24.06.2009

Quand les bergers s'ennuient...

08.06.2009

Roulage du 17 mai à Mérignac



03.06.2009

Kiki Week 2009

Jeudi 28 mai

Comme chaque année à la Pentecôte, nos amis ducatistes savoyards reçoivent à domicile : c'est la Kiki Week, où l'on aime à retrouver quelques copains pour 3 soirs de fête et 2 jours de roulage.
Megève ce n'est pas la porte à côté, et compte tenu des paysages à traverser pour s'y rendre on décide de bien en profiter et donc de faire le trajet en deux jours. Ma Diablesse étant au garage pour une bête histoire de potentiomètre, je décide de faire la route avec le café racer. Du coup Patrick opte pour le 996 plutôt que pour le Monster, en se disant que de toutes façons si ça ne va pas, on pourra échanger nos motos.

Quelques mésaventures de chauffe-eau et de plombier retardent notre départ, aussi écourtons-nous le road-book initialement prévu : autoroute jusqu'à Mussidan. De là nous traversons la campagne en direction de l'est. Nous passons Vergt puis descendons vers les Eyzies, avant de remonter vers Terrasson. Il fait beau, les routes sont belles mais le revêtement jusqu'aux Eyzies plutôt endommagé ; Patrick souffre sur le 996, d'autant que l'adjonction de sacoches cavalières perturbe quelque peu le pilotage.

Rendus à Brive, nous décidons de changer de moto. Nous passons par Collonges-la-Rouge puis Argentat. La route est superbe et je trouve assez vite le "mode d'emploi" de la Diva lestée : ne pas trop ralentir dans les épingles, ne pas couper les gaz ni freiner une fois engagé dans le virage. Ca passe comme une lettre à la poste, même sur les pires revêtements.

Petite pause à 5 kms d'Argentat, pour se rafraîchir et grignoter quelques chips. Pour ne pas arriver trop tard chez tonton Serge à Murat, on laisse tomber le passage par Salers et le Puy Mary et on trace direct par Aurillac. Nous arrivons pile poil pour l'apéro. :)

Vendredi 29 mai

Le soleil brille, il fait encore un peu frais mais la journée promet d'être radieuse !
Nous nous dirigeons vers Saint-Flour puis le Puy-en-Velay par les petites routes de la Haute-Loire, via Langeac. Nous sommes seuls sur la route, les paysages sont de toute beauté, quelques vaches paissent paisiblement à flanc de coteau. La vie est belle !

Nous traversons le Forez puis la vallée du Rhône. Après, c'est tout chiant jusqu'à Voiron (Grenoble), puis Chambéry, Albertville et enfin Megève par une dernière petite route de montagne particulièrement technique. Nous arrivons les premiers à l'hôtel, une fois n'est pas coutume !

Samedi 30 mai

Au programme, quelques cols, le lac d'Annecy, encore quelques cols, Beaufort et retour au bercail. Quelques nuages tentent de nous intimider mais le soleil domine et le groupe va bon train.



Dimanche 31 mai

C'est parti pour une expédition dans le Jura. Les nuages s'abstiennent de mauvaises surprises. Les routes de liaison ne sont pas passionnantes, mais la balade jurassienne vaut le détour. Les montagnes sont ici plus douces que dans les Alpes, les routes fort belles et les lacs bien paisibles.

Lundi 1er juin

Nous avons toujours un pincement au coeur de devoir quitter les copains et pour nous consoler nous décidons de faire durer encore un peu le plaisir de rouler en montagne. Direction le col de la Croix de Fer. Nous trouvons la pluie dans la montée, mais évidemment, le temps d'enfiler les combinaisons de pluie ça s'arrête. Il faudra rouler sur le mouillé jusqu'au sommet, c'est coton d'autant que la route n'est pas très bonne. Mais quels paysages sublimes !



Par le col d'Ornon nous rejoignons La Mure, Mens puis la N75 que nous suivons jusqu'à Serres. Le soleil perce par endroits, mais à mesure que nous descendons vers le sud les nuages se font de plus en plus menaçants. Finalement, lorsque nous obliquons vers Nyons et les gorges de l'Eygues, les nuages se dissipent : nous l'avons échappé belle ! Ca devait barder vers Sisteron.



Nous passons le Rhône à Bollène et décidons de nous arrêter à Bagnols-sur-Cèze pour la nuit.

Mardi 2 juin

Pour cette dernière journée de roulage le soleil ne nous quittera plus. Ce sera Alès, Anduze puis la corniche des Cévennes, les Gorges du Tarn, Millau, le lac de Villefranche-de-Panat par Saint-Beauzély, Réquista, Carmaux, Cordes-sur-Ciel, les gorges de l'Aveyron puis, la fatigue se faisant sentir, l'autoroute à partir de Montauban.

Vivement la prochaine Kiki Week !

25.05.2009

Histoire d'injection 2 (ou : comment on se fait escroquer par les concessions, suite)

Bon, le potentiomètre est changé - merci le stock de pièces en rab qui traîne dans le garage : j'économise 239 euros... pour un bidule qui doit coûter 1 euro, allez, 1 euro 50 parce qu'il y a du cuivre dedans.

