24.06.2009

Quand les bergers s'ennuient...

17.03.2009

Quelques nouvelles

Le soleil nous gratifie de ses rayons depuis quelques jours, la température est douce, quelle belle fin mars ! Pour le coup, nous activons les préparatifs en vue de nos premières grosses balades.

Patrick a fini de remettre le café racer en état de marche, la carte grise et la plaque sont faites, les rétroviseurs en cours de montage (les anciens rétros étant perdus, il a fallu en trouver qui aillent et les adapter).

On s'attaque à la révision du 996 : courroies à changer, batterie morte, vidange, filtres, fluides. Le pneu arrière usé est déjà changé. On fera le jeu aux soupapes en rentrant de la Flatapak.

Dans la foulée, on fera la révision du Monster, on ne sait jamais.

Je cherche toujours une remplaçante à Biquette, mais à défaut de trouver avant avril au moins je ne serai pas à pied. :-)

28.01.2009

Ne perdons pas de temps

J'avais ce matin mon deuxième rendez-vous avec un conseiller de l'Espace Gestion, qui doit à la demande de l'ANPE évaluer mon projet de création d'entreprise et m'aider à clarifier les démarches.

Lors du premier entretien, nous avons surtout rempli de la paperasse administrative me concernant.

Aujourd'hui devaient commencer les choses sérieuses.

"- Alors, où en êtes-vous depuis notre dernier entretien ?
- J'ai un premier devis tout chaud.
- Ah... ? Puis-je le voir ?
- Naturellement.
- (lecture)... (étonnement) Vous avez déjà un numéro de SIRET ?
- Bah oui.
- Ah. Euh... bon. Mais vous êtes informée de la fiscalité inhérente à votre activité ?
- Oui, je suis en micro BNC, assujettie à la Maison des Artistes, et donc au régime sans TVA, avec un abattement forfaitaire de 34% pour mes frais, et en précompte pendant l'année en cours pour ce qui concerne la Maladie-vieillesse, la CGS et la CRDS.
- (bouche bée)... Euh, bon. Vous savez qu'il y a un plafond de chiffre d'affaire pour la micro entreprise de...
- ... 32000 HT, oui je sais.
- Ah. Bien. Euh... Vous savez qu'il vous faut tenir un livre-journal...
- ... de ma comptabilité, oui, je sais. J'ai rendez-vous la semaine prochaine à la banque pour ouvrir un compte pour mon activité.
- Vous avez fait un prévisionnel de votre CA ?
- oui, sur la base des expériences glanées auprès de graphistes freelance, sachant que mon activité n'est pas restreinte au marché local, trop restrictif compte tenu de mes activités et de mes réseaux professionnel et social. J'ai considéré la fourchette basse afin de ne pas avoir de mauvaises surprises, crise oblige. Je table sur 80 jours de travail en 2009, pour un CA de 28000 euros, 120 jours l'année 2 pour 42000 euros et 180 jours par la suite pour 63000 euros. Si tout va bien je devrais donc passer en déclaration contrôlée d'ici 2 ans et donc au régime avec TVA.
- (silence)... Et euh vous avez une idée des dépenses que vous allez engager et de leur financement ?
- Je vais toucher 7000 euros sur la vente d'une de mes motos, ce qui va me permettre de consacrer 4500 euros à l'achat d'un PC - pour lequel je suis en train de faire faire des devis -, d'un bon écran et des logiciels.
- Ah, bien. Vous avez déjà des clients ou des prospects ?
- Une cliente, future donneuse d'ordres, deux prospects. Je n'ai pas encore commencé mes démarches commerciales, n'ayant pas encore de portfolio en ligne et de cartes de visite. Ca devrait être résolu d'ici mi-février.
- (gros silence)... Bon. Je pense que ce n'est pas la peine de se revoir. Je ne sais pas pourquoi l'ANPE vous a envoyée en évaluation ici si tardivement...
- L'ANPE m'a envoyée chez vous dans la semaine qui a suivi mon premier entretien avec eux. (sourire) Mais vous savez, ça fait depuis le mois de septembre que je planche sur mon projet...
- Dans ce cas... Vous avez des questions ?
- Je peux vous envoyer un e-mail si j'en ai ?
- Oui bien sûr. Eh bien bonne journée et bonne continuation alors."

Bon ben ça, c'est fait. :-D

19.01.2009

Ici aussi ça ne chôme pas

Cet après-midi, 14h30, c'était l'ANPE.

L'accueil est aimable, les locaux bien équipés : tables et chaises dans le ton du logo*, ordinateurs en libre-service, bibliothèque. Je pose mes affaires sur un coin de table et, en attendant mon rendez-vous, compulse les données statistiques régionales de l'emploi dans la branche graphique. En 2006, 500 demandes pour une trentaine d'offres. Ca n'a pas dû aller en s'arrangeant. Je me doute bien que si je devais chercher un contrat dans une boîte, ce n'est pas par l'ANPE que je trouverais chaussure à mon pied.

