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        <title>Vroum - reveries</title>
        <description>Escapades motorisées et bavardages divers</description>
        <link>http://vroum.blogspirit.com/reveries/</link>
        <lastBuildDate>Sat, 15 Nov 2008 13:26:42 +0100</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Confessions</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2008/04/23/confessions.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 17:06:32 +0200</pubDate>
                <description>
                    Hier, il m'a dit : &quot;cela fait combien de temps que nous sommes ensemble ? Un peu plus de deux ans ? Combien de fois nous sommes-nous disputés en deux ans ?&quot;.&lt;br /&gt;Je me suis trouvée dans l'impossibilité de lui répondre avec exactitude. Une fois c'est sûr, peut-être deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de le connaître je n'avais pas compris l'angoisse qui meublait ma vie. Cette peur inconsciente de rater, de faillir, de décevoir. Cette compétition permanente avec moi-même, profondément masquée derrière une apparente facilité de vivre dont j'avais fait ma religion. &lt;br /&gt;A son contact, j'ai appris à vivre - à me vivre - autrement. A ne plus me juger à l'aune du regard des autres. A ne plus rechercher une illusoire perfection dans le geste. A accepter mes failles, mes doutes, ma maladroite humanité. A vivre plus sereinement, y compris mes émotions. A lire les silences, nous qui nous sommes pourtant rencontrés dans les mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde et il sourit. Ses yeux pétillent et semblent susurrer ces mots que son air détendu et ses gestes minimalistes prétendent ignorer. Il passe près de moi et me serre un instant, en me disant &quot;On est bien là, tous les deux&quot;, leitmotive en forme d'euphémisme, cache-sexe pudique d'un coeur qui a trop saigné. Je n'en saurai pas plus mais qu'importe, ses gestes parlent, ses sourires parlent, ses yeux parlent, ses silences parlent. Lentement, calmement, par petites touches de couleur sur une toile qu'il faut retravailler, je lui dis ce qu'il sait et tais ce qui est en trop. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, je vois vibrer des orages derrière l'écran de ses yeux. Ses corps se tend et ses traits se durcissent. Sans un mot, je sais alors qu'il est en colère. Une colère contenue - c'est à l'abri des regards que le tonnerre gronde. Je lui demande alors ce qui ne va pas et lui prête une oreille attentive. Avec des accès de véhémence mais sans brutalité, il se livre. Il expose ce qui lui pèse et je ne dis rien, j'attends impuissante mais sereine que l'orage passe. Lorsqu'il me regarde en souriant à nouveau, je sais que les trombes d'eau sont passées et que si les nuages sont toujours là, pour un temps il est apaisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A d'autres moments c'est un enfant. Il rit, il joue, il se joue de tout, des autres, de lui-même et du temps. Il s'expose, s'exhibe, s'extasie. Caresse le chat, trinque avec les copains, taquine sa fille, démonte un carburateur, prépare une soupe, appelle un lointain ami, déblatère sur un forum, salue le voisin nonagénaire. Il oublie le poids des années et les séquelles de ses anciennes blessures, enfile sa combinaison, son casque et ses gants et attrape tous ceux qu'il peut sur son petit Monster. Alors il ne parle plus que de freinages sur l'angle et de réglages de suspensions. Ou bien il me suit sur la route et prétend, le temps d'une journée de moto, que nous sommes seuls au monde. Dans ces moments-là, je sais que comme le dit la chanson, &quot;on a treize, quatorze ans à nous deux&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques années, j'avais fini par me croire inapte. Inadaptée. Inachevée d'avoir trop aimé, trop vite, trop fort. Persuadée de mener la danse, je marchais dans l'ombre de mes fantômes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'a appris qu'il faisait plus chaud de marcher au soleil.
