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10.09.2009
Pessac - Nürburgring, jour 3
Debout à 7h15, un petit coup de graisse sur la chaîne de la Diablesse et je pars sur les coups de 8h avec Gilles de l'autre côté du lac. Nous nous quittons à Vevey sous les premières gouttes de pluie. Séance d'habillage étanche pour moi, journée de boulot qui commence pour Gilles.
Ici c'est la Suisse, attention aux limitations à 80km/h. Je passe par Oron-la-Ville puis Moudon. Les paysages ici sont plutôt doux, très verts, et les petites maisons suisses conformes au cliché qu'on s'en fait : proprettes, fleuries avec un jardin soigneusement tenu.

La route d'Yverdon serait fort sympathique s'il ne se mettait pas à pleuvoir de plus belle. Dommage pour le tourisme, je suis trop concentrée sur ma conduite pour admirer la vue... bouchée de toute façon. Après Sainte-Croix, je passe la frontière et me fait interroger sur mes allées et venues par le fonctionnaire local. Visiblement mes réponses doivent le satisfaire, la Diablesse ne sera pas démontée pour être fouillée.
A Pontarlier je suis les suggestions de Gilles : balade le long du Doubs, dans le défilé d'Entreroche. Le paysage est superbe, malgré le mauvais temps. A Morteau j'oblique vers le Cirque de Consolation. Par la petite D20 je rejoins Gigot (!), le Pont-Neuf puis Saint-Hippolyte. Gilles avait raison, ce sont des routes merveilleuses. Je suis toujours seule au monde, la pluie va et vient, faiblement à présent. Je goûte chaque instant avec un bonheur sans cesse renouvelé, en me disant qu'il faudra revenir les jours de beau temps.
Comme je n'avais pas très faim aujourd'hui, je m'arrête cinq minutes pour manger quelques mini-Mars et boire un peu d'eau. Pas très diététique, tant pis. Mes nourritures sont d'une autre nature, emoustillée par les grognements de ma Diablesse et la pureté minérale et sylvestre des paysages de Franche-Comté.
La route me mène à Montbéliard. Une rapide analyse de la carte m'incite à prendre l'autoroute pour rejoindre Belfort en évitant de tourner dans les agglomérations pendant des heures.
Ensuite c'est Giromagny puis le Ballon d'Alsace.
La route tournicote dans tous les sens et, en plus, elle est sèche ! Je me console de tant de beaux parcours à allure d'escargot et dégourdit les cylindres de la Ducati. Les Vosges, c'est pas moins beau que le Jura et on s'y amuse autant ! :)

J'emprunte la Route Joffre jusqu'à Bitschwiller puis j'attaque la montée vers le Grand Ballon. Vue superbe garantie.

Ensuite c'est la route des Crêtes, la fameuse. Sauf que là, c'est la catastrophe : il se remet à pleuvoir, y'a du brouillard à couper au couteau et ça glissouille par endroits. Galère totale. Sinon, ça doit être joli. Je suppose.
Je poursuis ainsi jusqu'au Col du Bonhomme, où le brouillard se lève. Au col de Ste Marie, il ne pleut plus. M'enfin c'est ici que la super route s'achève, alors franchement...
Je commence à en avoir un peu plein les pattes, aussi je décide de foncer direct sur Sélestat. A la sortie du patelin je loupe un peu la bonne route mais retrouve rapidement celle qui mène à Barr. Je tourne un peu dans le patelin avant de trouver la bonne rue, puis je me perds dans un chemin de vigne (merci Google Maps...) et finit quand même par trouver le chemin de chez Robert et Marie. Une dernière petite épingle, moins ardue que ce que je craignais après les propos de Robert (en gros, "t'es pas un vrai motard si t'arrives pas à monter l'épingle de chez moi"), et me voici à la Casa avec vue imprenable sur l'Alsace. Youpi ! Je passe là encore une superbe soirée avec les copains, agrémentée d'un délicieux repas arrosé d'un très bon vin d'Alsace. La vie est belle !
12:34 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note