Butées réglées, potard réglé, ralenti réglé, synchro réglée.

La moto tourne comme une patate, encore pire qu'avant. Ca pétarade, ça ratatouille violemment, ça suce du 13 litre aux 100. Pourquoi ? La réponse est simple. Comme l'injection n'a jamais été réglée et que le potard était défectueux, pour ne pas se faire chier le mécano de la concession officielle a caché la misère en branchant la petite valise magique, c'est-à-dire le mathesis, sur la centrale électronique et a bidouillé les réglages du CPU. Résultat : la moto marchait potablement en sur-consommant, mais le mécano s'était économisé 2h30 de main d'oeuvre (et un potard qui aurait peut-être dû être pris en garantie, va savoir à quand remonte la panne de celui d'origine...). 2h30 qui, elles, en tout cas, ont été dûment facturées.

Bref.

Mon mécano n'étant pas une concession officielle, il n'est pas équipé du fameux mathesis. Je vais donc devoir me rendre chez l'escroc, pour lui demander un réglage mathesis, qui prend 5mn montre en main et qui me sera certainement facturé 30mn, dans le meilleur des cas.

Au final, je devrais - enfin - avoir une moto qui tourne au poil. Ce qui aurait dû être le cas il y a 48.500 kms.

(et je tiens à souligner que mon mécano pas officiel, bien qu'ayant passé 3 heures aujourd'hui sur ma moto, n'a pas voulu que je le paie : pour lui c'était dans la continuité du réglage d'injection que j'étais venue faire faire il y a quelques jours. Je lui revaudrai ça, bien entendu).

18.05.2009

Dure, dure, la reprise

C'était hier ma première journée de circuit de l'année. Avec une moto entièrement nouvelle : un 1000SSie.

On pourrait penser qu'avec un peu plus de 100.000 kms en 800SSie, j'aurais facilement trouvé mes marques sur la grande soeur. Ben oui mais non, parce que rouler sur route et rouler sur circuit, c'est pas vraiment pareil.
Habituée à la petite Dayto qui patate partout et ne nécessite pas de tricoter avec la boîte de vitesse, j'ai d'abord eu un peu de mal à trouver les bons rapports de boîte sur une machine sensiblement plus "virile" mais avec moins d'allonge. Puis il fallait trouver la position qui me convient le mieux : c'est qu'elle est longue, cette selle ! Les bracelets rabaissés et les pots hauts contre lesquels cognent mes talons étaient également un peu déconcertants, lors des premiers tours de roue.

Après une session désastreuse dans mon groupe habituel (je sortirai même avant la fin, épuisée tellement j'étais tendue), je décide de repasser en Débutants et prendre le temps de m'habituer à cette moto, tranquillement. C'était la bonne tactique : je finis par trouver les bons rapports, le bon rythme, une position à peu près correcte (encore trop tendue dans les virages à gauche, mais ça n'est pas une nouveauté...) et je commence enfin à me faire plaisir.

La pluie ayant gâché la matinée, je n'aurai finalement tourné que pendant 2 sessions, et pourtant le soir j'étais épuisée. Pas facile de reprendre après 6 mois d'interruption !

On remet ça le 5 juin, sur un nouveau circuit dans l'Allier, et le 7 juin à Mérignac.

06.05.2009

J'adore cette moto.

Ben oui, je l'ai déjà dit un paquet de fois en parlant de Biquette, feu ma Ducati 800 Sport ie, et je n'ai vraiment pas changé d'avis avec la Diablesse, la 800 SuperSport ie qui lui a succédé.

La première grosse balade à son guidon ne fut pas de tout repos : mauvais pneus, injection complètement déréglée, le tout sous un temps de merde. Depuis que je lui ai mis de jolis BT016 (et une taille de moins à l'arrière) et que j'ai fait régler l'injeciton, je redécouvre le plaisir de piloter cette petite "sportive de route".

Un week-end Lot / Dordogne sous le soleil fut l'occasion rêvée de renouer avec mes bonnes sensations sur cette machine ; ça tracte dès les premiers tours, ça grogne, ça vibre, ça chante, ça se tient superbement bien en courbe et ça freine comme il faut. Le tout, sans sombrer dans les extrêmes : pas de risque de partir en wheeling sur un mauvais rapport de boîte ou un coup de gaz trop violent. 75 bourrins sous les fesses, c'est bien assez pour les petites routes viroleuses de campagne. Quand on attaque, c'est un plaisir de faire rugir le moteur en sortie de courbe, jouant à se catapulter d'un virage à l'autre sur la départementale qui relie Fumel à Gourdon. Quand on enroule, on se laisse bercer par le ronronnement du bicylindre et on cale le compteur sur 100-110, pas besoin de freiner ou de ralentir sur ces belles grandes courbes entre Sarlat et les Eyzies.

Le corps en osmose, bien calée derrière le réservoir, les jambes serrées autour de la taille de guêpe, les bras fléchis et la tête à l'abri des remous, je suis chez moi.