Vers 14h45, on m'appelle pour mon entretien. Par mon nom. Jusqu'ici, tout est différent de ma précédente expérience de 2000 : bureaux froids, accueil à l'avenant, attribution d'un numéro d'attente. Ce n'était guère encourageant. Bref. Un effort a visiblement été fait, ou alors ça se passe mieux dans le sud-ouest que dans le sud-est.
Mon interlocutrice est accompagnée par une collègue de l'Assedic : Pôle Emploi oblige, les uns sont amenés à découvrir le métier des autres.
On passe rapidement sur mon CV, qui déclenche quelques "oh" et quelques "ah" mais qui ne surprend guère : "Si les graphistes ne savaient pas se mettre en valeur, il faudrait qu'ils changent de métier !". On en vient à mon projet de création d'entreprise. La dame de l'Assedic n'est pas de trop : finalement l'échange se fait à trois, et chacun apprend des trucs. Madame ANPE m'explique ce que l'ANPE peut faire pour m'aider, en m'orientant vers un organisme de conseil à la création d'entreprise qui va évaluer mon projet et m'aider à avancer, tout en montrant à Madame Assedic les arcanes de l'usine à gaz du logiciel local ; Madame Assedic explique à Madame ANPE les aides financières dont je peux disposer ; et moi j'explique à Madame ANPE et à Madame Assedic comment fonctionnent la Maison des Artistes et les charges sociales des artistes indépendants.

Mon profil, en mémoire dans les fichiers informatiques de l'ANPE depuis 2000, est mis à jour. Je suis classée comme "en création d'entreprise". Rendez-vous est pris pour mon évaluation (ça prendra 6 à 8 heures, en plusieurs rendez-vous, auprès d'un organisme indépendant). Quelques soucis informatiques plus loin, la conversation doit s'achever car il est déjà 16h et nous avons largement dépassé le temps imparti. Madame Assedic dit qu'au moins à l'ANPE il existe encore une certaine souplesse sur la durée des entretiens, ce qui permet de faire vraiment du cas par cas, parce qu'à l'Assedic c'est 30 minutes point barre. Madame ANPE s'inquiète que les exigences de rentabilité à moindre coût ne finissent par imposer également des rendez-vous minutés standard à l'agence pour l'emploi. Vue la conjoncture, je partage ses craintes et m'estime chanceuse.

Je signe l'acceptation de "l'offre raisonnable d'emploi", on me remet une brochure (où je découvre que je ne suis pas chômeuse, mais dans une "période de mobilité professionnelle". Comme c'est charmant !) et je libère mes deux interlocutrices.

La suite, donc, mercredi prochain pour mon premier rendez-vous d'évaluation.



* (mode mauvais esprit "ON") lequel logo avait coûté 2,4 millions d'euros, en partie justifiés par la durée de vie "très longue" d'un logo, disait la direction de l'ANPE à l'époque, face au scandale. C'était il y a à peine cinq ans... On n'ose imaginer le coût du nouveau logo et de ses futures déclinaisons dans le mobilier des agences.
(mode mauvais esprit "OFF")

15.01.2009

Contrastes

1)

Rendez-vous ce matin à l'Assedic.
Immédiatement prise en charge, on m'installe dans un petit auditorium et on me fait visionner un film décrivant les services de l'Assedic, ceux de l'ANPE, mes droits et mes devoirs. A l'issue de ce film, j'ai mon rendez-vous. La conseillère, aimable, m'explique deux-trois autres choses et me programme un rendez-vous à l'ANPE.

C'est rapide, efficace, professionnel. Mais depuis que j'ai poussé la porte de l'Assedic, je n'ai pas encore eu le temps d'en placer une.

Finalement on en vient aux questions et je peux enfin lui dire que je compte créer mon entreprise. Avant qu'elle ne reparte dans un monologue, je lui dis ce que je sais des aides existantes - c'est toujours ça de pris. J'apprends qu'une nouvelle convention sera appliquée au 15 février, impossible de savoir à quelle sauce on sera mangé alors. Tant pis, je prends ce qui existe, ça me va très bien. Et puis on ne sait jamais.
A part quelques paperasses supplémentaires à fournir que le site internet a omis de mentionner, tout semble clair et simple à mettre en oeuvre. La mécanique est bien huilée, le personnel accueillant, je suis agréablement surprise.

2)

Cet après-midi je file au service des impôts des entreprises déposer mon P0i (formulaire de déclaration de début d'activité pour indépendant). C'est à la monumentale et tentaculaire cité administrative de Bordeaux.
A l'entrée du hall d'accueil, un vigile place mon permis de conduire au vestiaire - mesure Vigipirate, paraît-il (note : l'idée d'un attentat terroriste contre le fichier des déclarations d'impôt ou de la redevance audiovisuelle n'est pas pour me déplaire... :D ). A l'accueil, on m'oriente vers le 16ème étage et tout droit. J'ai le choix entre ascenseur rapide ou lent. Va pour le rapide.
Le 16ème est particulièrement calme. Service des impôts aux entreprises, je pousse la porte de l'accueil et me trouve nez à nez avec... personne. La pièce n'est même pas éclairée. J'attends une minute, toujours rien. J'entends des éclats de rire au loin, sur ma gauche. Je lâche un "bonjour" que je suppose assez bruyant. Rien. Je sors et décide de voir si je peux frapper à la porte d'un bureau, mais l'accès de ce côté-là est interdit. Je retourne à l'accueil. Ca rigole toujours dans les bureaux à côté. J'attends une pause dans les bruits de rire et de voix, puis de nouveau "bonjour !". Rien. Ca repart à rire de plus belle. Finalement, au silence suivant, je hurle "y'a quelqu'un ???".

