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18.08.2008
Petite balade du 15 août
Vendredi 15 août
Pour aller passer le week-end en famille, dans le Cantal, nous optons comme à notre habitude pour une jolie balade avec un minimum de voie rapide.
Patrick a remis son bébé Mostro en état de marche, je n'hésite donc pas à agrémenter notre road-book de petites routes dont le revêtement laissera sans doute à désirer : les trous et les bosses, difficilement supportables sur un 996, deviennent acceptables sur un Mostro. Quant à moi, Biquette gisant en pièces détachées dans notre garage, je fais la route avec la petite anglaise. Question confort ce n'est ni mieux ni pire, mais bon de toute façon c'est pas encore demain que j'achèterai une moto pour son confort...
Nous avalons les premiers kilomètres chiants en 30 minutes. Pessac - Libourne par la voie rapide. Le temps est incertain mais je fais confiance à mon optimisme, il ne pleuvra pas !
De Libourne nous suivons les jolies routes de vignobles vers Lussac puis Villefranche-de-Lonchat. Là il y a la petite D32 qui n'est pas avare de virages, je nous fait donc faire un crochet pour l'emprunter jusqu'au Fleix avant de remonter vers Mussidan.
Il y a de jolies choses autour de Lussac...

Cap à l'est ensuite, à travers la campagne dordognaise : Issac, Vergt, puis la D47 qui nous amène aux Eyzies et ses habitats troglodytes préhistoriques, puis à Sarlat, la jolie cité médiévale. Une petite bourre dans les beaux virages achève de nous creuser l'appétit, aussi faisons-nous étape à Sarlat pour reprendre des forces autour d'une salade aux gésiers de canard.
Les habitats troglodytes des Eyzies

De Sarlat nous suivons la Dordogne jusqu'à Souillac puis nous descendons plein sud vers Payrac : là nous attend la superbe D673 qui rejoint Rocamadour. Au fil du ruban d'asphalte qui serpente entre rocs, buissons et nature sauvage, je me prends à rêver que la vraie vie, c'est ça et non pas les grandes villes bourdonnantes et leurs ceintures de trafic autoroutier... Ca sent la pierre chauffée au soleil, les essences de bois caressés par le vent, les fourrés protégeant de leurs épines pointues quelques baies parfumées. A mesure que l'on se rapproche de Rocamadour ça sent aussi, il faut bien le dire, la chèvre. :D
Ensuite, direction Padirac et son célèbre gouffre (nous connaissons, nous ne nous arrêterons pas) et St Céré. Il fait, comme toujours, chaud dans le Lot. Les nuages semblent par endroit un peu plus lourds. Enfin, nous ne sommes plus très loin de notre destination.
La route de Sousceyrac s'avère particulièrement difficile : 16 kms de gravillons fraîchement étalés... Une vraie galère. Je suis finalement bien contente d'être partie avec la Daytona, ses trois petits cylindres offrent une souplesse en bas des tours dont la Ducati ne peut que rêver. Pas la peine de faire cirer l'embrayage, au moins je n'aurai pas de courbature à l'avant-bras gauche...
Sortis de ce piège, c'est une petite pluie orageuse qui, finalement, nous accueille dans le Cantal. Il ne nous reste plus que 20 kms mais nous devons quand même enfiler nos combis de pluie. Après une petite rincée, le soleil réapparaît tandis que surgissent les murs de la maison familiale.
Dimanche 17 août
Pour le retour, nous partons de Murat. Le ciel est encore plus trouble qu'à l'aller mais la météo n'ayant prévu que de faibles averses, je me risque à proposer un itinéraire par la montagne.
Nous commençons donc notre balade par une montée au Puy Mary. La route est sèche et les nuages pas encore assez noirs pour augurer de la pluie. Cependant les sommets se perdent dans la couche basse. Le Puy Mary se cache donc, malgré les touristes encore nombreux venus gravir les marches jusqu'à son sommet. Il ne fait pas très chaud et nous ne sommes pas certains que le temps va se maintenir, aussi nous remettons-nous en route sans plus tarder.
Volcans dans la brume...

