escargot") avant de donner sur un gauche serré. Cet ensemble est très difficile et il me faudra beaucoup de tours pour arriver à m'en dépatouiller et me placer correctement. La sortie du gauche conditionne la vitesse d'attaque dans la ligne droite : en effet, si on arrive à sortir bien placé, on peut aborder le droit rapide (courbe de l'aviation) sans difficulté et remettre très tôt du gaz. Une fois bien dans le rythme, je parviens à pousser tous mes rapports dans la ligne droite et j'attaque mon freinage en 6ème, un peu après le panneau 200 mètres. Je plante alors les freins et attends d'être assez bas dans les tours pour tout rétrograder en rafale, sans frein moteur, et me retrouver en 2ème pour l'épingle de l'école ("scritch" !), un droit serré qui ouvre sur un droit plus rapide. Le gauche suivant est traître : un vilain raccord de goudron se trouve en plein sur ma trajectoire. Je prends tantôt plus large et perds du temps, tantôt plus serré et me retrouve trop à l'extérieur, jusqu'à ce que je m'aperçoive que le raccord n'est pas si méchant que ça et que je peux rouler dessus sans glisser. Ensuite un gauche très large où l'on prend de la vitesse... avec circonspection car malheureusement, en sortie de virage, il reste des flaques d'eau. Il y a carrément une "rivière" qui traverse la piste juste avant la passerelle (indiquée par le drapeau à damier sur ce plan) : le pneu se mouille, il faut donc gérer le gros freinage suivant avec tact. Le double-droit qui suit est très sympa, on le prend très vivement ("scritch" et "scritch" !). Gaz dans le petit bout droit, puis voici la courbe Henri Oreiller (!) où j'avais frotté la toute première fois ("scritch", donc). Suit un gauche large où on peut réaccélérer sur l'angle, puis c'est la ligne droite des stands suivi d'un gauche généreux, et on recommence. La pratique du circuit de Mérignac, très compact et donc très physique, paye : en 20 minutes je ne fatigue même pas, d'autre part j'arrive à faire de très gros freinages au bout de la ligne droite, ce qui me vaudra de faire quelques dépassements sur des motos plus puissantes contre lesquelles je ne pouvais rien dans la ligne droite (je ferai aussi quelques beaux dépassements en courbe, notamment la fameuse Henri Oreiller). En contrepartie, la vitesse sur ce circuit n'a plus rien à voir avec Mérignac. Même dans l'escargot, où j'ai tant de difficulté et où j'ai l'impression de me traîner à 40, je suis à 70-80. Ma vitesse max enregistrée pour cette journée est de 222 km/h. A la fin de la journée, ce sont des mines réjouies partout sur la paddock. Tout le monde s'est visiblement fait bien plaisir malgré une météo capricieuse, et il n'y a pas eu de casse (quelques petites sorties de piste tout au plus). Nous remballons nos affaires, sanglons les motos, faisons nos adieux aux copains du Bordeaux Moto Club et rentrons, épuisés par la mauvaise nuit et la journée bien remplie, mais heureux.

27.06.2008

18 mai 2008, Mérignac

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