Bruits de pas.

Un monsieur d'un certain âge, tout sourire, vient voir ce qui se passe.

"- Ah, enfin un être humain !
- Vous auriez dû vous manifester bruyamment, nous héler.
- euh... je l'ai fait.. ?
- que puis-je pour vous ?
- Bonjour Monsieur, je viens déposer un P0i.
- Vous êtes sur quelle commune ?
- Pessac.
- [charabia allemand]
- pardon ?
- vous voulez bien patienter un petit instant ? C'était de l'Allemand...
- Ah, je ne parle pas Allemand.
- Anglais peut-être ?
- Oui.
- Would you please wait a bit ?
- Sure. I'm not going to run away now."

Sourire du monsieur, fin de l'étrange conversation.
J'attends un peu, puis de nouveaux bruits de pas se font entendre, tandis que ça se bidonne à nouveau dans un bureau invisible.
Un autre monsieur d'un âge certain. Craignant les embrouilles, je lui explique de suite que j'ai préféré remettre le P0i en mains propres plutôt que de courir le risque qu'un fonctionnaire bien intentionné mais mal renseigné ne le fasse suivre à l'Urssaf sans le regarder : en effet, étant graphiste je serai assujettie à la Maison des Artistes pour mes cotisations sociales, et pas à l'Urssaf. D'où dépôt du formulaire au centre des impôts, et pas à l'Urssaf ou dans une chambre des métiers. C'est comme ça.
Ouf, le monsieur ne semble pas étonné, il prend mon P0i et me dit :
"- Attendez, je n'ai pas mes lunettes, je vais m'approcher de la fenêtre pour le relire.
- (Il n'y a pas l'électricité, dans cette pièce ??) Faites.
- ... Il n'y a pas la date de début d'activité... Ah, si, je ne l'avais pas vue... Bon tout est Ok, vous recevrez votre immatriculation d'ici 8 jours.
- Merci monsieur, bonne journée."

A entendre comme ça se poilait dans les bureaux, la journée sera surement gaie.

Je reprends mon ascenseur rapide et me retrouve en 8 secondes au rez-de-chaussée. Il y a pas mal de monde dans le hall, des gens attendent leur tour pour dieu sait quelle officine. Je me dis qu'ils ne sont vraiment pas emmerdés, au seixième. Peut-être une planque pour fonctionnaires proches de la retraite ?

Prochains épisodes : le rendez-vous avec la banque et le rendez-vous avec l'ANPE.

09.12.2008

La vie

C'était un petit monsieur sans histoire, avec ses poules et les chats de passage dans son jardin. Un petit verre à l'apéro le midi, une pointe de malice dans son sourire, il ne se mentait pas sur son âge (91 ans) mais savait s'en moquer.
Patrick avait prévu d'aller l'aider à tuer quelques poules samedi prochain. Ce ne sera pas nécessaire. Notre voisin, "le pépé", est décédé ce matin.

30.09.2008

Eh ben finalement non

Au mois de juillet, je rêvais de ça : Aïe !
Depuis, j'ai écumé les forums de designer, les sites de geeks et les sites des éditeurs de logiciels. Il apparaît que la sacro-sainte supériorité du Mac en design graphique est battue en brèche depuis un moment déjà. Témoin des temps : la nouvelle version de la Creative Suite d'Adobe (Photoshop, InDesign, Illustrator et compagnie), c'est-à-dire la CS4, a été développée en 64 bits pour Vista. Mais pas pour Leopard, qui devra attendre la CS5 dans environ deux ans (question de framework. Le logiciel doit être entièrement réécrit).

Je m'oriente donc vers l'achat d'un PC avec Vista 64 bits, plus à même de gérer les multi-processeurs et une RAM supérieure à 3,12 Gb.

23.09.2008

Encore une pour Claire

16.09.2008

Bien organiser son travail

Un graphique bien utile (source : 1dcafe, le forum des graphistes indépendants) :

(cliquez pour agrandir)

11.07.2008

Aïe !

- Un MacBook Pro avec 2 Go de RAM supplémentaires : 2593,23 Euros
- Un écran Apple 23" : 900 euros
- La suite logicielle Adobe CS3 Design Premium : 2630 Euros
- Bosser à son compte ET avec du matos de rêve : ça n'a pas de prix.

Pour tout le reste, il y a... mon banquier, qui va sans doute faire des bonds ! :-D

PS : achats prévus en fin d'année, quand même...

Toutes les notes