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19.01.2009
Ici aussi ça ne chôme pas
Cet après-midi, 14h30, c'était l'ANPE.
L'accueil est aimable, les locaux bien équipés : tables et chaises dans le ton du logo*, ordinateurs en libre-service, bibliothèque. Je pose mes affaires sur un coin de table et, en attendant mon rendez-vous, compulse les données statistiques régionales de l'emploi dans la branche graphique. En 2006, 500 demandes pour une trentaine d'offres. Ca n'a pas dû aller en s'arrangeant. Je me doute bien que si je devais chercher un contrat dans une boîte, ce n'est pas par l'ANPE que je trouverais chaussure à mon pied.
Vers 14h45, on m'appelle pour mon entretien. Par mon nom. Jusqu'ici, tout est différent de ma précédente expérience de 2000 : bureaux froids, accueil à l'avenant, attribution d'un numéro d'attente. Ce n'était guère encourageant. Bref. Un effort a visiblement été fait, ou alors ça se passe mieux dans le sud-ouest que dans le sud-est.
Mon interlocutrice est accompagnée par une collègue de l'Assedic : Pôle Emploi oblige, les uns sont amenés à découvrir le métier des autres.
On passe rapidement sur mon CV, qui déclenche quelques "oh" et quelques "ah" mais qui ne surprend guère : "Si les graphistes ne savaient pas se mettre en valeur, il faudrait qu'ils changent de métier !". On en vient à mon projet de création d'entreprise. La dame de l'Assedic n'est pas de trop : finalement l'échange se fait à trois, et chacun apprend des trucs. Madame ANPE m'explique ce que l'ANPE peut faire pour m'aider, en m'orientant vers un organisme de conseil à la création d'entreprise qui va évaluer mon projet et m'aider à avancer, tout en montrant à Madame Assedic les arcanes de l'usine à gaz du logiciel local ; Madame Assedic explique à Madame ANPE les aides financières dont je peux disposer ; et moi j'explique à Madame ANPE et à Madame Assedic comment fonctionnent la Maison des Artistes et les charges sociales des artistes indépendants.
Mon profil, en mémoire dans les fichiers informatiques de l'ANPE depuis 2000, est mis à jour. Je suis classée comme "en création d'entreprise". Rendez-vous est pris pour mon évaluation (ça prendra 6 à 8 heures, en plusieurs rendez-vous, auprès d'un organisme indépendant). Quelques soucis informatiques plus loin, la conversation doit s'achever car il est déjà 16h et nous avons largement dépassé le temps imparti. Madame Assedic dit qu'au moins à l'ANPE il existe encore une certaine souplesse sur la durée des entretiens, ce qui permet de faire vraiment du cas par cas, parce qu'à l'Assedic c'est 30 minutes point barre. Madame ANPE s'inquiète que les exigences de rentabilité à moindre coût ne finissent par imposer également des rendez-vous minutés standard à l'agence pour l'emploi. Vue la conjoncture, je partage ses craintes et m'estime chanceuse.
Je signe l'acceptation de "l'offre raisonnable d'emploi", on me remet une brochure (où je découvre que je ne suis pas chômeuse, mais dans une "période de mobilité professionnelle". Comme c'est charmant !) et je libère mes deux interlocutrices.
La suite, donc, mercredi prochain pour mon premier rendez-vous d'évaluation.
* (mode mauvais esprit "ON") lequel logo avait coûté 2,4 millions d'euros, en partie justifiés par la durée de vie "très longue" d'un logo, disait la direction de l'ANPE à l'époque, face au scandale. C'était il y a à peine cinq ans... On n'ose imaginer le coût du nouveau logo et de ses futures déclinaisons dans le mobilier des agences.
(mode mauvais esprit "OFF")
17:19 Publié dans bric-à-brac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note