Tandis que nous descendons vers la vallée de Mandailles en direction d'Aurillac, les nuages sur les montagnes se font de plus en plus épais, de plus en plus noirs. J'avais prévu une montée au col de Bruel pour redescendre sur Tournemire et l'imposant château d'Anjony, mais nous avons déjà vécu un orage de grêle dans ces montagnes-là et je décide qu'il vaut mieux remettre ça à notre prochain passage dans le coin. Ce sera donc Aurillac direct, puis la route de Mauriac.
Nous quittons cette dernière à St Cernin. Commence alors une petite aventure sur les minuscules routes blanches de la carte Michelin. Nous rallions par trous, bosses et bouses de vache la petite commune de St Illide. Le ciel est dégagé, la campagne cantalienne est superbe mais que les routes sont mauvaises ! Un instant, je m'imagine sur ces chemins au guidon d'une GS... Aïe aïe aïe, je passe trop de temps avec des beumistes, moi ! ;)
Petite pause à la fontaine du village, pour se masser les poignets et les fesses. Ici les portes des maisons sont ouvertes. Un chien allongé nous regarde sans rien dire. Les vaches paissent au pied de l'église.
Nous poursuivons notre aventure via Arnac, jusqu'au lac du barrage d'Enchanet. La route est très étroite et serpente le long des méandres du lac. Le soleil fait chatoyer les couleurs de l'eau profonde, c'est très calme, nous ne croiserons que deux promeneurs sur le barrage.
Nous passons les villages de Cros-de-Montvert et St Cirgues-la-Loutre pour arriver jusqu'aux Tours de Merle. Le site en ruine est fortement impressionnant. Difficile de comprendre pourquoi des hommes ont bâti ici, dans cette étroite vallée perdue, une telle forteresse.

Les routes de Corrèze en cet endroit ne valent guère mieux que celles du Cantal. Tout juste le bitume est-il plus lisse pour rejoindre la N120 qui nous mène à Argentat.
D'Argentat nous suivons les berges de la Dordogne jusqu'à Beaulieu-sur-Dordogne. Le soleil nous accompagne alors que plus au nord il semble y avoir des orages. Puis nous rejoignons définitivement la civilisation à Bretenoux. Une route longue comme un jour sans pain nous ramène à Souillac. Puis de là, Sarlat, les Eyzies, Vergt et Mussidan sur des routes mouillées qui témoignent que nous avons eu de la chance de passer entre les gouttes. La journée a été longue, nous prenons donc l'autoroute et finissons rapidement les 80 derniers kilomètres.
C'était un beau week-end. :)
15:16 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
Se perdre où il faut
Petit week-end dans le Gers, chez un ami de Patrick qui est gardien de gîte.
Pas n'importe quel gîte.
Le hameau de Monbert, situé (pour qui arrive à le trouver) à une vingtaine de kilomètre d'Auch, dans le Gers, a une histoire de dix siècles. De l'implantation médiévale ne reste que la poterne des anciens remparts et une petite église. Les cinq maisons habitables sont du XVIIème et ont été restaurées dans les années 70. Une bergerie et un atelier complètent l'ensemble. Un petit cimetière y fait face. Le tout est perché sur une colline donnant vue sur les Pyrénées lorsque le ciel est assez clair.
Autant dire qu'on n'est pas dérangé par les voisins et que la pollution sonore est infime (parfois, une voiture au loin dans la vallée).
Cette petite retraite pour qui veut passer des vacances au calme se loue via les Gîtes de France.
Moi, c'est de quelque chose de cette nature dont j'aimerais faire mon quotidien, loin du fracas de la ville.
Bêtement, j'ai oublié mon appareil photo. :-/
11:27 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note