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                <title>Ouvrir les yeux</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2008/03/31/ouvrir-les-yeux.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Mon, 31 Mar 2008 19:22:03 +0200</pubDate>
                <description>
                    Depuis quelques jours, après le boulot - une prescription médicale se faisant nécessaire coup de pied au derche -, je m'octroie 30 minutes de marche vive. Je me suis donc tracé deux petits parcours : la cité Saige ou la gare SNCF. Avec quelques variantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime bien marcher. Ce qui aurait donc pu être une corvée devient, au bout de quelques pas, un moment agréable. Et puis surtout, je découvre tout un tas de choses qu'on ne voit pas en voiture ou en moto. Des maisons, des jardins, des endroits insolites. Et puis des gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, c'était la cité. Entre les barres de béton, des espaces verts assez bien entretenus. Un parking, une voiture au capot relevé autour de laquelle s'affairent un couple âgé et un jeune homme. Des voisins qui discutent. Deux mères, l'une voilée l'autre pas, qui regardent en souriant leur progéniture engagée dans quelque jeu de chat et de souris. Une adolescente qui marche d'un bon pas, un sac de sport à l'épaule. Des gens un peu partout en fait, certains revenant du discount local, d'autres se dirigeant vers la boulangerie. Des jeunes attablés au bistro du coin, leurs scooters garé devant. Une femme qui mendie devant le marchand de journaux. Un vieil homme à sa fenêtre du deuxième étage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, la gare SNCF. Pour le retour, je suis passée par le terrain vague que traverse le tram. Ce n'est plus un terrain vague, c'est un joli parc aménagé avec un sentier en bois pour les piétons et une piste cyclable. Il y a des arbres, des oiseaux, de l'herbe gorgée des dernières pluies. Les horaires du tram semblent encore un peu aléatoires : 3 rames se suivent à 2 ou 3 minutes d'intervalle en direction de la gare, quand une seule chemine vers Bordeaux. Je croise - presque - une dame qui préfère marcher sur la piste cyclable. Puis un couple âgé qui promène un gros chien noir. Ils me sourient, nous nous saluons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être les recroiserai-je demain, à l'heure de sortie du chien.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/12/14/impromptu.html</guid>
                <title>Impromptu</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/12/14/impromptu.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Fri, 14 Dec 2007 19:55:02 +0100</pubDate>
                <description>
                    Ca te prend sans crier gare, ta journée de boulot vient de s'achever, dehors il fait nuit et il fait froid, mais il ne pleut pas. Cela fait quelques jours que tu es frustrée de rester enfermée, que tu regardes la soupape et le basculeur posés &quot;décorativement&quot; sur ton écran de PC et que tu te dis, ça serait bien de mettre ces petites pièces mécaniques en action. Alors voilà, tu envoies bouler les quelques importuns du vendredi soir par e-mail, tu fermes ta session de boulot et tu te trouves un prétexte plus ou moins bidon : les courses de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà le simple fait de t'apprêter à te changer te remplit d'excitation. Tu enlèves ton jean et tu enfiles ton pantalon de moto hivernal. C'est au tour des grosses chaussettes, puis des bottes. La plaque dorsale est bien dans le blouson, hop, un pull de plus et le blouson par-dessus. Un gros sac à dos, des fois que tu trouves vraiment à faire des courses. Le casque, les gants, les clés, zou direction le garage.&lt;br /&gt;Y'a 7 motos qui attendent. 2 ne sont pas à nous. Le 996 ? un peu voyant (et un peu trop sonore...) pour quelques courses. Le Mostro ? bof. Le 750 SS carbu ? faudrait y régler le ralenti d'abord, ça cale tout le temps. Le 800 SS ? ah ouais mais faut purger l'embrayage, y'a de l'air dans le système. Bon bah il reste la p'tite anglaise, ça ne lui fera pas de mal de faire la citadine après avoir fait sa maline sur le circuit. Et puis ça fera circuler l'huile tout juste vidangée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu démarres la moto, le temps d'enfiler le casque, les gants, et de fermer la porte du garage. Gaffe, y'a de la boue à cause des dernières pluies, c'est pas le moment de se foutre par terre en traversant le jardin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis tu laisses la moto chauffer doucement, son ronron de bas régimes te réchauffant les tripes et ses pneus version Haagen-Dasz on Ice te collant des sueurs froides à chaque rond-point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parcours n'est pas folichon mais tu t'en fiches, t'es là, t'es bien, t'es au chaud, ça bouge, ça grogne, ça prend les virages comme une danseuse, tu chantonnes une petite valse dans ta tête. Tu laisses derrière toi le flot vaseux des voitures amorphes et tu sens la vie circuler dans tes veines, la main bien soudée à la commande des gaz, le regard alerte et le corps en osmose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques paquets en sus - et une boîte de canelés, pure gourmandise - tu prends la route inverse.