06.10.2009

Endurance de ligue à Pau-Arnos

Le 26 septembre, nous sommes allés prêter main-forte à Funk, qui faisait sa première endurance avec un copain en R6. Funk roulait bien sûr sur mon ex-Daytona.

Nico a fait un chouette montage des instants tournés sur le bord de la piste.

14.09.2009

Pessac - Nürburgring, jour 7

Je ne sais pas comment elle a réussi ce tour de force, mais Claire s'est levée pour aller au boulot ! Moi, je n'émerge pas avant 10h30. Une bonne douche, un tranche de pain, et hop me voilà repartie. Le soleil brille à fond et il fait chaud. Ca tombe bien, c'est mon dernier jour de vacances...

A défaut de virages dans cette région, j'opte pour un itinéraire un peu touristique. Destination Chambord en premier lieu.

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P'tain ça doit être la misère à chauffer, ce truc. Et puis déjà qu'avec Patrick on se court parfois après dans notre petite maison de 4 pièces, là il doit falloir un GPS et un portable pour se retrouver !

Je continue vers le château de Cheverny, bien connu des tintinophiles puisqu'il inspira le château de Moulinsart. Je ne sais pas comment je m'y prends, mais entre la recherche d'un boui-boui pour acheter un casse-dalle et la recherche d'un spot pour pique-niquer tranquille, je manque complètement de voir le château. Ou alors il était planqué derrière les murs. Bref, je mange adossée à un arbre sur une petite route déserte (à ce sujet, noter : ne pas s'adosser à un pin. Sauf à passer 10mn à nettoyer ses vêtements à l'essence F pour faire partir la résine), tant pis, je poursuis ma route.

Dans l'Indre, on trouve aussi de beaux châteaux. Celui-ci est à Azay-le-Ferron.
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Jusqu'à Bellac, les routes sont ennuyeuses à mourir. Je peste de n'avoir pas eu ce temps-là quand j'étais dans les jolis coins, à l'aller. Ici, c'est du gâchis.
Ensuite, par St-Junien, Rochechouart, Nontron et Ribérac, c'est franchement plus rigolo. Pour la première fois en 6 jours, je peux vraiment mettre du gros gaz sans trop réfléchir. Ca fait du bien !

Fatiguée de cette folle semaine, toutefois, j'arrête les frais à Montpon-Ménestérol d'où je chope l'autoroute pour rentrer à Bordeaux.

Arrivée à 19h30 à la maison, une bonne douche, une bonne bière et un bon repas m'attendent, ainsi qu'un Sauval et qu'un Goliath (le chat) plutôt satisfaits de me voir revenue de mon périple.

Merci Claire pour l'invit', merci Patrick pour le cadeau... On remet ça quand ?

Pessac - Nürburgring, jour 6

Le grand jour ! On remballe nos affaires et zou, au circuit.

Ce matin il fait très beau temps et ça, c'est une bonne nouvelle. Je n'avais pas vu le soleil depuis un bon moment.

En matinée, nous passons un peu de temps sur la pit lane.

Troy Corser sur la béhème

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La 1198 de Haga, à poil.

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Haga de retour du warm-up

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Mc Coy

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La première course commence et c'est la catastrophe. Un pilote Kawa part en glisse au 2ème virage et percute d'autres pilotes. Hopkins est par terre et se fait rouler dessus, une Kawa prend feu dans les graviers. La scène, très violente, est choquante et j'en ai l'estomac retourné. Les médecins interviennent, drapeau rouge, Hopkins inconscient est évacué. Heureusement, nous apprendrons par la suite qu'il s'en tire sans trop de dommages.

Un deuxième départ est donc donné 25 mn plus tard. Haga prend la tête et la garde un moment, suivi par Rea et Spies.

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Spies ne tarde pas à recoller Haga et un long duel commence. A deux tours de la fin, Haga, vaincu, rend la main et sauve les points de la deuxième place.

Nous regardons ensuite tourner le 1000 SuperStock. Le 600 SuperStock est reporté à cause du retard pris lors de la première manche Superbike.

Pour la deuxième manche, le temps se couvre et on craint la pluie... qui, heureusement, ne se montrera pas. Haga fait un bon départ mais se retrouve vite coincé par Rea et Checa, Spies sur les talons.

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Au 4ème tour, Rea élargit un poil à la sortie de l'épingle et percute Haga, qui finit dans les graviers. Colère ! Spies finira par remonter à la deuxième place mais devra concéder la victoire à Rea.

