« GP de Catalunya 2008 (suite) | Page d'accueil | GP de Catalunya 2008 (suite ter) »
16.06.2008
GP de Catalunya 2008 (suite bis)
Jour 4
Le car réservé par le club venant nous chercher à 8h30, nous nous trouvons dans l’obligation de nous lever comme les poules (enfin, des poules paresseuses hein).
Heureusement, comme la veille, il fait très beau. Des nuages bourgeonnent toutefois sur les reliefs. Croisons les doigts.
Pépère ayant convaincu l’hôtel de nous préparer des paniers pique-nique pour le midi en échange du repas du soir, nous embarquons deux cartons de bouffe et 70 excités dans un autocar et un minibus, pour une heure de trajet.
C’est sûr, ça va plus vite qu’avec le train.
On attend patiemment, comme tout le monde
Cependant le car ne nous laissant pas au pied de la tribune, il nous reste à faire un long trajet à pied avant de nous poser, déjà en sueur, sur nos petits sièges numérotés.
Ouf ! on ne ratera pas le départ des 125 !
De là où nous sommes, nous voyons à notre droite un bout de la ligne droite et le S à la sortie de la ligne droite, et à notre gauche un droit et le double gauche en dévers où se sortent régulièrement quelques pilotes.
Y’a déjà beaucoup de monde pour regarder tourner les p’tites. Je suis impressionnée par l’angle que prennent ces machines et la vitesse de passage en courbe ! Les 125 se battent comme des chiffonniers et, ne lâchant rien, un Di Meglio le mors aux dents s’attribue la victoire sous les vivats hystériques de la tribune L – la notre.
Derrière nous, les Espagnols boudent un peu et certains sifflent la Marseillaise. Bouh ! Mauvais joueurs !
Pour les 250 je ne sais pas qui soutenir vu qu’il n’y a pas de français ni de Ducati en course. Du coup pour emmerder les Espagnols indélicats, je souhaite une victoire de Simoncelli – j’aime bien sa tête !
Alors là, je dois quand même admettre que la victoire est amère.
Bautista domine la course de bout en bout, Simoncelli dans sa roue. Jusqu’au dernier tour on se demande si Simoncelli pourra lui faire l’aspi dans la ligne droite… Et voilà que Bautista commet une erreur, une bourde, une couillonnade de force 10 !! Sous nos yeux, oui, là, dans ce double gauche qui a déjà fait son lot d’abandons ! Simoncelli n’en perd pas une miette et s’attribue la victoire sur ce coup de théâtre.
Bravo aux deux pilotes qui nous ont fait frémir du début à la fin !
Nous devons à présent patienter 45 minutes avant l’apparition des stars. Le temps passe vite à grignoter nos sandwiches entre 2 hola. L’ambiance est à son comble, on annonce une fréquentation record de plus de 110000 spectateurs.
Le ciel est de plus en plus nuageux mais le circuit semble épargné... Pourvu que ça dure !
Sur les écrans, nous observons la grille de départ. Rossi 9ème, ça ne nous tracasse pas outre mesure : il se sert des qualifs pour continuer la mise au point de sa moto et le jour de la course, il remonte tout le monde comme un diable.
Nous déplorons l’absence de Lorenzo mais après sa sévère chûte il n’avais plus le choix. Il va manquer quelques courses. C’était un beau prétendant au titre, ça sera peut-être pour l’année prochaine.
Ca y est, c’est l’heure ! Les motos s’élancent et Pedrosa s’octroie rapidement la première place, Stoner aux basques. Nous suivons la progression de Rossi. Comme prévu, il fait sa remontée presque comme si de rien n’était.
De Puniet se place en 5ème position, nous l’encourageons tous, supporters de Rossi ou de Stoner (ou même de Pedrosa, y’en avait un ou deux dans notre groupe avec un polo Honda Repsol…). Si seulement il pouvait garder cette très bonne place, lui qui aime tant le circuit de Catalunya. Si seulement. Mais voilà, Randy est abonné aux graviers du premier droit après la ligne droite. Nous sommes déçus et un peu en colère aussi, qu’est-ce qu’il a encore essayé de faire cette fois-ci ?
Le spectacle continue cependant. Rossi et Stoner se tirent la bourre tandis que Pedrosa creuse l’écart.
Loin derrière, c’est Melandri et West qui assurent le spectacle quand le trio de tête est à l’autre bout du circuit : dans le double gauche, ça se passe et ça se repasse, c’est beau, on applaudit, tant pis si ce sont les derniers. Ils se battent, les bougres !
Inquiets, nous ne voyons plus Capirossi. Grosse chûte apparemment. Ca, c’est vraiment ce qu’on souhaite voir le moins souvent.
Sans surprise, Pedrosa l’emporte devant un Rossi qui finit par planter Stoner dans son sillage. Sauval et moi sommes désespérés, bah oui, on l’aime pas Pedrosa. On aurait mieux aimé voir Rossi devant.
Puis le choc de la journée tombe : sur les écrans, on voit Pedrosa sourire !!! C’est pas possible !!! Il a pris un conseiller en communication ou quoi ?
Nous quittons le circuit puis retrouvons notre bus. Tout le monde dort sur le trajet du retour.
Le soir, le restaurant si vaillamment négocié la veille tient ses promesses : c’est un festin délicieux et nos bruyants 70 passent un bon moment.
On s’éternise un peu autour des bouteilles de vin, le patron assaisonne nos cafés avec une gnole indéfinie, c’est sympa.
Puis je rentre à l’hôtel, Sauval me suivra peu après. Demain il faudra encore se lever tôt et faire les bagages.
21:33 Publié dans Voyages et sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Moto, Ducati, Triumph, MotoGP