&lt;br /&gt;La brume nocturne, glacée, fait déjà son apparition. Filaments vaporeux enluminés par le feu de ta moto, écharpes d'hiver pour nuit indécise. Gèlera-t-il avant l'aube ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton trajet est une coupure, une césure dans un temps rédigé par les contingences du quotidien. Lyrique, tu écris la route, t'inscris en trajectoire, gomme l'asphalte, lis les virages. Symphonie péri-urbaine en goudron majeur. L'orchestre a trois cylindres et ton public intérieur applaudit. Mais voici déjà le profil de ta maison. Il est temps de redescendre sur terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant la cheminée, tu te changes et tu te dis : je recommencerai demain.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/09/13/horizons.html</guid>
                <title>Horizons</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/09/13/horizons.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 12:46:55 +0200</pubDate>
                <description>
                    Il y a des jours, de plus en plus nombreux, où j'aspire à une autre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas que je sois malheureuse au quotidien ; d'ailleurs quand on me demande si &quot;ça va ?&quot;, c'est en toute honnêteté que je réponds un &quot;oui, très bien&quot; qu'on prend certainement, et tant pis, pour une réponse formelle et vide de contenu.&lt;br /&gt;C'est plutôt à ma vie professionnelle que je pense, et à son impact sur le reste. Je devrais sans doute, à (presque) 33 ans, m'enthousiasmer à chaque occasion de voyage, me réjouir à chaque nuit d'hôtel dépaysante, arpenter les couloirs de lointains bureaux du pas sûr de la jeune cadre dynamique pleine d'ambition. Ce n'est pas que je n'ai pas d'ambition, d'ailleurs. Mais je crois que je suis d'un naturel trop pacifique, trop oisif, trop évasif, pour livrer les combats auxquels l'aspiration à l'élévation dans l'échelle hiérarchique fait inévitablement face.&lt;br /&gt;Alors quand on m'envoie en Autriche, en Allemagne ou à Monaco*, eh bien oui, ça m'emmerde. Et pourtant on ne peut pas dire que ça se fasse trop souvent. Mais les voyages, je veux les faire à mon gré. Pas pour aller m'enfermer des journées entières dans d'interminables réunions à l'issue desquelles il est de bon ton de se sentir remotivé et disposé à un découdre avec des montagnes de projets. Et je ne vous parle pas de l'annuelle journée &quot;outdoor&quot;, ce pathétique exercice de notre condition d'être social, où nous nous auto-flagellons pour ne pas étrangler tel ou telle collègue et où nous enfilons, d'un coupable et commun accord, tacite, un masque d’affabilité parce qu'il faut bien qu'au final on bosse ensemble pour la faire tourner, cette putain de boîte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime bien mon métier. C’est créatif, j’ai beaucoup d’autonomie et j’ai en outre la chance rare de pouvoir bosser de chez moi. De quoi je me plains, me dira-t-on. Je ne me plains pas vraiment en fait. J’ai juste envie d’autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là par exemple, tout à l’heure, je suis sortie accrocher du linge dans le jardin. Rien de plus trivial, semble-t-il, que de pendre quelques pantalons et t-shirt à une corde avec des pinces à linge. Eh bien pour moi, c’est un petit moment de bonheur tout simple et sans fioritures. Il fait beau, l’air est doux, ça sent bon la lessive, les oiseaux cui-cuitent et le chat joue avec un lézard malchanceux. Là, dans ce court instant de vie ménagère, je pense à ce projet un peu fou, pour demain ou après-demain, enfin pour un jour quoi, de partir s’installer dans un coin paumé plein de beaux virolos et ouvrir un gîte motard. Plus de journées passées devant un écran, plus de réunions aseptisées, plus de maquettes criardes pour une industrie débile. Bien sûr, en contrepartie, des chambres à nettoyer, des plats à cuisiner en quantité, des calendriers à gérer et une grande maison à tenir et entretenir. Des jours de pluie où il faut sortir quand même, des jours de beau temps à regarder les autres tailler la route, des jours à regretter ne pas être confortablement installé devant un écran. &lt;br /&gt;Mais au moins, s’échapper de cet abrutissement corporate qui fait qu’on ne voit plus les années passer et qu’on se réveille un jour en se disant : putain, j’ai bientôt 33 ans. Qu’est-ce que j’ai construit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*bon j’admets, pour Monaco ça me fait moins chier parce que ça me donne une occasion de revoir des – vrais – potes et parfois aussi la famille…