Fatiguées par nos crapahutages, nous suivrons le 600 SuperStock depuis la salle de presse. Puis il est temps de boucles les valises et de se remettre en route. Nous devons rentrer à Orléans, y'en a une qui travaille le lundi...

La traversée se fait au plus direct, en évitant les autoroutes pour ne pas s'endormir. Luxembourg, Lorraine, Champagne - les vendanges ont commencé, ça sent la vinasse ! Je ne sais plus trop par où on passe, le froid et la conduite de la moto me maintiennent éveillée. Finalement, nous arrivons à Orléans vers les 2 heures du matin. Raaaah, dormir !!!

A suivre...

 

12.09.2009

Pessac - Nürburgring, jour 5

Cette fois-ci, on y est ! Une petite virée de 40 bornes sur une super route (malheureusement encore mouillée) nous amène au Nürburgring. Je récupère mon accréditation et nous filons direct au media center poser nos affaires et nous équiper d'une chasuble obligatoire pour circuler sur le circuit.

Nous parcourons à pied une bonne partie du tracé, en prenant quelques photos des essais ici et là.

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Je fais quelques photos d'ensemble, sous un ciel très changeant.
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On trouve des spots où les pilotes passent vraiment tout près.
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Au bout de la ligne droite des stands, il y a une épingle à droite en dévers avec une sévère cassure à l'intérieur. C'est impressionnant.
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Fatalement, à cet endroit, il y a des glissades...
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Nous restons un instant sur le spot le plus proche de la piste.
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Nous suivons les qualifs et les Superpoles. Haga prend la pôle, c'est bon, on peut rentrer à l'hôtel !

Retour par les routes à virages, bière, dîner, dodo.

A suivre...

11.09.2009

Pessac - Nürburgring, jour 4

Vers les 10h30, je suis prête à repartir. Pour l'instant il fait beau, mais j'ai découvert la veille que le temps en Alsace pouvait changer très rapidement...
Un petit coup de graisse sur la chaîne et j'entame l'ascension vers le Mont Sainte-Odile. La Madonne veille sur l'Alsace : elle a bien raison, de là-haut on a une vue superbe. La Forêt noire s'étend à l'horizon et les nuages refont leur apparition...

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Il ne faudra pas longtemps avant que je ne doive remettre mes vêtements de pluie.

Je redescend vers Niederhaslach et roule sous la pluie jusqu'à La Petite-Pierre et son impressionnant château via Dabo et Phalsbourg. La route est très jolie mais le village historique est en partie caché par les nuages. Encore raté pour les photos...
Je m'arrête toutefois dans une petite brasserie pour manger un bon plat chaud. Après toute cette pluie, le gratin vosgien au munster est très réconfortant.

Il pleut toujours lorsque je reprends la route, mais ça se calme sensiblement. Je tire tout droit par les petites routes viroleuses du parc des Vosges du Nord, jusqu'à Bitche. Le mauvais temps n'incite pas au tourisme, je passe donc mon chemin.

La frontière est vite avalée et à Zweibrücken toute l'eau du ciel me tombe sur la tête. On n'y voit pas à 20 mètres devant soi, la route est une vraie piscine. Je me traîne sur l'autoroute jusqu'à Neunkirchen et enchaîne les patelins aux noms bizarres : St-Wendel, Nohfelden, Birkenfeld, Morbach, Bernkastel-Kues. Ici c'est la Moselle allemande et la route suit les méandres de la rivière. La pluie s'est calmée et le paysage est fantastique. Les vignes sont accrochées à des flancs de coteaux aux pentes particulièrement prononcées. Je n'ai jamais vu chose pareille.
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N'ayant pas de carte détaillée, je me perds un peu dans l'Eifel pour trouver le village où nous avons notre hôtel. Je découvre une région aux routes serpentines et aux vallons boisés et parsemés de châteaux-forts qui n'est pas sans me rappeler certains coins du Massif Central. C'est sûr, il faudra revenir par beau temps !

Après quelques arrêts auprès d'autochtones pour retrouver ma route, je finis par atterrir à Salm. L'hôtel n'est pas difficile à trouver : il est clairement indiqué, souhaite la bienvenue aux motards, et de toute façon ce doit être le seul hôtel du village. Claire vient juste de rentrer du circuit. Nous garons les motos, prenons possession de nos chambres et descendons nous relaxer au bar à grandes pintes de bière locale, ce qui surprend un peu notre hôte, sans doute peu habitué à voir des petites Françaises écluser une "grosse bier" en 15 mn (petite moyenne, mais il ne faisait pas spécialement chaud).

