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25.05.2009

Histoire d'injection 2 (ou : comment on se fait escroquer par les concessions, suite)

Bon, le potentiomètre est changé - merci le stock de pièces en rab qui traîne dans le garage : j'économise 239 euros... pour un bidule qui doit coûter 1 euro, allez, 1 euro 50 parce qu'il y a du cuivre dedans.

Butées réglées, potard réglé, ralenti réglé, synchro réglée.

La moto tourne comme une patate, encore pire qu'avant. Ca pétarade, ça ratatouille violemment, ça suce du 13 litre aux 100. Pourquoi ? La réponse est simple. Comme l'injection n'a jamais été réglée et que le potard était défectueux, pour ne pas se faire chier le mécano de la concession officielle a caché la misère en branchant la petite valise magique, c'est-à-dire le mathesis, sur la centrale électronique et a bidouillé les réglages du CPU. Résultat : la moto marchait potablement en sur-consommant, mais le mécano s'était économisé 2h30 de main d'oeuvre (et un potard qui aurait peut-être dû être pris en garantie, va savoir à quand remonte la panne de celui d'origine...). 2h30 qui, elles, en tout cas, ont été dûment facturées.

Bref.

Mon mécano n'étant pas une concession officielle, il n'est pas équipé du fameux mathesis. Je vais donc devoir me rendre chez l'escroc, pour lui demander un réglage mathesis, qui prend 5mn montre en main et qui me sera certainement facturé 30mn, dans le meilleur des cas.

Au final, je devrais - enfin - avoir une moto qui tourne au poil. Ce qui aurait dû être le cas il y a 48.500 kms.

(et je tiens à souligner que mon mécano pas officiel, bien qu'ayant passé 3 heures aujourd'hui sur ma moto, n'a pas voulu que je le paie : pour lui c'était dans la continuité du réglage d'injection que j'étais venue faire faire il y a quelques jours. Je lui revaudrai ça, bien entendu).

18.05.2009

Dure, dure, la reprise

C'était hier ma première journée de circuit de l'année. Avec une moto entièrement nouvelle : un 1000SSie.

On pourrait penser qu'avec un peu plus de 100.000 kms en 800SSie, j'aurais facilement trouvé mes marques sur la grande soeur. Ben oui mais non, parce que rouler sur route et rouler sur circuit, c'est pas vraiment pareil.
Habituée à la petite Dayto qui patate partout et ne nécessite pas de tricoter avec la boîte de vitesse, j'ai d'abord eu un peu de mal à trouver les bons rapports de boîte sur une machine sensiblement plus "virile" mais avec moins d'allonge. Puis il fallait trouver la position qui me convient le mieux : c'est qu'elle est longue, cette selle ! Les bracelets rabaissés et les pots hauts contre lesquels cognent mes talons étaient également un peu déconcertants, lors des premiers tours de roue.

Après une session désastreuse dans mon groupe habituel (je sortirai même avant la fin, épuisée tellement j'étais tendue), je décide de repasser en Débutants et prendre le temps de m'habituer à cette moto, tranquillement. C'était la bonne tactique : je finis par trouver les bons rapports, le bon rythme, une position à peu près correcte (encore trop tendue dans les virages à gauche, mais ça n'est pas une nouveauté...) et je commence enfin à me faire plaisir.

La pluie ayant gâché la matinée, je n'aurai finalement tourné que pendant 2 sessions, et pourtant le soir j'étais épuisée. Pas facile de reprendre après 6 mois d'interruption !

On remet ça le 5 juin, sur un nouveau circuit dans l'Allier, et le 7 juin à Mérignac.

06.05.2009

J'adore cette moto.

Ben oui, je l'ai déjà dit un paquet de fois en parlant de Biquette, feu ma Ducati 800 Sport ie, et je n'ai vraiment pas changé d'avis avec la Diablesse, la 800 SuperSport ie qui lui a succédé.

La première grosse balade à son guidon ne fut pas de tout repos : mauvais pneus, injection complètement déréglée, le tout sous un temps de merde. Depuis que je lui ai mis de jolis BT016 (et une taille de moins à l'arrière) et que j'ai fait régler l'injeciton, je redécouvre le plaisir de piloter cette petite "sportive de route".

Un week-end Lot / Dordogne sous le soleil fut l'occasion rêvée de renouer avec mes bonnes sensations sur cette machine ; ça tracte dès les premiers tours, ça grogne, ça vibre, ça chante, ça se tient superbement bien en courbe et ça freine comme il faut. Le tout, sans sombrer dans les extrêmes : pas de risque de partir en wheeling sur un mauvais rapport de boîte ou un coup de gaz trop violent. 75 bourrins sous les fesses, c'est bien assez pour les petites routes viroleuses de campagne. Quand on attaque, c'est un plaisir de faire rugir le moteur en sortie de courbe, jouant à se catapulter d'un virage à l'autre sur la départementale qui relie Fumel à Gourdon. Quand on enroule, on se laisse bercer par le ronronnement du bicylindre et on cale le compteur sur 100-110, pas besoin de freiner ou de ralentir sur ces belles grandes courbes entre Sarlat et les Eyzies.

Le corps en osmose, bien calée derrière le réservoir, les jambes serrées autour de la taille de guêpe, les bras fléchis et la tête à l'abri des remous, je suis chez moi.

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