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                <title>Paris au mois d'août</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/08/06/paris-au-mois-d-aout.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Mon, 06 Aug 2007 10:57:47 +0200</pubDate>
                <description>
                    Le premier choc, c'est ce ciel bleu, si rare même les jours de beau temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a les flots de voitures chargées d'individus et de bagages en transhumance estivale, direction sud, lentement mais calmement, tandis que nous nous enfonçons sans difficulté dans la capitale qui se vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quais de Seine éclatent au soleil - comment ne pas se croire dans la plus belle ville du monde devant tant de majesté -, façades Renaissance dominant de leur pompe leur propre reflet trouble dans le fleuve qui a vu passer les siècles de leur histoire tourmentée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tour St Jacques se cache derrière un échafaudage, le temps d'une toilette en détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A pied, nous descendons le canal St Martin. Quelques rares enfants, encore prisonniers de la grande ville, jouent à l'ombre des arbres, sous le regard patient de parents accablés par la chaleur.&lt;br /&gt;Des parisiennes en bikini s'oublient au soleil, sur le gazon d'un parc déserté même par les pigeons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même la place de la Bastille tourne au ralenti. Les Velibs s'y font plus nombreux que les voitures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le Marais, il faut faire la queue devant &quot;la&quot; gelateria à ne pas manquer. Cornet en main, on cherche un coin d'ombre où se poser pour savourer la glace qui nous coule déjà sur les doigts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les berges, c'est Paris Plage. On descend se mêler à la foule d'estivants artificiels. Là, je ne comprends pas et ne comprendrai sans doute jamais cet instinct grégaire qui pousse les gens à se tasser quinze à la douzaine sur un mètre carré de sable, quand la place ne manque pas sur le frais gazon des parcs. La queue des affamés devant l'unique barraque à frites bouchonne la circulation pédestre ; là aussi, pourquoi attendre 20 minutes dans une foule compacte pour se payer à prix d'or un mauvais hot-dog, quand il y a tant de bistrot ou falafels à quelques pas ? Le Parisien privé de vacances à la mer cherche sans doute à maintenir l'illusion de n'être pas vraiment ici, pas vraiment maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, on dîne dans un petit troquet sympathique (enfin, 13 euros la brandade de morue, on voit qu'on est à Paris, hein). La patronne monte un peu le volume de la sono, un couple danse au bar, ici on rit, là on fredonne.&lt;br /&gt;Le petit rouge de Touraine se déguste sans modération, on est bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche, c'est encore plus désert. Réveil tardif, déjeuner paresseux, on ne se déplacera que pour aller poser une couverture sur l'herbe du petit parc voisin, face au canal St Martin. Ca ne vaut pas les longues plages de l'Atlantique, mais ne rien faire, pour une journée, c'est quand même agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement je quitte la ville sans regret. Paris sous le soleil d'été, c'est bien. Mais malgré ses efforts acharnés pour s'arracher, le temps d'une illusion, à sa condition de capitale, cela reste une grande ville aux horizons bouchés, vomissant ses flots de visages fermés à chaque bouche de métro, gavant de culture pour occuper l'esprit et de boutiques chics pour occuper le porte-monnaie, les citadins privés de grands espaces, de champs fleuris, de forêts odorantes, de reliefs éternels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avion me ramène vers cette grande ville de province un peu guindée et un peu chiante, mais dont les murs s'ouvrent sur l'océan et les fleuves remontent aux sources d'une Auvergne dont on sent presque, déjà, l'odeur de gentiane et de champignons.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/01/23/retrouvailles-3.html</guid>