Le repas est délicieux et fort agréable. Y'a des champignons et des spetzles (?) dans mon assiette, miam-miam !

Là-dessus, couchées comme les poules. C'est que demain, on va crapahuter...

A suivre...

10.09.2009

Pessac - Nürburgring, jour 3

Debout à 7h15, un petit coup de graisse sur la chaîne de la Diablesse et je pars sur les coups de 8h avec Gilles de l'autre côté du lac. Nous nous quittons à Vevey sous les premières gouttes de pluie. Séance d'habillage étanche pour moi, journée de boulot qui commence pour Gilles.

 

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Ici c'est la Suisse, attention aux limitations à 80km/h. Je passe par Oron-la-Ville puis Moudon. Les paysages ici sont plutôt doux, très verts, et les petites maisons suisses conformes au cliché qu'on s'en fait : proprettes, fleuries avec un jardin soigneusement tenu.

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La route d'Yverdon serait fort sympathique s'il ne se mettait pas à pleuvoir de plus belle. Dommage pour le tourisme, je suis trop concentrée sur ma conduite pour admirer la vue... bouchée de toute façon. Après Sainte-Croix, je passe la frontière et me fait interroger sur mes allées et venues par le fonctionnaire local. Visiblement mes réponses doivent le satisfaire, la Diablesse ne sera pas démontée pour être fouillée.

A Pontarlier je suis les suggestions de Gilles : balade le long du Doubs, dans le défilé d'Entreroche. Le paysage est superbe, malgré le mauvais temps. A Morteau j'oblique vers le Cirque de Consolation. Par la petite D20 je rejoins Gigot (!), le Pont-Neuf puis Saint-Hippolyte. Gilles avait raison, ce sont des routes merveilleuses. Je suis toujours seule au monde, la pluie va et vient, faiblement à présent. Je goûte chaque instant avec un bonheur sans cesse renouvelé, en me disant qu'il faudra revenir les jours de beau temps.

Comme je n'avais pas très faim aujourd'hui, je m'arrête cinq minutes pour manger quelques mini-Mars et boire un peu d'eau. Pas très diététique, tant pis. Mes nourritures sont d'une autre nature, emoustillée par les grognements de ma Diablesse et la pureté minérale et sylvestre des paysages de Franche-Comté.

La route me mène à Montbéliard. Une rapide analyse de la carte m'incite à prendre l'autoroute pour rejoindre Belfort en évitant de tourner dans les agglomérations pendant des heures.
Ensuite c'est Giromagny puis le Ballon d'Alsace.
La route tournicote dans tous les sens et, en plus, elle est sèche ! Je me console de tant de beaux parcours à allure d'escargot et dégourdit les cylindres de la Ducati. Les Vosges, c'est pas moins beau que le Jura et on s'y amuse autant ! :)

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J'emprunte la Route Joffre jusqu'à Bitschwiller puis j'attaque la montée vers le Grand Ballon. Vue superbe garantie.

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Ensuite c'est la route des Crêtes, la fameuse. Sauf que là, c'est la catastrophe : il se remet à pleuvoir, y'a du brouillard à couper au couteau et ça glissouille par endroits. Galère totale. Sinon, ça doit être joli. Je suppose.
Je poursuis ainsi jusqu'au Col du Bonhomme, où le brouillard se lève. Au col de Ste Marie, il ne pleut plus. M'enfin c'est ici que la super route s'achève, alors franchement...

Je commence à en avoir un peu plein les pattes, aussi je décide de foncer direct sur Sélestat. A la sortie du patelin je loupe un peu la bonne route mais retrouve rapidement celle qui mène à Barr. Je tourne un peu dans le patelin avant de trouver la bonne rue, puis je me perds dans un chemin de vigne (merci Google Maps...) et finit quand même par trouver le chemin de chez Robert et Marie. Une dernière petite épingle, moins ardue que ce que je craignais après les propos de Robert (en gros, "t'es pas un vrai motard si t'arrives pas à monter l'épingle de chez moi"), et me voici à la Casa avec vue imprenable sur l'Alsace. Youpi ! Je passe là encore une superbe soirée avec les copains, agrémentée d'un délicieux repas arrosé d'un très bon vin d'Alsace. La vie est belle !