                <title>Retrouvailles (3)</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/01/23/retrouvailles-3.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Tue, 23 Jan 2007 12:01:29 +0100</pubDate>
                <description>
                    Hier, une heure et demi de piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nocturne n°2 est en bonne voie. Je commence à travailler une valse - Chopin, toujours. J'ai également ressorti la Lettre à Elise. Ca mange pas de pain et ça fait toujours plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick est arrivé pendant que j'achevais le Nocturne. &quot;Tu peux pas savoir comme c'est agréable de t'entendre au piano quand je rentre. J'aurais tellement voulu être un bon musicien.&quot; &lt;br /&gt;Je lui ai suggéré de reprendre son violon.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/01/16/retrouvailles-2.html</guid>
                <title>Retrouvailles (2)</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2007/01/16/retrouvailles-2.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Tue, 16 Jan 2007 16:07:59 +0100</pubDate>
                <description>
                    C'est vrai, ça ne s'oublie pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça se travaille. Alors je me discipline, peut-être même plus encore qu'autrefois.&lt;br /&gt;Je commence par 30 à 40 minutes de Hanon pour l'échauffement, le délié et la vélocité, ryhtme lent, puis de plus en plus rapide, en enchaînant les exercices.&lt;br /&gt;Ensuite je travaille &quot;mon&quot; Chopin, le Nocturne n°2. Main droite d'abord, lentement, en rythme, en reprenant jusqu'à ce que ça passe les passages technique difficiles. Puis main gauche, pareil. Sans la pédale, pour me forcer à bien détailler toutes les notes. Puis les deux mains ensemble, très lentement, toujours en reprenant là où ça coince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien oui, ça revient. Je sens très clairement les progrès que j'ai fait en à peine 5 jours. Quel bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il va vraiment falloir que je fasse accorder ce piano.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2006/12/27/retrouvailles.html</guid>
                <title>Retrouvailles</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2006/12/27/retrouvailles.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Dec 2006 15:42:15 +0100</pubDate>
                <description>
                    Nocturnes de Chopin. Le numéro 15.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était mon préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre bémols à la clé. Donc : si - mi - la - ré. Ca, je ne l'ai pas oublié!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lignes dessinées sous mes yeux me sont familières mais pas entièrement claires, un peu comme une langue qu'on reconnaît pour l'avoir apprise un jour mais dont on a oublié le vocabulaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La clé de fa m'a toujours donné un peu plus de mal. Cette fois-ci, je dois carrément annoner les notes en première lecture pour ne pas me tromper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les accords se conjuguent sous mes yeux et mes mains me surprennent : sans attendre ma pénible traduction, elles se sont déplacées sur les touches, mues par le souvenir de longues heures de travail.&lt;br /&gt;C'est approximatif, bien sûr. Mais entre la mélodie qui se joue dans ma tête à la lecture de la partition et mes mains qui se placent d'instinct où elles avaient laissé leur marque, le souvenir est vivace et les corrections relativement promptes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes doigts sont gourds, ils se bousculent maladroitement, se courent les uns après les autres, se chevauchent, hésitent. Ils voudraient bien prendre de la vitesse mais ils ne savent plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'oreille, quelque chose ne va pas. La note est bien correcte mais le son n'est pas exactement conforme. Bien sûr, il faudra faire accorder le piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de la poussière sur les touches, je le sens. Ca roule un peu sous l'épiderme, comme un film invisible qui laisse une vague sensation de déssèchement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cordes vibrent, le bois tremble et mon corps avec lui. C'est chaud, profond, puissant. La musique sort laborieusement, ce n'est pas de sa faute à elle, ni à lui, ce piano qui fait ce qu'il peut après des années de désaccord. C'est à moi de travailler, de renouer, de reconstruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, j'ai retrouvé un vieil ami.
                </description>
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                <title>Week-end cantalien</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2006/12/18/week-end-cantalien.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Mon, 18 Dec 2006 12:02:21 +0100</pubDate>
                <description>
                    Il n'y a plus de feuilles aux arbres, on voit un peu les maisons de l'autre côté du pré. Ca sent l'humus, la terre mouillée puis, quand on pousse la porte, le bois et la suie d'un récent feu de cheminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques légers changements me saisissent : un coin aménagé avec livres, musique, photos. Une petite bibliothèque à côté du vieux coffre. Cela ressemble davantage à une résidence principale. Enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papi parle comme à son habitude, semblant vouloir rattraper trop de jours de silence solitaire. Le retour à Rouen n'est envisagé que comme un passage temporaire, janvier tout au plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos deux parisiens arrivent à la petite gare de Laroquebrou, pile poil à l'heure (dire que leur dernier TGV Paris-Aix avait une heure de retard...).&lt;br /&gt;La maison résonne bientôt d'éclats de rire, de voix, de vie. Papi savoure ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daube de pigeons et Nuits-St-Georges, festin du dimanche.&lt;br /&gt;Puis nous repartons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un acte manqué, j'oublie mon sac sur le vieux coffre.
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                <guid isPermaLink="true">http://vroum.blogspirit.com/archive/2006/07/24/2-jours-au-vert.html</guid>
                <title>2 jours au vert</title>
                <link>http://vroum.blogspirit.com/archive/2006/07/24/2-jours-au-vert.html</link>
                <author>noreply@ (Lizou)</author>
                                                <category>Rêveries</category>
                                                <pubDate>Mon, 24 Jul 2006 12:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    La route, droite, longue et ennuyeuse, dans la chaleur asphalte. Mais au bout, alors que le soir tombe, les petits chemins morbihanais qui se faufilent et serpentent dans la verdure et qui font oublier que le monde existe quelque part.&lt;br /&gt;Pas perdu mon chemin. Voici le petit pré avec les agneaux, le tracteur devant la grange - oui c'est bien ici.&lt;br /&gt;Embrassades, débardage, maillot de bain, plouf dans la piscine et petit pastaga en attendant que le barbecue s'active - chipolata et merguez maison, bien entendu!&lt;br /&gt;Le petit calva avant une profonde nuit de sommeil, sans rêves, sans interruption. Quel bonheur! Et se réveiller au son des poules qui caquettent et du petit vent frais dans les branches. Aucun bruit de civilisation, sauf peut-être un tracteur de passage.&lt;br /&gt;Petit déjeuner de lait et de beurre fermiers. &lt;br /&gt;Lézarder.&lt;br /&gt;De nouveau le barbecue pour déjeuner d'andouillettes et d'entrecôtes. Tomates du jardin en salade. Il fait bon à l'ombre des arbres, ce n'est plus la chaleur du sud. &lt;br /&gt;La sieste après déjeuner, puis quelques courses à Guémené - c'est bon, l'andouille :)&lt;br /&gt;Le samedi soir, le tout Melrand dîne en terrasse de l'unique restaurant du village. On mangera à l'intérieur, mais on mange bien! Un petit Beaujolais Village bien fruité pour accompagner la diversité de nos choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grasse mat' le dimanche. On s'invite pour l'apéro chez un ami en vacances dans le coin. L'ami est camerounais, il nous retient pour déjeuner - poisson sauce arachide, manioc, riz, banane plantain, sauce piquante.&lt;br /&gt;Après digestion, de nouveau la route, droite, longue et ennuyeuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2 jours de pause dans la vie.
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